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dimanche 16 avril 2017

BDSM "de prétexte"

Je suis en train d'écrire un texte sur une pratique que je lie au BDSM et dans le fil de ma pensée, je m'aperçois que je n'ai pas parlé ici d'un élément qui me semble important, une "analyse" qui ne se veut pas la vérité mais qui me semble pourtant récurrente dans les faits: le BDSM n'est il pas pour beaucoup de soumis(es) une façon de se dédouaner de leurs envies "honteuses" en les faisant passer par le biais des demandes des Maîtres? (et l'on pourrait aussi développer le pendant par un texte concernant "les Doms ne le sont ils que pour cacher leur psychopathie?". Ceci est une semi-boutade, je précise^^). Alors je vous recopie ici un sujet que j'avais ouvert sur Fetlife à ce propos:

 by miaoum

Lorsque je vois asséner comme vérités, certains postulats tels que:

"la soumise doit être éduquée"
"la gifle doit être humiliante"
"seul le Maître décide du chemin à prendre"
"la soumise doit dépasser ses limites"
"l'abattage est un passage obligé"
...

Je me pose cette question qui demandera sûrement à être développée de par vos commentaires, mais dont la forme initiale serait "Pour certains, le BDSM n'est--il finalement pas qu'un prétexte dont on habille ses envies inavouables (pour le commun des mortels qui n'ont jamais imaginé une sexualité autre que missionnaire levrette après le match de foot du samedi soir)?"

Exemple, l'humiliation:

"il m'a mis ma laisse, c'est humiliant mais j'aime ça"
"il m'a fait manger dans une gamelle, c'est humiliant mais j'aime ça"
"il m'a fait mettre nue, c'est humiliant, mais j'aime ça"
Si l'on aime, en quoi est-ce humiliant?

L'humiliation de la laisse à mon cou n'existe t'elle pas finalement que dans les yeux de ceux qui la perçoivent comme telle, par projection somme toute?
Parce que moi je n'aime pas les "ma chérie" mais je préfère un "ma garce"...
Je ne suis pas humiliée puisque j'aime ça!

Et pour illustrer cela, pour faire un parallèle quant à cette notion d'humiliation qui pour moi n'est qu'un abus de langage même si wiki parle de "l'humiliation érotique"...:
Quelqu'un qui est dans sa voiture et qui se récure consciencieusement les narines, si vous le regardez, il n'a pas l'air honteux, il y a peut être même parfois une petite jubilation de réussir à décrocher celle qu'il sent lorsqu'il expire et dont il a l'impression qu'elle va se tomber à n'importe quel moment. Il y a tout à parier que s'il le fait, là maintenant, il n'est pas honteux. En revanche, imaginez que votre regard croise alors le sien. Je ne sais pas pourquoi, mais je pense que pour le coup il piquerai un fard et serai gêné, honteux. Humilié, oui. Parce que la petite satisfaction personnelle et un peu crado, elle n'est pas perçue par le spectateur accidentel, spectateur sur lequel le racleur de narine doit projeter ce qu'il a toujours entendu depuis tout petit "mets pas tes doigts dans ton nez c'est sale"... Ce n'est pas de se curer le groin qui est honteux, qui ne l'a pas fait un jour et en a peut être même été très satisfait? La honte, elle n'est pas dans le doigt dans le nez, elle est dans le regard de ceux qui vous voient en train de chasser vos crottes de nez et le fait que l'on répète depuis gamin que c'est dégueu...

Et si l'on digresse:

-"il m'a fait baiser par un autre, j'en ai toujours eu envie mais je n'aurais pas osé sans Lui"
-"il m'a fait avoir des relations saphiques, comme Il savait que ça me titillait, Il m'a fait passer à l'acte"
-"il m'a offert des vêtements de pétasse qu'Il me fait porter et ça me plait"
-"il m'a punie parce que j'avais fait une bêtise mais en 4 coups de ceinture, je prends mon pied direct"

N'est il pas plus simple de dire "j'aime ça et je le remercie de me le permettre" ou serait-ce un trop gros coup de pied dans le dogme bdsm que de s'avouer que c'est un jeu dont chaque couple définit les règles?

Le bdsm ne peut il donc pas s'affranchir des us et coutumes venant de règles édictées par d'autres, en d'autres temps, et ne serait-il pas plus simple de ne pas se chercher de prétextes et excuses, mais simplement vivre?

jeudi 13 avril 2017

Capillotractage...

Le don d'une fourrure n'est pas une œuvre caritative bien que par certains côtés, elle peut avoir des implications sociétales comme seule l'Histoire sait en produire... en défrichements de colonies par des trappeurs à moustaches et usant de pièges à mâchoires pour choper de la zibeline... en mode Inuit et des peaux de phoque pour lutter contre les effets du réchauffement climatique sur un bout de banquise qui continue de flotter de temps à autre... en matériau de luxe pour styliste inspiré et manufacturant colliers pour chiennes bien dressées et défoncées à longueur de journée à force de sniffer du galuchat (ça sent le poisson non !? Oui mais du chondrichtyen alors  !)...  Les crins, les duvets, les jarres et les autres peaux relèvent de la condition animale mais pas que du bout de la queue !!! Chez nous les grands Hommes, avec notre grand H en bandoulière pour tout genre,  comme tout Loup qui se balade dans son Alpha Jet (non sens, mais c'est juste que j'avais envie de l'écrire !!!)... les restes de nos fourrures primitives forment toisons intimes, poils à hérisser et cheveux à défriser... et revisitent alors les œuvres sacrées du créationnisme de notre père qui êtes aux cieux... je te salue Robert pleine de garces... Pourquoi t'es là-haut doit déjà ?... Ah oui ! Excès de luxure et nique au bon Dieu... Merci de m'avoir refilé tes gènes... je vais devoir passer par la case purgatoire maintenant... Pffff...

La symbolique religieuse a donc choisi de formater surtout des interdits dans l'incarnation des cheveux... Dans nos sociétés pourtant bien civilisées, les voir paraitre chez une femme relève invariablement de la féminité,  du charme, de l'érotisme, de la sexualité, de la tentation pour celle qui les porte longs et denses aux volontés perverses de pourfendre la pauvre petite victime mâle, faible et bandante... Rhhhhaaaa Lovely !!! Haro !!! Haro sur cette vile créature qui nous oblige à  bouffer des pommes pour tout régime, à défaut de vouloir nous desserrer la ceinture... Eve c'est quoi cette bosse sous ma feuille de vigne !? Salopes d'exhibitionnistes !!! Heureusement que le bon ordre moral et les croyances en un Bruce tout puissant vous ont tenues sages pendant quelques siècles... Cachez donc ces cheveux que je ne saurais voir... des poils longs à  monter en tresses, en chignons et autres nattes...  à ranger sous des voiles, des mantilles, des chapeaux, des foulards, des postiches... Il faudra attendre l'époque moderne pour laisser (difficilement, j'en conviens !) la gente féminine avoir le droit d'user de ses cheveux comme bon lui semble... les couper en mode garçonne, les teindre en mode platine, les déstructurer en mode punk... Le cheveu devient alors le marqueur d'une humeur sociale chez la femme mais également pour toute l'Humanité... Il quitte la sphère pudibonde des incantations divines pour celle de la revendication et de la libération des mœurs... "Ils ont les cheveux longs, vive les hippies.... Ils ont les cheveux courts, vive les skinnys (red, head, gay, bretons... ou toutes autres espèces exotiques existantes...)

La symbolique prend alors corps dans ce bout de tif, de  la racine à l'apex... des histoires avec un petit h donnent essence à nos vies... Ils forment mémoires et nous relie aux autres par leur forme, leur texture, leur couleur... impeccables ou ébouriffées, longues ou courtes,  en mondovision... les coiffures révèlent sans doute beaucoup de nos âmes, de nos pensées, de nos idées, de nos cultures... ou mieux encore... des personnages dont on veut jouer !... Ce sens résonne particulièrement chez moi dans la mesure où j'ancre depuis longtemps une forme d'ivresse pour la métamorphose à grands coups de perruques... Je forme fétiche pour des artistes du déguisement qui par leurs talents peuvent incarner qui elles veulent... C'est une fascination que chacun peut ressentir quand planté devant le miroir du salon, l'opérateur capillaire vous demande alors "Qu'est ce que l'on fait comme coupe aujourd'hui ? "... Qui n'a jamais osé dire... « On change tout car je veux être un(e) autre »… par cette simple opération de la saine coupe et du pouvoir qu’elle confère… "Sans le savoir, Mme Sheaffer m'appartenait déjà. Son corps, son odeur étaient à moi. J'avais gagné: plus tard, je serai le mari d'une coiffeuse."

Le rôle de la coupe est manifestement encore plus puissant que celui de la mise en forme des crinières. Elle représente la coupure des racines de l’être, de ses mémoires, de ses habitudes, de ses croyances, Plus la coupe est sévère, plus elle prend un sens de soumission, d’abandon voire de punition… que l'on rase la tête des esclaves, que l'on rase la tête des malades, que l'on rase la tête des prisonniers... elle exprime ainsi le pouvoir du tondeur...  Dalila le savez déjà lorsqu'elle a décidé de faire une permanente bien foireuse à Samson... Les bisons sont toujours futés quand ils ramènent aux tipis les scalps de leurs ennemis... Les prêtresses de Déméter portaient cheveux longs pour pouvoir honorer leur dieu et devaient en faire sacrifice si elles quittaient le culte... car avec la tonte, disparait la personne qui portait boucles, pointes fourchues ainsi que son office… A défaut de couper les langues, les purges capillaires obligent ceux qui les supportent à vider les âmes, à nettoyer les corps, à éliminer les intrus, à rendre les armes… Comme celles de la libération où l'exposition des crânes rasés avait pour seul but d’humilier, de mutiler la femme pour ses défauts de collaboration… Une vengeance, une revanche qui passaient par des fils de kératine et leurs appropriations violentes par d’autres en places publiques… En asexuant les victimes puisque c’est par là qu’elles avaient péché, une femme sans ses cheveux n’est donc plus bonne à baiser… Mais qui peut-elle être alors hors de sa déchéance?!

