jeudi 29 novembre 2012

Capharnaüm... entre cour et cuisine. 22

22/


 Comme si la mer (l'amer?) avait envahi l'espace, ici, là, entre le jardin et la bâtisse.
Du bleu profond qui indique les hauts fonds, parfois à fleur de rivage, alors qu'il n'est qu'à quelques mètres (Maître?) pourtant, savoir que l'on peut y glisser, et s'y perde, se tenir, se retenir...
Avant d'abandonner?
Ivresse (ivresse?) des grands fonds...
Parce qu'au fond, on est toujours seul...

Capharnaüm... entre cour et cuisine. 23

23/
Est ce que d'avoir un jardin depuis quelques années permet de dire que l'on est un jardinier expérimenté?
N'est ce pas prétentieux?
Parce que l'on a beau planter, biner, bêcher, on a beau penser "maîtriser", si les tomates ont envie de pousser de travers, si des limaces envahissent les pieds à peine poussés et en dévorent les feuilles...
Si l'on commence à comprendre ce qu'il faut faire pour que les tomates croissent, est ce pour autant que de fait, on saura quoi faire pour des choux?
Ne faut il pas rudement manquer d'humilité pour prétendre que d'une récolte de tomates même pas faite, on s'avère "expérimenté", ne sachant pas si l'on aura ensuite des navets ou des topinambours à planter?
Le jardinier n'est qu'un homme, Il n'a pas la fatuité de prétendre maîtriser ce qu'Il peut juste aider à croître, et s'investit à la hauteur de ce qu'Il souhaite récolter...
Sachant que s'Il ne travaille pas un minimum à ses plants, ils grandiront finalement seuls..
Mais Il ne se plaindra pas ensuite de n'avoir que quelques rares fruits au lieu de la récolte mirifique dont Il rêvait...
Sans fournir d'efforts...
Il n'abandonnera pas son lopin en arguant que la terre y est mauvaise, parce qu'Il est expérimenté, vous comprenez, ça ne peut pas être de Sa faute..
Non, Il réfléchira, Il se posera des questions sur Ses méthodes, sur l'investissement qu'Il veut fournir pour obtenir ce qu'Il souhaite...
Et même s'Il a jardiné pendant quatre ans, s'Il est honnête avec Lui à défaut de l'être avec Sa terre, Il ne lui fera pas porter la faute, et admettra qu'hormis deux arrosages par mois à un cactus, Il n'est guère prêt à fournir plus d'efforts, même s'Il rêve de forêts tropicales, de potagers dignes de la corne d'abondance, de vergers comme au jardin d'Eden...
Ou alors, Il maintiendra qu'Il est un jardinier, et continuera de s'étonner à chaque nouveau jardin qu'il finisse en friche où Il n'a plus même envie de se rendre...
Faute d'honnêteté... Envers Lui-même.

45€, merci.

Mais alors, t'es maso?

Indécrottables sont les gens...

Et puis nous aussi, avouons-le.

Je ne suis pas une soumise qui a cherché un Maître, je suis une femme qui a rencontré un Homme qui s'intéressait au BDSM.
Le présupposé pour Lui était que dans ce "type" de relation, c'est la confiance qui prédomine. Lassé des rapports en faux-semblant, du compromis qui devient compromission sans que l'on s'en rende compte et sape lentement la franchise dans le couple, contribuant à l'éloignement, au fossé qui se creuse irrémédiablement lorsqu’à force de taire, la rancune devient rancœur, c'est le côté Domination/soumission et la totale franchise qui doit y être de rigueur qui L'attirait.

(Bon je dois avouer que peut-être, l'Homme n'étant pas libre, le fait d'avoir la possibilité du Maître, de répondre à des attentes que son couple ne pouvait Lui "offrir" et dont je sentais que ce ne serait jamais le cas, m'a permis de me lancer à fond dans cette histoire et les "modalités imposées" répondaient finalement à des attentes qui me semblaient nécessaires voir évidentes de l'échec de mes relations précédentes.)