Miaoum a des cheveux… fins, châtains… qu’elle porte courts et largement déstructurés dans une coupe floue et volontairement anarchique… Nul doute pour moi qu’ils sont porteurs de ses messages d’âme en mode révolutionnaire et nique à la norme… « Je suis une fille et je n’ai pas de cheveux longs et soyeux des princesses…. Parce que je ne suis pas une princesse et ouais !!!.... Je ne suis pas Belle, je suis Rebelle et c’est moi qui ai bouffé la Bête! »… Parfois même, sous des coups de pressions émotionnels, ils peuvent changer de couleur et passer au jaune, au bleu, au rouge… Je crois que la teinte n’a pas beaucoup d’importance… par contre la symbolique est claire… ce sont des signes, des avertissements du changement fondamental et parfois brutal de sa ligne de vie… qu’il soit lié à des bonnes ou mauvaises nouvelles d’ailleurs… et qu’elle porte de façon très visible pour les yeux qui la scrutent… Pour ma part, je suis peu sensible à ses variations chromatiques,… je l’aime bien au naturel et je supporte sans trop de difficultés ses teintures de fin de stocks du discounter du coin…

J’ai des cheveux… ils sont brun foncé largement assaisonnés de poivre et de sel surtout sur les tempes…, très épais, d’une raideur chronique qui défie toute loi de la gravité terrestre… rien de particulier à déclarer en  plus car ils m’intéressent peu même si comme tout adolescent je me suis longtemps cherché capillairement parlant avant de vite abandonner un sens quelconque à leur apparence… Pour dire… je passais quatre fois par an chez un coiffeur pour ressortir doté d’une brosse de quartier-maître que je laissais pousser trois mois durant sans autres traitements que celui de la laver tous les jours… A la lumière de cette chronique, je me rends compte que ce sujet est un élément récurrent de nos discussions … surtout dans son influence pour que je change de coupe que je fasse des efforts pour améliorer mon look… mais pas que… Je me laisse faire comme tout gentil poney… pour lui faire plaisir et pour lui plaire… Pour dire… maintenant c’est un rendez-vous toutes les six semaines… sans parler des autres solutions d’éradication pilleuse qu’elle veut prodiguer à mon cuir…Mais ça va pas non !!!?

Nous avons donc des cheveux tous les deux… pas de quoi faire de la pub pour Jean-Louis David mais rien de dramatique non plus… des chevelures quoi !!… Et pourtant j’ai été interpellé pour intervenir sur une opération délicate d’une mise en plis à tignasse ouverte… « Qui moi !? Mais je ne suis pas un spécialiste ! Comment ça !? C’est un cadeau d’anniversaire ?! Mais de quoi tu me parles sans rien me dire et en me tendant cette tondeuse… C’est pour ma barbe !? Non ! Quoi !? Tu veux que je te tonde les cheveux !!! Ah !!!…" J’ai été surpris par cette demande venue d’un coin du lit... Elle m’a laissée muet quelques minutes… Mais comme tout bon Maître certain de sa Maîtritude et de son bon pouvoir… j’ai accepté son cadeau aux conditions que la tonte se ferrait à mon temps et après une discussion de fond sur le sens qu’elle pouvait prendre dans un cadre BDSM… Une réponse que j’ai formée de la façon suivante… "Une coupe de cheveux à la mode des expurgations des temps passés... J'ai accepté ce cadeau d’anniversaire, ton présent... et c'est sans doute THE symbole de cette remise à zéro, puisque ta boule va y passer... aux jours du printemps, les poils de la Chapine vont tomber... pour mieux renaitre... Ma, Mienne, Mon, Mes... de ton futur sans conditionnel... Des articles possessifs que je veux m’approprier en double monogamie pure et exclusive, en destins croisés de destroyers en armure, en pseudonymes d’avatars qui doivent devenir… miaoum est miaoum la Chapine..."

En attendant la suite de son écho... je produis des idées pour organiser la cérémonie du sacrifice... De ma perception du sujet, j'ai tendu quelques perspectives sans nécessairement en donner mon plein sens... mais je dispose d'une raison qui me laisse penser à des tas de symboliques ma Chapine... c'est violent, transgressif, visible...  mais éphémère et réversible...  La tonte  constituerait-elle un acte de libération pour mieux pouvoir se donner ?... Drôle de paradoxe non !?

lundi 2 mai 2016

Des témoins...

De la première...

Du témoignage du chat...

Bon alors, j'étais pénard dans le noir, installé sur le repose pied, en train de chopper les rayonnements du foyer quand il a débarqué... Lumière en plein minuit... manteau en forme de caban, pas hésitants... j'ai failli me carapater vu que je ne connaissais pas l'intrus... mais tout de suite il m'a repéré, m'a mis la main au panier et a commencé à me causer... bon j'ai rien compris de ce qu'il m'a dit, je suis une panthère moi, je ne cause que le Germain.. mais vlà qu'il s'installe dans le fauteuil alors qu'il continue à me prodiguer quelques massages ma foi, forts potables pour un félin... Je lui montre que je sais être aimable alors que mon ronron se met en route... Je le vois scruter l'horizon de la baraque, à sourire à la vue d'un étendoir plein de collants et de leggings... A plisser les yeux pour deviner la silhouette des mannequins dans la pénombre... A détailler le reste de la pièce...  Puis il se met à manipuler un engin... je pense que c'était un téléphone... quelques mouvements rapides des doigts... il s'arrête alors en fixant l'écran... puis il se met à sourire et recommence... comme ça au moins cinq ou six fois... Puis d'un coup, il se lève et se dirige vers l'escalier... bidouille les interrupteurs... Noir à nouveau... La dernière fois que je l'ai vu, il disparaissait, englouti par la vis en bois...

Du témoignage de l'araignée

Oui, oui... j'ai tout vu... de tous mes yeux... oui oui, les quatre paires... je n'étais pas encore couchée vu que dans la cabane, on m'exploite à pas d'heure pour que mes filières se mettent à cracher du latex... non mais je vous jure, elle a de ces idées la châtelaine... bon pour l'instant la greffe n'a pas pris, et je ne tire que de la soie... mais on y travaille, on y travaille... Oui donc, j'étais en train de turbiner dans le couloir du premier étage quand je l'ai vu arriver... Bon ça n'a pas duré bien longtemps, c’était en mode furtif même si les marches ont couiné comme à leur habitude... Mais il avait l'air de savoir où il allait... dans la chambre de la patronne, direct... Pourtant je suis à peu près certaine de ne l'avoir jamais vu ici... Ben après... rien de particulier... Ah si... un boucan de rires, de ahanements et de coups rythmés dans les murs... J'ai pas pu fermer les yeux avant facile 4 heures du mat... oui oui les huit ocelles... j'en avais des frissons...


Du témoignage du playmobil...

J'ai été enlevé par une folle dingue, je pense que c'était au moins la veille des événements... Elle m'a tout dépouillé de mon attirail pour m'enfermer quasiment à poil dans une geôle qui ressemblait à un œuf... Mais moi, vous comprenez, je suis un chevalier de la Haute et je n'ai pas l’habitude que l'on me rudoie de la façon... Maman, sortez moi de là, s'il vous plait... Mais j'ai eu beau supplier de l'aide... J'ai essayé de tout défoncer avec ma masse d'arme... mais bon vous avez vu comment je suis gaulé, la coque de l'ovocyte me résistait... Puis j'ai d'abord eu cette sensation étrange de manquer d'air, je suffoquais ... Quoi vous êtes certain !?... Elle m'a enfermé dans une poche de latex... Ouh les bras m'en tombent... Et puis après j'ai été secoué pour me retrouver dans une sorte d'atmosphère chaude et humide... son quoi !?.. Son sexe... Ouh les jambes m'en tombent aussi... Mais c'est quoi ces tortures inhumaines que l'on applique à un pauvre homme de plastique... Oui, oui.. je pense que c'est à partir de ce moment que j'ai perdu connaissance... De ma libération, je n'ai aucun souvenir... Je me suis retrouvé dans ma poche d'origine avec tous mes accessoires... juste une épée a été perdue dans la bataille... Qui l'a vue... ?! Qui m'a libéré ?... Un homme à caban...!!! Ah....!!! Un pirate sans doute...

Du témoignage du pirate au repos...


C'était à la nuit tombée, je venais de débarquer, cargo de nuit.... j'me baladais sur l'avenue (bon en fait c'était plutôt des petites rues pavées), le cœur ouvert à l'inconnu (euh non, j'avais l'organe vraiment noué du coup), j'avais envie de dire bonjour à n'importe qui (ben pour sûr, une masse planquée sous une couette, cela pouvait être vraiment n'importe qui !!!), ...n'importe qui et ce fut toi, je t'ai dit n'importe quoi (Bonsoir ****** !)... il suffisait de te parler pour t’apprivoiser (oui c'est ça, il suffisait surtout que je me mette à poil corps et âme).... tu m'as dit "j'ai rendez vous (ben oui , je sais, c'est avec moi... ouah le boulet)... dans un sous sol avec des fous (ah oui t'as une cave aménageable et parfaitement capitonnée... ça m’intéresse)... qui vivent la guitare à la main du soir au matin" (c'est plutôt spécial comme accessoire pour une fessée non !?) ... alors je t'ai accompagné (mais avec grand plaisir...) ... on a chanté, on a dansé (t'es certaine!? ... j'aurais plutôt dit "on a crié, on a baisé"...) et l'on a même pas pensé à s'embrasser (moi aussi, j'ai un doute...)... Hier soir deux inconnus et ce matin sur l'avenue... (bon dans votre coin, vous appelez ça des avenues... c'est entendu..)... deux amoureux tout étourdis par la longue nuit (ben moi qui me croyait éjaculateur précoce !!!).... et de l'Etoile à la Concorde (mine de rien ces mots ont un sens et pas nécessairement géographique...)... un orchestre à mille cordes (ça faisait un de ces boucans, j'ai encore des acouphènes...) ... tous les oiseaux du point du jour (c'est chiant de dormir dans une chambre sans volets !!!)... chantent l'amour... (ah ben alors s'ils le chantent, c'est que je suis aux champs Élysées...)

Première.

Cela ne pouvait se passer autrement...
Lorsqu'il a été question de cette première rencontre, je ne pouvais l'imaginer autrement, et il s'avère que c'est exactement ce que tu m'as proposé à quelques infimes détails près.
Qu'importe que ce soit risqué, qu'importe que ce soit complètement cinglé...
Et non, je ne dirais pas "qu'importe que tu ne me plaises pas", car de tes mots écrits, j'avais découvert ton âme, découvert ta complexité, ta richesse... Et je tombais amoureuse, ton enveloppe m'importait peu. Je ne sais pas quel était exactement ton état d'esprit, toi qui par les circonstances de cette rencontre pouvait te dire "au moins, je baiserais", sachant à quoi je ressemblais de mes photos affichées et ne te dégoutant pas, moi n'ayant eu que ton visage...
De ce que j'avais lu de toi, dans ton "conte de faits" et qui n'était pas accessible à tous apparemment, de nos échanges sans masques, je sentais que tu étais un homme à l'esprit aiguisé, introspectif, sans concessions... De beaux yeux, une fossette, une description volumétrique franche et ne me permettant pas de m'illusionner.
Mais quand même...
De là à n'imaginer pouvoir te rencontrer qu'au petit matin, que tu viennes me cueillir au creux de mon lit, nue, attendant que tu le sois également pour les ouvrir...
Le côté romantico-niais du "puisque tu ne peux pas être réel, il est logique que ce soit dans mon sommeil que tu arrives"? En toute sincérité, non. Mais le fait qu'une rencontre à l'extérieur aurai faussé la donne, je ne me sentais pas capable de rester naturelle, de ne pas chercher à te préparer un plan pour te déstabiliser, pour prendre l'ascendant, pour ne pas m'autoriser à me laisser aller...
D'ailleurs des plans, il y en a eu quelques uns, reportés mais que je garde bien au chaud, eux aussi...
Eux aussi, parce que.. C'est moi, je ne peux pas m'en empêcher, il a fallu que lorsque tu me dises comment tu imaginais  notre première rencontre, de la même façon que moi hormis pour l'horaire, je t'avais préparé une surprise...
La veille, lessivée du boulot de 6 à 14h, je suis partie faire un tour à Toys'r Us...
Dans notre mythologie commune, il est question de licorne mauve, de chapin, et dans le récit de ta quête en cours d'écriture, d'un prince aux abords un peu niais...
J'étais donc partie à la recherche de quelque chose qui puisse s'y rattacher, sans idée précise, enfin si, un peu, quand même... Le premier critère étant un critère de taille. Avant le magasin de jouets, un tour à gifi pour trouver un œuf, en période pascale c'était de circonstance... Mais rien, simplement de ces moches boules de plastique transparent. Déçue. Alors au magasin de jouets, dans les rayons des personnages animaux, une loooooongue promenade, à l'affût... Non, finalement, ces petits chats sont trop niaiseux, ce lapin est ridicule. Il y a bien les figurines classiques, moui, je garde l'idée en tête... En fait, je recherche un playmobil chevalier et une licorne playmobil, oui, ça ce serai parfait... Mais voilà, la licorne n'est pas mauve et dans un coffret à 17€, ça fait cher la blague, puisque le chevalier est lui à part et à 7€... Dire qu'il existait des mini-box, et que le petit-garçon-qui-se-prend-pour-un-chevalier c'était pile poil ce qui t'allait, mais que je me prend dans les dents que c'est un vieux modèle qu'on ne fait plus depuis longtemps Madame... Septième, huitième tour du magasin, "ah mais c'est génial ça, dites-moi, mademoiselle, les oeufs en déco, là, à côté de la petite cabane, ils sont trouvables où en rayon? Quoi, c'est votre déco, ce n'est pas à vendre? Ah mais non, ce n'est pas possible, j'ai besoin de cet oeuf là, celui-ci, le violet à fleur, pas le plus gros, pas le plus petit, non non, celui-ci... Mais comment ça vous ne voulez pas le vendre? Vous avez quelque chose d'équivalent peut-être?" Nouveau tour des rayons avec un vendeur qui me propose un article pour lequel je lui explique que non, ça, c'est beaucoup trop gros... "Mais vous savez, pour un petit enfant, si c'est trop petit, ça peut être dangereux"... Hinhinhinhinhin... "Non, mais c'est pour un grand enfant vous savez, et vraiment, il n'y a que celui de la déco qui convienne, vendez-le moi!!" Après une âpre négociation d'une dizaine de minutes, yes, je peux l'acquérir!! Il faut donc maintenant vérifier que le chevalier rentre dedans... La responsable, fort intéressée par mes recherches, tente donc de démonter le diorama centre équestre des playmos pour vérifier la possibilité des les transformer en poussin, mais voilà, ils sont collés. Pas grave, je suis sûre que ça rentre, et puis j'ai aussi pris le lapin classique, il subira une petite transformation simplement.
A rire seule, je rentre chez moi et m'active, bon sang, je ne pensais pas me retrouver dans cet état un jour, à devoir attendre le lendemain aussi impatiemment...
Journée à ranger, trier, essayer de ne pas écouter mon ventre qui se tord de trouille, à téléphoner à une amie qui se moque, sinon, ce ne serai pas une amie, et à qui lorsque j'annonce le plan de la rencontre trouve que "s'il le fait, eh bien il a une sacrée paire de bollocks"... Oui, c'est complètement dingue.. Mais ça nous semble juste.. Naturel...
Minuit moins la quart, tu dois arriver à minuit une..
Douchée, clope fumée, dents brossées, énième vérification de la porte bien ouverte, téléphone chargé, avec moi... Lit fait, peau de loup de plastique sur la couette, il fait bon dans la chambre, et j'entends la porte d'entrée. Je connais les moindres soupirs de ma maison, et je sais que lorsque la porte est franchie, il te faut bien peu de temps pour arriver au salon, et prendre l'escalier...
Bruit de la porte du salon alors que je viens d'éteindre la lumière du chevet.
Mais je n'entends pas de pas dans l'escalier, seulement dans le salon où le feu ronronne doucement. Puis rien.
Mon portable qui sonne d'un texto reçu...
Quelques échanges, je souris, je n'ai pas peur, je suis... je suis impatiente, je suis.. Terrée sous la couette, et j'attends.
Je t'attends.
L'escalier craque enfin, tu as fini de discuter avec le chat qui lui aussi ronronne, tu as décidé de te lancer dans le vide en gravissant la vis en bois.
Le roulement de la porte.
Le sol qui craque et je sais que tu es au pied du lit que tu ne pouvais pas encore voir.
Sous la couette, mes cheveux ne dépassent même pas...
Un poids au bas du lit qui avance vers la tête, tu t'es allongé contre moi.
Vu la rapidité, tu ne t'es pas déshabillé.
Et je me dis que oui, même si je ne les ai pas vues, tu en as une sacrée paire, de savoir que tu te déshabilleras sous mes yeux toi qui ne l'a jamais fait, toi qui ne t'aime pas...
"Bonjour ****".
Le refuge de ma couette qui glisse et je me tourne vers toi...
Tu as le visage beaucoup plus long que ce que j'imaginais de ta photo.
Mais ces yeux qui semblent sourire avec ces rides qui les habillent.
Ta bouche.
Je ne sais plus exactement...
Je crois que nous nous sommes embrassés?
A moins que nous ne nous soyons que regardés?
Non, embrassés, et il t'a fallu ensuite te relever, et devant moi te regardant, te mettre à nu.
Après celle de ton âme, celle de ton corps.
Tu avais déjà donné à lire ce que tu étais à ceux qui voulaient, saisissaient le sens de ces mots apparemment "trop rigolos"..
Mais ton corps, jamais.
Presque imberbe.
Rond et lisse.
Peau craquée, de tes envies qui tentent de s'échapper ou t'ont plombé, craquant ton derme, le marquant de striures blanches.
Tu es courageux.
Ou inconscient?
Ou sûr de toi?
Tu es là, et tu quittes ton uniforme d'homme standard, sans histoire, qui n'a jamais cherché à se mettre en valeur je pense, bonhomme aux fringues d'ado mal dégrossi (on dirait moi!!), et aux cheveux grisonnants sans coupe valorisante...
Tu es à la fois un gamin, et un homme plus vieux que son âge...
Je souris, parce que ce courage quand même...
Toi aussi.
Il faut bien se donner une contenance...
Tu reviens contre moi.
Sous la couette...
Ta peau. Pas d'odeur de propre ou de sueur, une peau neutre, lisse, douce.
Ta bouche.
Contre la mienne.
Ta langue.
Dans ma bouche.
Ton menton abrasif et sa brûlure à ma peau.
Tes mains. Sur moi, sur ma peau.
Ton corps qui se presse contre le mien, se serre.
Ton sexe qui bande.
Ton avidité.
Tes doigts qui s'aventurent à mon sexe.
Remplacés par ton sexe.
"Mais attend, j'ai une surprise pour toi!!"
Prendre ta main, et poser tes doigts entre mes petites lèvres.
Les accompagner par une pression à s'aventurer dans mon sexe.
lâcher ton poignet, et te laisser fouiller.
Me fouiller.
Tu sens un petit bout de caoutchouc, comme un nœud à un ballon.
Mais cette enveloppe de plastique n'est pas une baudruche. Tu tires dessus, ça ne vient pas facilement.
Et puis tu glisses tes doigt autour, tu glisses tes doigts et sens quelque chose de dur.
"Poussez fort madame, c'est.. Un oeuf!!!"
Oui, cet oeuf négocié à Toys'R Us. Tu souris. Mais il faut défaire le noeud, et regarder à l'intérieur, un oeuf, il y a quelque chose dedans.
Et tu ris.
Tu ris devant ce chevalier playmobil avec son destrier, sa masse d'arme et son épée, et tu ris encore plus lorsque je te dis que regarder encore et que tu découvre ce Pollop que j'ai affublé d'une catsuit au markeur...
Ensuite...
Sombrer d'épuisement, quatre heure trente plus tard, la bouche sèche d'avoir gémi, râlé, éreintée de t'avoir fait jouir tant de fois, d'avoir joui tout autant, et de ton sexe ne débandant pas un instant, réclamant grâce à ton exploration, ta découverte du sexe, la découverte de tes gènes pudiquement cachées sous des sourires, de mes interrogations à tes mouvements, ton regard qui se détourne ou au contraire à tes yeux se plantant eux aussi en moi...
...
Mais c'est une autre histoire...
Et si je relate celle ci, c'est juste pour te prouver que tout ce que j'ai écrit avant ne fait pas de moi quelqu'un de "plus" que toi.
Que tout ce qui a existé n'a été possible parce que je n'étais pas seule.
Que je pensais que plus jamais cela n'arriverai.
Que grâce à toi, je sais désormais qu'il y aura d'autres histoires, d'autres récits, d'autres textes.
Parce que sans toi, je ne serais rien.





vendredi 8 avril 2016

Révolutions.