Alors voilà, j'ai rencontré cet Homme, je me suis renseigné, j'ai discuté, échangé, et Lui ai proposé mon cou à ceindre d'un collier...
La base de notre relation était que nous pouvions tout nous dire, que nous n'allions pas reproduire en virtuel ce qui nous pourrissait en réel.

Mais...
Et le sexe, et le SM, et la contrainte, et les coups?
Ben oui...

Indécrottables, je vous dit, on a beau se targuer d'être D/s nous avons nous aussi, le cliché du SM en tête, comme si tout cela était indissociable...

Alors en virtuel, pour les coups, on repassera, en revanche, les positions à prendre, les "devoirs" sous forme de travaux pratiques avec photos en preuve à l'appui*, le grand n'importe quoi qui en découle à la "cap pas cap" et l'escalade dans le potache...

A distance, on peut jouer sur l'humiliation, sur les contraintes, sur l’excitation...
Mais il faut bel et bien attendre le réel, la confrontation des épidermes, pour pratiquer le SM.

Mais... pourquoi le SM?

Est ce nécessaire à l'Homme qui est déjà en couple et Maître d'une autre, comme un "prétexte" de ce que ne peut lui apporter bobonne et qu'il irait chercher ailleurs?
Je sais que je vilipende les illégitimes qui se fabriquent un BDSM de prétexte, je sais qu'Il n'était pas dans ce cas de figure Sa légitime étant parfaitement au courant (ce qui sera sujet d'une autre publication...ou pas...^^).

Je sais que dans notre cas, Il est arrivé avec une cravache...
D'ailleurs, cette fichue cravache semble l'outil symbolique le plus rapidement acheté par un couple BDSM, peut être parce qu'on en trouve à Décathlon sans problème...
Cette première rencontre n'a été que la poursuite de nos échanges épistolaires, nous lui avons simplement donné corps... Et cris.
Mais de ce que j'en retiens le plus, ce n'est pas cette "séance" de cravache mais bel et bien mon corps me trahissant pour me faire fontaine...
Il était clair que les horizons que m'ouvraient cette relation ne se limiteraient pas à me faire claquer le cul...

Alors une relation BDSM est elle obligatoirement SM?

Ben non...

Mais alors, pourquoi est-ce que je Lui livre mon séant à fesser au rouge, au bleu, mon dos à zébrer au redouté et redoutable fouet?

J'suis pas maso, quand ça fait mal, ça fait mal...

Seulement voilà, lorsqu'Il me fesse, je rie, je me tortille, je me cabre...
Pas de "punitions"physiques car la pire sera toujours Son silence, Son indifférence...
Les "coups" doivent rester dans le ludique, dans le partage, l'échange...
Je livre mon cul à Tes mains mais Tu me laisses l'illusion d'une fuite possible en ne m'entravant pas, la vie est trop courte pour se la rendre triste, alors quitte à faire quelque chose qui Te plaise, autant que cela me rende heureuse, et quand je suis heureuse, je rie...

Pourquoi du compassé?
Après les culs-serrés, pourquoi pas les cons-pincés, tant qu'on y est?

Nous avons essayé d'autres instruments, un martinet scoubidou en corde, des badines, des fils de réglisse, des spatules de cuisine...

Mais lorsque nous sommes dans ce cas de figure, nous sommes réellement dans l'expérimentation, Lui cherchant l'angle, l'intensité, moi écoutant mon corps, détaillant les ressentis, l'impact est-il superficiel ou profond, est-ce supportable sur le long terme ou rapidement insupportable?... Peu d'ustensiles trouvent gré à nos yeux il faut dire, et la cravache prend plus la poussière qu'elle ne strie mon arrière train.

Mais ne jouissant pas de la douleur, est-ce par pur esprit analytique ou curiosité que je me livre à Ses mains?

C'est vraisemblablement pour apprivoiser les sensations et pouvoir en jouer ultérieurement, non pas dans l'espoir d'en atteindre l'orgasme, mais de cette bulle qui se créé alors:
Lui aux aguets, guettant mes tressaillements, mes murmures, moi Lui livrant ma confiance brute: "je suis entre Tes mains, je suis Ton jouet que Tu peux à tout instant casser"...