Des années de mots publics, soliloque énamouré ayant bâti une légende.
Point de rupture, puisque les paillettes attirent et qu'elles n'étaient plus que dans mon esprit.

Aujourd'hui pas de légende, mais un conte commencé en solitaire, zone d'ombre de sa vie.

Désormais vie secrète.
En partage.

- Arrive Jean Jacques Goldman-
Pitin, Jean Jacques, keske tu fous dans mon texte, quoi, c'est la belle famille et du coup tu me rends visite? C'est gentil, un peu rapide, mais gentil. Au fait, Jean Jacques, ton frangin le Prince Charmant à acouphènes, tu lui diras que ce qu'il écrit, ça me met entre sourire et larmes, oui, entre gris clair et gris foncé aussi, si tu veux. Quoi, ça vaut de l'or ce que je viens de te dire? Moui, s'tu veux, je ne vais pas te contrarier, mais bon, l'or, c'est mon rayon pourtant, j'ai le super pouvoir de le détecter sous des couches de lave figée, dans la boue, dans le noir...
-Jean Jacques repart- 
 
A moins que...
Non, ce n'est pas ça.
Non, je ne transforme pas le plomb en or, je ne suis pas alchimiste...
L'or, il est là, bien présent.
Dès le début.
Caché.

Parce qu'il faut être un bon fils, un bon élève, un bon pote, un bon employé, un bon mari, un bon père....
Et pour ça, il ne faut surtout pas briller de trop...

"Je suis chef de rayon, mon fils, tu seras chef de diamètre".
Merci Pierre, mais ça fout les jetons aux gosses de surpasser leurs parents.
Et ils ont d'autant plus les foies lorsqu'ils ont des pensées étranges, de ces choses dont on ne parle pas et qui font bander pourtant.
Que l'on essaye de se cacher soi-même, que l'on ne boit pas ni ne fume, se pensant déjà assez "taré" pour ne pas en rajouter...

Et un jour, tout comme la peau craque puisque le corps n'apporte pas de plaisir et qu'on le délaisse, l'ombre cherche à prendre la lumière.
Tout ce noir dans l'âme, qui ne l'est que temps qu'on se pense seul, temps que l'on croit que c'est mal alors qu'il suffirai simplement de rencontrer ce même type de "pervers" pour se rassurer, à un moment suppure...

Comme une plaie malsaine, pus jaunâtre qui suinte.

Mais rencontrer quelqu'un, quelqu'une qui dit "Hey, mais non!! C'est de l'or qui s'échappe!!"

Tu ne rêves pas de snuffs ou de gamins...

Juste de poupées, de métamorphoses, de latex, de spandex, de contraintes, d'insultes qui sonnent comme des mots d'amour...

Faire disparaître le visage connu (aimé?) sous des peaux et des peaux.
Latex, spandex, silicone...

"Ah oui mais moi je suis une princesse et si tu me masques, c'est que tu ne m'aimes pas Moi, alors!!"

Mais je ne suis pas une princesse.
Et l'idée de me transformer me plait...
Alors le faire pour toi...

Remarque, c'est un peu moi, déjà: au boulot, je suis le mini-moi de mon boss fort des Halles, et de dos à faire l'étalage le mecton à la coupe de moineau. Dans la vie, le croisement d'un ado et d'un ouvrier du bâtiment. Mais lorsque j'en ai envie, une plongée dans ma penderie, et je peux être Marie-Chantal, Madmoiselle, une fée gothique, une salope en vinyle, une femme sexy, délurée, sage...
Alors non, tu n'es pas cinglé, ou alors, je le suis tout autant...

Et je te donne les clefs de ce que je suis, de ce lieu, car tu m'as trouvé, tu les as déjà trouvées...

Je te donne ces clefs et je suis heureuse que toute ton ombre, ici, puisse s'exprimer.

Parce que le noir n'est pas une couleur mais une absence de lumière.

Pollop, te voilà sous mes phares et bordel, c'est toi qui m’éblouit!!!

Laisses couler tes mots, laisses couler tes doutes, tes envies, à flot, affût, à foison...
Construisons.


jeudi 7 avril 2016

En attendant Pénélope...

Il est des insectes comme des humains... certains sont dits holométaboles... à métamorphose vraie... une différence de morphologie que vous comprendrez facilement en comparant une chenille et un papillon... la même espèce et pourtant rien de commun entre la larve et l'imago... entre les deux modes de vie,  il existe un temps de pause, de fragilité et d'immobilité... la nymphe... un stade de transition nécessaire à toute révélation....

Quinze jours… quinze jours déjà se sont écoulés depuis ce like à photo… la chasse à la Chapine est devenue une aventure et je continue à en écrire les mots… La brume se déchire et je commence à entrevoir le soleil, à ressentir la chaleur de l’astre, à percevoir sa lumière vive. Il me redonne le vert aux yeux. Désormais, ce n’est plus le manque d’elle qui me torture, maintenant, c’est l’envie qui me titille… le coin de mes lèvres se rehausse, le sourire n’est pas loin… Il m’est toujours difficile d’exprimer ce que je ressens et pourquoi j’entreprends ce projet insensé, sans entendement pour l'homme sage que je suis… Je m’interroge sur cet élan qui me porte vers elle, toujours sans savoir, sans en comprendre le sens… Inutile de résister, ma pile me pousse droit vers mon inventaire, vers mon bilan de mi vie ou de mi mort c’est selon… elle en est le catalyseur et il faut que j’aille au bout de la réaction.  Peu importe le temps et la raison, je n’ai rien d’autre à faire et cela m’est absolument nécessaire… Je vais sans doute garder quelques séquelles de cette rencontre. Le choc a été magnifique. Je ne m’imaginais pas être dans un accident de ma vie. Mais le constat signé me prouve bien que nous nous sommes arrachés trop d’émotions, trop de sentiments pour que je ne garde pas son empreinte, son relief, un peu de tôle froissée. Ce n’est rien, je ne souffre pas… mais ce lien m’intrigue toujours … il n’a pas d’origine, une solidarité sans prétexte, sans événement ou moment pour la générer comme un état de fait. Mais qu’est-ce que c’est ? Une évidence, une rencontre, un paradoxe ! Oui ! Mais oui, je sais ! C’est une quête ! Une quête du genre infernale ! Serait-ce alors de la prémonition, de l’intuition, une fiction… ? C’est pourtant bien le titre d’une œuvre de fiction !... Mais quelle évidence ! A la lecture des quelques chapitres de cette aventure, elle m’avait découvert et capté entre les lignes. Je suis dans la délivrance de ce que je suis, de ce que je porte, de ce que je vis, de ce que je veux… elle en est le révélateur. D’ordinaire, je me livre peu, je parle peu, mais depuis quelque temps, j’écris beaucoup. Extraordinairement, je suis plus à l’aise avec les mots que l’on couche. J’aime avoir le temps de les choisir, de les assembler, de les pousser à décrire ce que je ressens vraiment. Ils disent ce que je suis sans me trahir. Alors je continue à en écrire, ce n’est plus mon choix, comme un automatisme, une sauvegarde…

Nous avons agi en symétrie comme à travers un miroir et nos points communs se sont révélés au fil de nos discussions… Mon image a souvent l’apparence d’une personnalité détachée, neutre, lisse, souriante et tranquille, quoique parfois un peu impulsive mais sans plus. Ce reflet me protège donc… Mais combien sont vraiment ceux qui peuvent me détecter, imaginer le monde de mes idées, le bouillon de mon intellect, mes revendications de liberté, la violence de mes envies ? Et pourtant ! Je suis bien ce solitaire non asocial, cet individualiste à l’esprit collectif, cet anarchiste sans subversion, ce rocker sans cuir, cet avatar de prince charmant sans reine, ce garçon qui joue à la poupée… Je suis cette contradiction, complexe et adaptable, et il me plait souvent d’en jouer pour incarner un agent secret de pacotille, juste pour avoir le plaisir de temps en temps de griller ma couverture… pour me révéler,  pour faire tomber mes artifices, pour me livrer à celle qui saura me démasquer… pour dire en vérité ce que je suis...  un homme à la simple profession de cuniculteur, surtout lorsque je suis hors cadre, hors temps, hors phase…


Pourtant, je peux l’affirmer, personnellement, je ne m’intéresse absolument pas. Les autres et elle en particulier, oui ! Je sens qu’elle est pétrie de ces antagonismes qui me plaisent. Je lui ai montré ce que je percevais d’elle. Je lui ai prêté mon tain pour lui prouver qu’il reflétait son esprit, celui d’une femme belle et forte, d’une mère aimante, d’une amie précieuse… Mais sait-elle que je porte en moi les germes d’une quête ? Et aussi étonnant que cela puisse paraître, je sais que je la retrouverai toujours, même avec des mots, même rien qu’avec mes mots… Je suis bien armé… Je vous préviens que j’ai la puissance de feu d’un croiseur et des flingues de concours (merci mon Raoul) et je ne vais pas hésiter à m’en servir. Voyelle ? Non, Consonne ! Et je choisis le S ! S comme Soumise ! S comme Slave ! S comme Secrète… Telle est ma vie désormais… je l’ai voulue de ma pleine volonté en priant un jour de retrouver le S perdu de ma vie... et de pouvoir la conjuguer à nouveau au pluriel....

Dans ma vie secrète, l’amour des mots me suffira t’il à panser mes maux ? Je le crois, en tout cas, j’ai foi en moi malgré tous ces doutes qui m’assaillent. Ils sont le sel que je réclame, ce goût de la vie passionnée et sauvage. Cela me va très bien, j’ai toujours eu une sainte horreur des voies tracées, des routines, des garde-fous… Je lui ai déjà écrit que je ne portais aucune réponse à nos échanges car je ne résonne jamais en destinée. J’influence le hasard, je joue de l’incertain, j’empile les événements… Pour quel résultat ? Je ne veux pas le savoir ! Les certitudes me déplaisent, l’incertitude me met à l’aise. Est-ce que je peux gagner à cette loterie peu ordinaire?… Je ne le crois pas ! A moins que le chaos veuille me récompenser !… Mais j’aime bien miser, juste pour voir, juste pour avoir le droit d’espérer qu’un Lundi de ma vie, je pourrai la rencontrer sur le front de son lit... pour la voir,  la toucher, la serrer dans mes bras, sentir son extrait, goûter ses lèvres, entendre les frémissements de son cœur… rien n’est jamais définitivement écrit dans nos vies, et désormais c’est moi qui tient le crayon… C’est le symbole de mon pouvoir… je le prends… Ah! Ah ! Par ici les mots, je force le destin, je conteste l’autorité, je dépose le temps, j’explose les limites… là est mon véritable caractère… Ah ! Ah ! Moi ? Un pseudo dom ? Ah ! Ah ! Dans ma vie secrète, je suis un retors, un irrévérencieux, un non conventionnel, un intemporel… tueur à gage et mateur de fauves… non pas les dents… pas les griffes non plus… Ruhe ! Ruhe !!! Komm her ! Ya ! Ya ! Du bist schön, sehr schön… il y a que l’Allemand pour causer à ce genre de furie, tous les grands dresseurs le savent.

Enfin furie ! Je l’ai tout de même touchée en plein cœur, elle qui était si sensible… Je l’ai apprivoisée… réussi à accéder à son esprit à grand coup de sourire… ça, c’est l’effet de mes mots trop rigolos, de mon versant soulane toujours bien exposé à la lumière… J’y souffle le chaud, capable d’empathie, intuitif à l’extrême, parfois jusqu’à la naïveté, mais toujours attentionné, prêt à écouter, à consoler, à échanger, à débattre, à rire, à aimer… L’ombrée laisse filtrer des sentiments plus noirs, quelques vapeurs de ces trahisons involontaires, mais je sais pardonner lorsque je comprends enfin les raisons de leurs origines. Sans nous connaitre, sans nous voir, je lui ai confié ces pans de mon âme en toute confiance. Je savais qu’elle ne me jugerait pas.  D’ailleurs, je ne suis coupable de rien, elle non plus… Deux innocents en face à face, nous n’avions plus besoins de nos armures et de nos masses… nous avions juste un peu de tendresse à nous jeter à la figure, pour le plaisir de se lire, de se taquiner, de se dire tu me manques… A cet hiver !

C’est l’hiver dans ma vie. Le gel me pique. Il me prouve que je suis vivant, très vivant même. Ma pile tourne à plein régime. Elle ne se décharge plus. J’ai inventé le rêve perpétuel. Je pense à elle tous les jours. J’ai parfois des envies subites de lui écrire. Je charge ma messagerie, prêt à lui demander comment elle va,  puis je me ravise, je referme la fenêtre. J’ai froid. Mais la saison annonce le renouveau, l’explosion des couleurs après le gris, la résurgence des eaux après l’embâcle, l’air chaud et sec d’un vent perdu. Je tiens toujours mes promesses, c’est une qualité de ma très bonne moralité. Donc ? Donc, je dois utiliser d’autres stratégies pour arriver à la surprendre, à la renverser, à la déborder comme elle l’imaginait des actes de notre rencontre à venir. Elle m’avait parlé de ses envies et je pensais que j’aurais pu me plier aux quelques règles du jeu qu’elle avait édictées. Laisse-moi ce temps de basculer avec toi ! Juste pour voir si je peux te retenir, juste pour voir si tu peux me retenir… L’équilibre à deux est une figure impossible à tenir à moins que nous soyons en train de tomber ensemble dans le vide… Je n’ai pas peur… je sais voler… et toi ?

Elle savait que nous nous étions d’abord trouvés par des mots… Elle m’avait même remercié d’avoir écrit les premiers de nos échanges. Pourrais-je la retrouver au coin de sa vie avec un conte à dormir debout ? Je n’ai toujours pas de réponse, je suis dans l’action, mû par cette seule volonté de rester avec elle… loin d'elle… j’adore ce paradoxe… alors j’écris pour garder le lien, tenir la ligne de vie… et ça, c’est une sacrée ambition ! 

Quel drôle de vie, cette vie secrète ! Je me surprends à sourire au rappel de ces souvenirs de notre rencontre,  Du grand n’importe quoi, je ris de ma nostalgie… J’ai pourtant du travail qui m’attend, pas le temps pour la ritournelle de Cassandre. J’ai une guerre à entreprendre et des plans secrets à élaborer. Les règles de l’engagement seront les miennes et se plieront à mes choix, facile d’imposer quand on veut décider. Dans mon monde absurde, il n’y aura pas de limites, car elles signifient forcément qu’il y a une fin…  il n’y aura pas non plus d’impatience, car le temps n’a plus de prise… mais il y aura la force de ma rage pour infléchir ce dessein et ne plus entendre le vacarme du destin… Oui j’ai toujours mal aux oreilles et je ne supporte plus d’être sourd à cause de cette fatalité qui m’entraine vers ce que je ne veux plus être… Je sens cette distorsion qui me pousse dans le ventre, cette envie de ne plus paraître ici mais ailleurs. Dois-je céder à mes retrouvailles ou est-ce les bans de mes funérailles que je publie? Je suis déjà mort plusieurs fois pour souvent renaître le jour même, toujours avec des promesses à tenir au passé.  Je ne me cherche pas d’avenir, je veux être le futur, m’extraire au-delà de la raison, des limites et du temps, juste pour avoir le plaisir de la surprendre encore une fois. Ah ! Ah ! Je suis bien un aliéné, et j’ai juste à activer mes synapses pour recouvrer la liberté... ce n’est pas si infernal que ça !!! Ah ! Ah ! Même pas mal ! Si c’est possible ! Ah non pas les pilules bleues !!!

" Quoi Jean Jacques ! T’es encore là ? Tu veux encore me chanter une reprise ? Non, un texte original… non, c’est pas vrai ! Tu l’as écrit quand ? A l’instant ! Et bien pour une surprise c’est une surprise ! Vas-y, je t’en prie,  je t’écoute…. Comment ça rien ?! Ah non, le titre c’est « et on n’y peut rien »… Oui, oui j’ai compris… je t’écoute…

Comme un fil entre l'autre et l'un,
Invisible, il pose ses liens
Dans les méandres des inconscients, Il se promène impunément
Et tout un peu tremble, Et le reste s'éteint
Juste dans nos ventres, Un noeud, une faim
Il fait roi l'esclave, Et peut damner les saints
L'honnête ou le sage, Et l'on n'y peut rien
Et l'on résiste on bâtit des murs, Des bonheurs, photos bien rangées
Terroriste, il fend les armures, Un instant tout est balayé
Tu rampes et tu guettes, Et tu mendies des mots
Tu lis ses poètes, Aimes ses tableaux
Et tu cherches à la croiser, T'as quinze ans soudain
Tout change de base, Et l'on n'y peut rien
Il s'invite quand on ne l'attend pas, Quand on y croit, il s'enfuit déjà
Frère qui un jour y goûta, Jamais plus tu ne guériras
Il nous laisse vide, Et plus mort que vivant
C'est lui qui décide, On ne fait que semblant
Lui, choisit ses tours, Et ses va et ses vient
Ainsi fait l'amour, Et l'on n'y peut rien

Et bien je n’ai plus rien à dire Jean Jacques… pour le coup là, je crois que tu as vraiment compris ce que sont les symptômes de ma PCAR. Merci mon frangin, cela me touche vraiment que quelqu’un réussisse enfin à me comprendre. J’espère que quelqu’une pourra y arriver aussi… mais rien n’est perdu, puisque je continue à écrire… Merci Jean-Jacques… Je suis vraiment touché...."

Je ne suis pas serein. Pourquoi le serais-je ? La sérénité est un état du néant, une morne plaine sans champs de bataille. Plus d’envie, plus de vie, la mort. J’ai déjà froidement exécuté quelques amis et le paternel. Mais le légataire universel me propose toujours de son sel. Je dors du repos du guerrier en attendant que la guerre soit à nouveau déclarée. Elle sera déraisonnable, joyeuse et surprenante. Je suis en vie secrète...

mercredi 6 avril 2016

A Cassandre

Je suis envahi par des tonnes de poussière, enseveli sous des couches de laves éteintes qui me pétrifient... ma peau se craque par endroit, trop plein de mes envies... je suis obèse de ma vie, rouillé de mes neurones,  tel un bel endormi !? Non, je ne suis pas beau... mais secouez mon paletot et vous verrez bien que mes habits ne sont pas gris... En suis-je pour autant aimable ?... Ceci en est toute l'histoire... en quelques mots ou milliers de chapitres... de zéro vers l'infini et au delà... j'ai commencé à conter...