Je n'y ai jamais atteint le tant vanté sub-space, je n'ai jamais joui de douleur, en revanche j'ai senti un cocon presque palpable se mettre en place autour de nous lorsqu'un après-midi, nue devant une porte, Il a utilisé le martinet que j'avais réalisé. Les brins étaient le prolongement de Ses doigts, tour à tour caresse ou morsure, impact doux et piquant d'un coup de vent sur une plage ou massif et prégnant, courant d'air avant, après l'impact, plus ou moins vif, plus ou moins lent...
Comme une sorte d'hypnose, de bien être se mettant en place, uniquement consciente de mon corps et de la danse par laquelle Il m'emportait.
Pas de douleur, juste du bien être, un échauffement progressif du derme, et comme irradiant de nos corps cette enveloppe qui nous ceint, réduisant notre monde à Lui et moi, délimitée par la longueur des brins du martinet...

Mais si je ne suis pas maso, pourquoi me fouette t'Il alors?

Si la cravache semble le BA-BA de l'imagerie BDSM, le fouet en "LA" figure symbolique. Impressionnante.
Le claquement, l'arabesque du cuir fendant l'air...
Et dans les films dispos sur youporn ou autre supports qui présentent de la boucherie digne des punitions de piraterie (ou de pays où la femme est soumise par obligation, mais c'est un autre débat...) rien n'est fait pour la sublimer.

Pourquoi me laisser fouetter, si je ne suis pas maso et que cela ne me fait pas jouir?

Une amie m'a fait remarquer "pense à toi".

Effectivement, Alcyon a été comme subjugué par le fouet, il faut dire que nous avions eu la chance de rencontrer un des plus grands, si ce n'est LE plus grand "fouetteur" bdsm  - Le Squale pour le citer- et que de le voir à l’œuvre est juste sublime, envoûtant. A tel point qu'apparemment, une fessée est plus intimidante que la danse de ses single tails. Sourire*

Bien loin des lacérations à coup de cuir, nous avons eu la chance de voir un homme portant son âge mais dont les yeux se sont mis à briller comme ceux d'un gosse devant le sapin au matin de noel lorsqu'appliqué, concentré tout en suivant le rythme de la musique qui passait, le ballet du fouet à commencé.
Jouant du crackers afin de défaire le nœud de satin du bustier de sa soum, touchant en rythme l'épaule, le flanc, la fesse, alternant, Maîtrisant. Un moment superbe.

Connaissant l'attirance de mon Maître pour l'instrument, j'ai eu le privilège d'avoir comme cadeau quelques minutes sous le fouet du Squale.
Approche technique car en effet, la manipulation de l'instrument demande un long apprentissage quant on veut bien faire (des mois d'entrainement, de "air fouet", avant de se lancer sur une personne) et je ne me voyais pas alors qu'Il s'y serait mis, qu'Il aurait appris, Lui dire "ben non en fait, j'aime pas tellement tellement"...

Cette "séance" m'a permis de savoir si je pourrais, si j'aimerais.
Ça a été concluant.

Alors masochisme de dévotion pour mon Maître et assouvissement de Son envie?
Peut être un peu, à la base.
Mais pour ce partage, pour ce travail qu'Il a réalisé, réalise, de s'entrainer, de progresser, pour jouer avec moi, n'est ce pas finalement moi qui reçoit bien plus que les coups que je prends?
Lors d'un passage sous le fouet, il y a la douleur, oui, mais elle s'apprivoise, et c'est aussi la partie psychologique du claquement non pas sur la peau mais juste à côté, l'attente de la touche qui ne vient pas pour mieux prendre au dépourvu ensuite.
Un jeu.
Dangereux, mais un jeu.
Douloureux, mais...
Une parade amoureuse.
Lorsque j'ai demandé une première approche de fouet, je l'avais demandé à ma marraine.
Ne s'en sentant pas apte, c'est son Maître qui me l'a prodigué.
Je ne lui aurai jamais demandé, à lui, car c'est à mes yeux dans un couple, bien plus qu'une pratique de "jeu".
Mais bel et bien des préliminaires.
Voir un rapport.
Est ce pour ça que ce jour là, j'ai du demander d'arrêter, au bord de l'évanouissement, non pas de subspace mais comme une mise en veille de mon corps?