..." Mais oui j’étais consentent, mais je ne pensais pas que cela pouvait faire autant de bien… pas un protocole pour donner une information claire au patient sur ce sujet, pas un ! … Ben là, je déroule et maintenant c’est certain, je ne suis pas maso, ni éjaculateur précoce… Mais oui, c’est moi qui suis allé la taquiner avec mon like à photo, c’est moi qui y pris le risque de mes envies, c’est moi qui… mais jusque là, les quelques expériences que j’avais vécues ne m’avaient laissé aucune séquelle… Un monde de perversité, fait de fétichismes et d’autres excentricités d’adultes consentant… c’est pour le plaisir, pour éprouver les sensations exquises de ces idées licencieuses avec des mots, des images… et parfois des actes. Tellement facile de jouer des personnages surtout sur le net… un daddy sévère, une maîtresse cruelle, un gentleman gothique, un latexé décomplexé, une chipie assumée ou un prince charmant vraiment exquis… Armé de mon œil vert, de mes mots trop rigolos et de mon diplôme de Pervers Narcissique Manipulateur, j’ai commencé à œuvrer après n'avoir été pendant plusieurs mois qu’un simple spectateur des envies des autres. Je ne connaissais pas les principes de ce jeu en 4 lettres… BDSM… mais je voue depuis mon enfance une adoration sans limite à des totems un peu particuliers, des drôles de souvenirs de poupées soumises… Ces idées m’ont déformé, déstructuré, fait de moi un adolescent puis un adulte complexé, transparent, insipide… Comment pouvais-je vivre avec des images pareilles plantées dans la tête ?… J’ai même failli réussir à me convaincre qu’elles étaient complètement déraisonnables, contre-nature et qu’il fallait que je les oublie… Alors j’ai essayé de les mettre de côté, de vendre leurs peaux de latex pour enfin vivre une vie de père de famille tranquille. Elles ont continué à me hanter mais j’ai toujours réussi à les tenir à distance, en les laissant flotter dans mes pensées sans autre forme de procès… Les chaos ordinaires de la vie passèrent, parfois dramatiques, parfois irréels, mais l’enfant joyeux et rieur que j’ai été m’a toujours permis de passer les caps difficiles en pardonnant avec mon meilleur sourire…. Puis mon fils a entrepris ce voyage sur les Terres de l’Absurdie pour lequel il a embarqué toute la famille avec lui… je crois que je n’ai jamais réussi à dire à quel point son histoire me touche et combien elle résonne en moi… et paradoxalement son mal être me pousse à me mettre en accord avec moi-même à assumer mes licences, mes envies…. Mon absurde voyage à moi m’entraîne donc à la rencontre de mes totems dans leurs rassemblements quotidiens sur le net… Mais quelle est la véritable nature des adorateurs qui fréquentent ce type de communautés ?…. Sous le vernis joyeux des profils des gentils membres, point de Club Med… j’ai vu apparaître les fêlures, les manques, les jalousies, les doutes, les souffrances, les mensonges… mais pas avec elle.

A nous deux Madame la Chapine... Elle, c’est du direct, de la sincérité, pas de faux fuyants ou de faux semblants, une personne qui assume son statut et ses envies hors-normes, déraisonnables et surprenantes... des mots qui s’enchaînent... sympathiques sans autre volonté que de taquiner la gentille Pet… Nos échanges se poursuivaient sur le mode à toi à moi, pour savoir qui aurait le dernier mot… et des mots, il y en a eu beaucoup d’autres… sincères, drôles, denses puis affectueux, déraisonnables… Les mondes se découvrent, sous les personnages apparaissent les personnalités naturelles et profondes… elle m’a plu comme je crois que je lui ai plu… j’étais un énergumène, un enfoiré, un salaud… elle était libre, belle et rebelle à moins que ce ne soit moche et remoche... puis les mots commencent à parler aux maux… des couples qui s’éloignent et parfois se défont… mais nous, nous nous rapprochons… elle m’inspire, je la fais sourire… elle se confie, je lui donne le sens de mes pensées… je me confie, elle me rassure… elle flanche, je l’aide… je flanche, elle m’aide… A te lire, à bien vite, à très vite, à très très vite… rhoo, han , pfff, gnouf… oh oui merci !... A moi… t’as vu ma tête  ?… A toi… Hum potable... j'aime bien ta fossette et tes yeux pers.... T’as vu la mienne en haut de la tour à Princesses ?… A moi… hum pas mal la Chapine... T’as vu ma cagoule ?… A toi… Waouh, waouh, waouh, j’adore tes yeux verts!!! A moi.... Attends, j’ai une surprise pour toi… Vaguemestre en masque à dépanner et catsuit à enfiler... Rhooo que tu as de belles images... Tu es à ma Merci... 27 fois... Je t'...

Entre deux… Pour elle…. Je sais que tu n’arrivais à rien depuis quelques temps… je sais tous les doutes, les peines, les rages qui t’assaillent parfois…bordel.... et que tu n’avais plus la prétention d'un Nous… Tu avais besoin du temps pour toi, pour repartir, retrouver l’élan, retrouver le sens…. Il y a l’envie, le sourire et l’énergie qui t’attendent là, par là, vas y !... Je te tiens la main Alice... Le chemin est sans destination et chaque pas est une révélation... Mais tu restes libre comme je t’avais imaginée… libre de tes choix, libre de ta vie… si seulement tu savais à quel point je suis sincèrement heureux de pouvoir en faire parti…

Entre deux... Pour moi … Je sais que je suis une être mal assuré, rêveur et perclus de contradictions… la vie me glisse dessus sans aspérité pour la retenir, je laisse faire le chaos, mes choix n’en sont pas … c’est une façon de me protéger de ces excès d’émotions qui me bouleversent parfois. Souvent, j’ai cette impression que pourtant je peux influer, destiner… mais j’ai peur des conséquences de mes engagements surtout lorsqu’il s’agit de mes sentiments. Je ne sais pas ce que je veux, mais je ne veux pas la perdre… je rentre en révolution…"

jeudi 16 juillet 2015

Ce soir...

J'ai tellement de choses à écrire, de "prendre le bon de chacun, quitte à ce qu'il y en ai plusieurs" à "de l'opposition de la vision du karma en ligne à celle en révolution" en passant par "déesse païenne"..
Mais ce soir, je suis heureuse. Enfin.
Non pas parce que j'ai discuté avec Lui, non pas parce que je sais que nous sommes liés et que nous nous retrouverons sûrement dans une autre vie puisque ce n'est pas dans celle ci (au contraire, c'est plutôt affligeant de se dire qu'on recommencera sans en avoir le moindre souvenir et devoir lutter pied à pieds, encore...). Ce soir je suis heureuse parce qu'il y a beaucoup de petites choses, de rencontres improbables, de faits marquants...
Alors que l'homme que l'on aime à en/l'en crever n'accepte d'être qu'une adresse, une rencontre improbable quelques mois plus tôt s'avère être une personne rare, fiable, dont je repars avec la clef pour aller jardiner et préparer l'arrivée de sa colloc", avec qui j'ai fait ses courses comme je les fais moi, passé du temps à rien et pas grand chose, rit et pleuré, mais en douce parce que même s'il avait accepté de me prêter ses bras où j'aurais pu me laisser aller et qu'il a finalement fait marche arrière redoutant une confusion des rôles, et qui sera une des marches pour l'évolution du chaton.  Je devrais faire un billet sur "l'art de fragmenter sa vie et ses amours lorsque l'on sait que l'on n'aimera plus".. Je préfères le remercier, ce mec rare qui m'aide à permettre à mon monstre de gravir des marches, mon troll qui est la moitié de l'amour que je donne et le seul qui vaille, ma famille, la seule, celle que j'ai construit. Merci Didier de ne pas m'aimer suffisamment (ou assez) pour ne pas risquer de me baiser et que je risque de me méprendre, même si tu es la seule personne (hormis Lui) que j'admire assez pour pouvoir me montrer sans défense devant elle et enfin pleurer.
Merci aussi à cette femme aperçue dans le jacuzzi, qui était avec son mari, qui est venue vers moi dans le hammam où j'étais une reine, des ses caresses délicates, de ses mots doux, de ses baisers si légers pour ne pas me mettre mal à l'aise, moi que l'on prend pour une lesbienne, de comprendre que je ne pouvais accepter plus que d'être objet de désirs sans rendre la pareille et qui a su m'abandonner son mari, après avoir tenté de me faire craquer en acceptant une fessée alors qu'elle s'était encagée, le plus bel homme du lieu et surtout le plus sympathique, qui a quitté le bain à bulles alors que son épouse entreprenait une autre couple, une autre femme, et que lorsque je caressais sa verge débandante en lui disant que j'aimerais qu'il me fiste m'a pris par la main pour me conduire dans une alcôve.. Merci charmante femme qui a su m'approcher, me caresser sans que je cherche à fuir, et merci à votre si bien membré mari qui m'a pas bandé une seule seconde alors que lentement, alors que je le guidais, geignais, a pris le temps et le lubrifiant nécessaire pour glisser sa main au plus intime de mon corps, me faisant me tordre, râler, gémir, et appréciant cela assez pour ne pas souhaiter se faire branler ou me baiser ensuite, heureux de s'être vu offrir ce que sa femme ne peut pas, et les dizaines de minutes qui ont suivi mon orgasme alors qu'il me m'ayant fait mettre debout, il m'a fait regarder mon corps sous toutes les coutures et les complimentant chacune.... des mes yeux si expressifs et peu trompeurs aux fossettes de mes reins en passant par mes seins si réactifs et que personne ne m'avait jamais fait remarquer.. Merci à vous de ce moment en suspens, ni bi ni hétéro, juste prête à recevoir du plaisir et l'accepter, à accepter de me voir avec d'autres yeux que les miens plein de boue ou les Siens dont il ne me parlait plus depuis longtemps et ayant pris un coup vu celles qu'Il a baisé..
Un merci emballé de papier de soie, à celui qui m'a écrit que "tu n'es pas quittée pour une mieux que toi mais pour une qui lui dit ce qu'il a envie d'entendre. Entrée gratuite....sortie payante..." Alors oui, peut être que ça me rassure, peut être que c'est ce que je veux entendre, mais toi comme moi savons que c'est... Que c'est ce qu'il m'a avoué, mais qu'il ne leur avouera jamais, que c'est enfantin, mais la réalité, qu'il ne leur dira jamais en face tellement il craint de ne pas être aimé. Merci de m'aimer et de l'aimer aussi, quoiqu'il en pense... Merci à toi.
Merci aussi à ce petit con, que je connais depuis toujours ici dans ma ville, qui ne paye pas de mine, que je n'aurais jamais envisagé, parce que j'étais amoureuse, parce que tu as dix ans de moins que moi...  Un jeune homme aux yeux flous mais au corps taillé au ciseau, d'une gentillesse, d'une simplicité rare. Une de ces personnes que l'on peut aimer comme son gamin, viscéralement, sans autre raison que "c'est comme ça", parce que c'est simplement quelqu'un de bien. Merci Maël d'avoir été suffisamment bourré pour me permettre de rester avec toi dans un bar fermé à te dire tout le bien que l'on pensait de toi, petit gars amoureux de ton travail au point d'accepter d'y être exploité, à me donner envie de te filer mes clefs juste pour que tu puisses venir squatter mon canapé (ou mon lit^^) lorsque tu as trop picolé parce qu'un mec bien comme toi, ça n'a pas le droit de se foutre en l'air, et merci d'avoir joué le jeu de tes lèvres à embrasser, mordre, de ta verge turgescente, épaisse, de tes doigts, de ton pouce me fouillant et me faisant jouir, bien loin de la mécanique bien huilée que beaucoup pensent maîtriser.. Merci de ton mot m'expliquant que tu as trouvé une copine et que tu ne veux pas céder à la "tentation de revenir (m)te voir" même si tu as apprécié avoir couché avec moi... Merci, parce que grâce à cette baise imprévue, j'ai vidé mon lit pour que tu puisses m'y prendre, m'y retourner. Ah oui, et si tu m'as trouvé "sèche", c'est juste mécanique, parce que tu m'excitais, et que lorsque je suis dans cet état, mon ventre se crampe, laisse circuler l'air et m'assèche. Pas parce que tu ne m'excitais pas, bien au contraire, j'aurais eu plaisir à remettre ça... tu sais où j’habite et grâce à toi, je dors à nouveau dans ma chambre désertée depuis des mois...
Un autre merci sans cul au minions qui sont venus me changer mon tableau électrique enfin posé, l'amitié indéfectible, les questionnements partagés, les avancées, la loyauté d'une amie comme j'aimerais celle de celui qui m'aimera et que je n'ai jamais trouvé, qui n'est pas une confiance aveugle, mais une estimation/ acceptation de ma capacité d'analyse, des ressentis "tripaux" que je vis... Tu m'appelles Cassandre, et en toute amitié, je t'emmerde...
Merci, ce soir alors que je ne savais plus si j'étais dans la bonne direction et que je désespérais (?)de partir de Nantes alors que passait undisclosed desire, à ce papa avec ses deux gamines comme des souris sous acides pour le plus long trajet qu'il m’a été donné de faire pour une distance définie, batterie de téléphone morte et prince charmant juif m'attendant à Angoulême que j'ai finalement eu au téléphone au péage de Niort et qui a graouté d'envie inassouvie puisqu'il était plus raisonnable que je ne viennes pas mais que ce n'est que partie remise...
Et je me rends compte que je n'ai pas remercié le hasard d'avoir orienté mon choix de recours vers une boutique plutôt qu'une autre (bien qu'au final ce soit la seconde qui ai vu ma chatte) et que grâce à lui, j'ai découvert un type qui m'a avoué avoir une chienne, autre que le bébé labrador qu'il promenait en laisse...

Alors oui, ce soir, je suis un peu bourrée, mais même avant je m'aimais, et je m'aime bien. Celui qui me voudra devra me mériter.
Vraiment.

lundi 22 juin 2015

Fête de la musique, fausse note...

Mais, alors que je m'éloigne, passant les doigts dans les poches arrières, transformant ce bon vieux 501 élimé en taille basse à string apparent, j'entends des beats électroniques...qui attirent les gosses comme des miettes de pain les moineaux...
Ton avant scène se dépeuple...
Je crois que la coupe techtonique et les gesticulations inhérentes ont bien plus de succès (alors qu'entre nous soit-dit, des cheveux pas trop courts, un peu ébouriffés, comme, je ne sais pas moi, un bassiste dans mon dos, ça offre une bonne prise...)...
Campée au milieu de la rue, tournant la tête, sourire franc et massif, je jette un œil à ce type diablement sexy lorsqu'il joue dont le regard est repassé sous ses lunettes à fine monture, surveillant ses doigts qu'il imagine maintenant ailleurs...

Et je disparais....


Tu as pensé à une hallucination...


Quelques minutes plus tard, alors que vous avez plié la panoplie du parfait rocker, vous décidez d'aller boire un pot... Les moineaux t'ont dit qu'ils rentreraient plus tard, de ne pas t'en faire (hey p"pa, j'ai passé 15 jours en Angleterre, tu ne vas pas me prendre la tête pour une soirée!!!)... C'est marrant, tu traines la patte derrière les autres, tu te retournes, jettes des coups d'œil... Non, c'était bien une hallucination, décidément...

Mais alors que tu passes à côté d'une porte cochère, de celles qui cachent un sas avant de déboucher sur une cour intérieure, tu sens la manche de ton t-shirt saisie au vol, et par laquelle tu es tiré...
Une main qui tient ta manche, et passe à ton cou, alors que l'autre se pose directement sur ta braguette, bien à plat, et que ma bouche se pose sur la tienne un peu sèche, la faute à la clope qu' étrangement tu as lâché... de tes mains maintenant libres, tu me serres contre toi, la lueur surprise a cédé la place à un furtif éclair de tendresse puis ton regard devient lubrique....

...Ça tombe bien...


J'ai envie de Toi...


...Maintenant...


Apparemment, toi aussi,


je sens que tu commence à bander sous ma main, alors que ma langue se plante profondément dans ta bouche, que je suce la tienne lorsqu'elle franchit le seuil de mes lèvres...

Du pouce et de l'index, je fais sauter les boutons de ton jean, alors que ta main est passée entre la toile épaisse de mon levi's et ma peau...Tes doigts arrivent à la naissance de la toison courte, après avoir effleuré la cicatrice qui la domine... tes doigts descendent, ton majeur passe sur mon clitoris en appuyant fermement et me pénètre directement, alors que la base de tes doigts se retrouve à enserrer ce bouton que tu manies si bien...
Ta queue est maintenant sortie, ne pas laisser de preuves...Alors que je l'empoigne fermement, paume à la base, pouce en opposition des autres doigts dont les ongles se posent sur tes couilles, tu as ouvert ma braguette de ta main libre, saisissant la ceinture à pleine paume, tirant la toile à toi, faisant péter les boutons...Ta verge à la main, je la guide à mon sexe à peine humidifié, alors que tu descends mon pantalon...Je ta branle fermement tout en caressant mon clito de ton gland découvert...Du genou, tu descends mon jean, il m'arrive à mi-cuisse, je peux juste assez écarter les jambes pour te laisser te mettre contre moi, tout contre moi, alors que ta queue dans ma main, je mords ton cou lorsque je la guide contre ma vulve, et te sens me pénétrer d'un grand coup de reins...
Pause....
Le chibre dans ma chatte, tu restes quelques secondes immobile, je descends tes lunettes sur l'arête de ton nez, et fixe tes prunelles...Je ne sais pas trop ce que j'y lis, ce n'est plus lubrique, ni bestial, même si tu vas me baiser comme une chienne qui en demandera encore...
Au creux de ton oreille, dans un soupir:

"...Toi...".

Mais je gémis maintenant, tu as écarté ton pubis du mien, une main sur ma nuque me tenant fermement, l'autre saisissant mon sein...Et tu me pénètre de nouveau, profondément...
Ça va être bestial, rapide... Mais tellement bon..
Mais je veux te sentir au plus loin, heurtant le fond de mon sexe de ta queue raide, alors je te fais quitter la moiteur de mon sexe, humide de mon jus et des gouttes de désir de ta bite, mais pas si lubrifié, mes lèvres remontant lorsque tu m'empales...
Je me retourne, plaquant mes seins à la pierre, et offrant mon cul rond et nu à tes coups de boutoir...
Tu te mords la lèvre, ta queue à la main et l'autre arrimée à ma taille cambrée...
Tu me prends d'une longue poussée, ta main quitte ta verge pour saisir mes cheveux, joue s'écrasant sur le moellon...tes cuisses écartées contre les miennes serrées, tes couilles qui y tapent, de plus en plus rapidement, je suis étroite sur ton sexe qui provoque mes râles de plaisir...
Je serres les jambes, t'emprisonnant, sentant chaque centimètre de ta queue sur les parois de mon sexe, les veines qui se gonflent, les couilles de plus en plus tendues...Tu me baises frénétiquement, je veux te faire jouir, sentir ton foutre se répandre en moi...Je suis...au bord...Tu plaques ta main sur ma bouche dont je suce les doigts pour ne pas crier, même si mes gémissements se font de plus en plus forts...Tes coups de reins, bordel...je sens que ta queue gonfle encore, qu'elle va gicler au  creux de mon sexe...
"Toi...jouis...jouis, s'il te plais..Je...Bordel...jouis en moi..."
Spasme de mon vagin sur ta queue qui me comble, qui me livre ton foutre au plus profond du sexe...
Tenant ma nuque au creux de ta main, retirant lentement ton sexe de mon con, tu me fais tourner vers toi...il y a comme des étoiles dans tes yeux...Puis tu te baisses, doucement, sans rien dire, et recueilles du bout de la langue un peu de ton sperme qui coule doucement à l'intérieur de mes cuisses, et vient le déposer sur mes lèvres... Puis tu recules, ma main quitte ta verge humide que j'aimerais tant sentir, encore, à la peau fine et douce, sous mes doigts...
"Vas-t'en, files, ou mes mots vont rattraper mes pensées..."

Ne te marres pas...respires...


Finis de te boutonner, et pars, ils ont cru que tu avais un truc à dire aux moineaux, ça a été rapide, intense...tu sais où les rejoindre...


Vas t'en où je vais (m'attacher) t'embrasser...


"Files Toi, je..."









"...t'embrasse"
.



mercredi 17 juin 2015

Philosopohie de comptoir, sans comptoir et sans philo...

D'un coup de bite de sentiments émergeant de nuits noyées pour camoufler sa lâcheté à un égocentrisme trop heureux d'avoir enfin une illusoire valeur par celle qu'elle trahit, en arriver à...

Réfléchir.

Se dire que les fins sont ignominieuses à la hauteur de ce qu'elles ont eu de magnifique.

Se demander pourquoi il y a ce besoin de voir des choses tranchées, nettes. De l'extérieur, cela peut sembler être une demande de choisir, de dire "soit tu es avec moi, soit tu es contre moi" , interprété comme un rappel au clan (à la manière d'un tenancier de forum qui niera flatter son ego par l'intérêt que son groupuscule lui voue et donne vie à son couple ou la valeur à laquelle il pourrait revendre son site). Mais ce n'est pas le cas. Pas parce que cela me ferait admettre des travers que je ne veux pas voir, je pense qu'ils sont déjà cernés. Mais que je ne peux me mettre au centre des choses, que je ressens, vibre, à des fréquences beaucoup plus globales que les individuelles.
Holistiques.
Blessée dans ma fierté, certes, mais surtout dans mon humanité. Prenons le cas de celle qui s'est fait sauter et sur les réseaux sociaux a du coup supprimé nos connaissances communes de ses "amis". La violence de constater que certains lui ont du coup redemandé ce lien ne vient pas du fait qu'ils n'ont pas "pris parti" mais qu'en quelque sorte ils valident son comportement, qu'ayant d'autres affinités communes, les valeurs, les principes, passent au second plan. Et subséquemment ne rencontrant pas l’opprobre, les faits sont validés et confortés dans leur supposé peu d'incidences.
Bien sûr il ne s'agit que d'amitiés virtuelles, bien sûr, il ne s'agit pas d'une tonte en place publique, mais n'est ce pas un peu un problème sociétal?
Tant qu'il y avait la religion, outil pour canaliser le troupeau, il y avait des lignes de conduite qui balisaient la vie, si l'on conchie toujours le jugement, il y avait tout de même le dernier à affronter. Puis la philosophie, la place de l'homme en être pensant qui renie son pâtre et repousse le loup. Puis l'argent, la réussite personnelle, individuelle. A mesure que l'on fait de l'homme une entité propre, loin de l'animal un ego, on l'éloigne de ses semblables, on le différencie, sectorise, canalise...pour en revenir à l'animal, qui n'admettra jamais qu'il en est un alors qu'il n'en n'a jamais été aussi proche dans son comportement. Animal de pulsions qui ont bon dos pour justifier la dé-raison, l'occultation de ses valeurs alors que l'on revendique par ailleurs de ne s'exciter que grâce à son cerveau...

Vaste hypocrisie à vouloir être aimé de tout le monde en agissant comme s'il n'y avait personne?
Être con d'avoir des principes alors que les autres n'en n'ont que pour les renier?
Être dit intransigeant alors que ce n'est que de la cohérence et de la loyauté envers soi-même et les autres?
Utiliser de grands termes dont toute la moelle s'est répandue dans le bouillon des vanités?

"Il ne s'agit que d'un coup de bite, ce n'est qu'un homme, tu en trouveras d'autres, un autre, le bon."

Ne pas penser aux incidences.  Ne pas avoir compris que c'était autre chose, de quasi mystique, plus que de l'amour, Mekhtoub.

Ne pas imaginer que l'on puisse être vidé, démoli dans son humanité.

"Il ne faut pas confondre le jugement qui condamne de celui qui estime" (Descartes)

Pour avoir exprimé des ressentis, des intuitions, des vibrations sous forme de jugements estimatifs, avoir été considérée comme condamnant...


Estimer  à leur juste valeur

ces gens qui vous disent, disent, vous apprécier, combien vous êtes importants pour eux mais qui pour un coup de queue balancent tout aux orties et n'ont de compte à rendre puisqu'il ne faut pas condamner.
ceux qui se mentent à eux mêmes et ne supportent pas que vous voyez clair dans leur jeu de petite bourgeoise qui n'est que la pute à un seul client de son mari/revenu et qui si elle murira un jour peut être, cherche pour l'instant à ne surtout pas se remettre en cause.
ceux qui ont les prétentions qui ne collent pas à leurs moyens, qu'ils soient en poésies laborieuses ou niveau de vie qui leur fait viser des êtres nimbés qui connaissent bien leurs aspirations par les clubs fréquentés.
ceux qui vous disent vouloir œuvrer à l'ouverture alors qu'ils ne cherchent qu'une cour et pour cela sont prêt à vous faire endosser les maux qu'ils ont généré contre lesquels vous les avez défendus comme étant les vôtres.
ceux qui se servent de vous en étant sympathiques pour avoir de la viande fraîche à proposer aux vieux barbons qui ne sont plus assez alertes pour relever la nasse des juvéniles.
ceux qui se prétendent bi tellement ils puent le désespoir de ne se faire pécho et pensent ainsi doubler les possibilités.
ceux qui vous tiennent le discours de la pulsion à assouvir alors qu'il pensent amour mais expriment poly-amour pour placer des pions l'air de rien.
ceux qui disent poly-amour pour ne pas avoir à dire tromperie...

Estimer la tromperie de l'autre pour ne pas assumer qu'il n'a plus de sentiments, mais subséquemment condamner les instincts tournés en dérision de ses déraisons, d'avoir vu ce que même lui ne voyait pas...
Tromperie des interprétations lorsque l'on est un homme d'un milieu aisé avec les problèmes inhérents à sa CSP et plus âgé, il n'est pas envisageable de penser que l'ange n'est pas lui, de comprendre que de  ce que l'on apporte aux autres, on en retire quelque chose qui n'est pas monnayable, pas quantifiable... Une centaine d'euro à une nana à l'étroit dans sa vie pour qu'elle puisse prendre enfin son envol sans comprendre qu'elle, elle lui a permis d'assurer une relation paternelle dont il a été spolié, pas de remise en cause, pas de "dette" dans cette douleur d'avoir déjà coûté tant..
Envers moi une réflexion à la con sur un code de carte bleue que je connais pour ramener le débat sur un terrain où je ne suis pas à mon avantage, occultant le reste, peut être le plus important.. Avoir l'habitude d'être le grand seigneur, celui qui laisse et ne perd pas, non, mais abandonne par facilité, par lâcheté, pensant pognon alors qu'il était question de karma...
Rencontré à un moment où il se rendait compte de la vacuité de sa vie, voulant enfin vivre pour lui et non pas pour correspondre à un schéma et des habitudes, moins lâche que maintenant en ayant averti sa légitime du danger et la respectant suffisamment pour ne pas baiser dans le lit conjugal, je savais que je lui serais un passage (et non pas un passage), lui pensant qu'il me ferait grandir et me congédierait d'une dernière claque au cul en m'ayant permis de m'approprier mon corps, moi sachant qu'il ne pouvait qu'avancer et se défaire de ces peaux successives et contraignantes dont il n'avait que peu à faire pour réussir a se dévêtir entièrement et enfin oser vivre à nu.

Mais c'est trop difficile de ne pas reculer, l'armure est confortable, tout comme la douleur, l'odeur, et une foule complaisante est bien moins exigeante que les seules personnes qui aiment au point de préférer perdre pour garder vivant que de voir se suicider à petit feu en hématomes de justicier paumé...

Je n'ai pas les moyens d'être bon prince cependant je n'ai rien utilisé, dévoyé, si ce n'est sur le réseau social que nous avons en commun lui bloquer un moment son accès, simplement pour retirer de son profil tout ce qui avait rapport avec moi mais ayant fait comme lui, ne résistant pas à la facilité des cuisses qui s'écartent et restant plutôt soft dans deux lignes d'humiliation. Ce n'est pas l'argent qui m'intéressait venant de lui. Les notifications bitcoin je m'en tape, la carte bleue ou le compte paypal, je ne vois pas pourquoi je m'en servirais comme la précédente n'a pas eu de scrupules à vider leur baraque des meubles achetés avec le compte commun, j'avais déjà des scrupules lorsque c'est lui qui me disait de les utiliser alors maintenant...

Les plugs iront garnir d'autres culs, le gode ceinture devra prendre quelques dizaines de centimètres de plus pour être seyant à sa nouvelle proprio qui lui a déjà donné un nom, les chaussures revenues de ce voyage que je pensais refaire trouveront d'autres pieds, la veste de voile trouvera une autre morue à vêtir, le latex sera utilisé pour d'autres courbes, puisque de toute façon c'est lui qui les a achetés, il pourra même les jeter, pensant ainsi pouvoir dire qu'il est sans passé et sans avenir alors qu'il est juste lâche des efforts à faire pour être vivant et qu'il vaut mieux crever dans une illusoire liberté plutôt que de faire l'effort d'être à la hauteur de ses ambitions... Et pour mon cailloux, ce ne sont que quelques billets, mais puisqu'il faut en arriver à la comptabilité, que ce que je lui dois il pense le mesurer à l'aune du pognon pensant que le bien être est dans l'argent qu'il conchie pourtant, mais que ce que je lui ai apporté n'a pas de valeur chiffrée, alors ce sera mon dédommagement et la preuve en le voyant l'offrir à une autre ainsi que tout le reste qu'il n'y avait plus d'affect ni même de respect...

Prenez ce texte comme vous voulez, il avait juste besoin de sortir, là, maintenant, car cherchant à comprendre pourquoi, constatant le peu de valeur que les gens donnent aux mots en les bafouant, mentant, se mentant à eux même, j'avais déjà une grosse désillusion sur le genre humain et le plus qu'humain que j'avais à charge, lorsque j'ai appris que la sœur complètement bipolaire d'une amie voit ses défaillances expliquées par le fait qu'elle vient d'apprendre: sa mère qui la culpabilisait, la dévaluait, ne le faisait que parce qu'elle se tapait son mari depuis dix ans...
Alors oui, devant ces comportements minables ne venant toujours que d'un intérêt personnel et sans penser à leurs répercussions, égocentrés quitte à détruire réellement les autres, en mettre quelques uns en exergue me soulage et je les vomis pour me purger de toute cette laideur.

Ils seront ma dernière intervention à ce sujet à l'attention des vautours et chacals qui se complaisent dans leurs hypocrites visites ici pour entretenir leurs acides. Belles vies de zombies à vous, puissiez-vous un jour vous réveiller.

Pour les autres, ceux qui sont sincères, qui savent qu'ils ont des antennes et ne les brouillent pas car ils ont accepté les souffrances qu'elles induisent et ne cherchent pas qu'une seule interprétation aux émissions, j’hésite entre "démerdez-vous" et "merci".