Bref. La sensation était apprivoisée.

Alors, lorsque dernièrement nous sommes sortis et avons retrouvé des amis, que le lieu s'y prétait, j'ai tendu le dos.

Pour Lui faire plaisir?
Pour me faire plaisir?
Pour nous faire plaisir?
Pour la frime?

Oui, j'aime ce côté exhib et je suis fière (la fierté, en BDSM, c'est Hment bien quant elle est dans les deux sens) qu'Il soit regardé, admiré, complimenté lorsqu'Il utilise Son fouet.
Fière de ce qu'Il fait, fière du travail qu'Il fournit pour.
Fière de valoir cet investissement.
Oui, ça me fait plaisir qu'Il se serve de moi pour cela.
Oui, ça Lui fait plaisir de le faire.
Cette fois donc, je me suis livrée pour tout ça.
L'ambiance était détendue, peut être un peu trop, entre la musique inspiration mouettes sur champ labouré et l'Almanach Vermot débité à côté.
Toujours est il que je l'ai fait pour Lui, pour moi, pour nous.

La prochaine fois, je pense que je le ferais plus pour moi.

Car si je ne suis pas maso, il est indéniable que cette fois ci, j'ai approché quelque chose, j'étais au bord d'une nouvelle terre, devant une nouvelle porte.
Je n'aime pas la douleur.
Mais le fouet est hypnotique, il génèrerait presque une transe.
Il berce en frappant, il dissocie en jumelant la douleur et le rythme..

Alors non, ce n'est pas parce que je suis Sa soumise que je suis maso.
Et si, effectivement, je me laisse "taper dessus", ce n'est pas à coup de beigne que le premier venu pourrait allonger...

Je ne suis pas maso...

Je suis amoureuse.

Si cela suscite des interrogations, des haut le cœur, de l'envie, n'hésitez pas à le dire, les commentaires sont là pour ça.




mardi 27 novembre 2012

Correspondances...

échanges, devoirs...  Notre relation s'est construite à l'écrit, ne devant jamais nous rencontrer...  J'avais "flairé" chez cet Homme la possibilité de joutes passionnantes, non seulement par Sa façon de tourner Ses phrases, cette espèce de dédain qui faisait de Lui un challenge, des échos dans Ses mots qui résonnaient en moi comme depuis longtemps ce n'avait été le cas, j'étais simplement vide Ses phrases m'ont rempli...  Vous allez trouver ici des mails, des dialogues que nous avons eu et qui vous donneront, je l'espère, un aperçu de ce qu'est, comment s'est construit, notre BDSM...

Les trois correspondances. Et...merde



From: Lui@email.fr ******************* MAIL 1  *************************
To: Elle@email.frSubject: et...merde
Date: Wed, 1 Jul 2009 23:56:13 +0200

Je relis...nous relie...
et ta dernière phrase: "pourquoi m'es-tu nécessaire à ce point...."

Un début de réponse, peut-être...

Parce que tu es ma soumise, ma chienne, ma putain privative....et en ce sens, je t'ai prise comme telle, accepté ainsi, voulu que tu le sois, sans regret ni remord....juste acceptée.

Et à ce titre, et sans expérience...tu as franchi le pas, et moi aussi.

Alors tu ne peux plus nier le fait que tu es ma pâte à modeler, que je vais te malaxer, comme je le fais de tes seins,... te fouiller dans tous les sens, comme je le fais de ton vagin,....  jusqu'à ce que je sorte de toi le jus dont je me lèche les doigts...
Je vais te mettre à quatre pattes, jusqu'à te faire chier, accroupie dans tes draps de soie,... te prendre par la nuque et te fourrer la tête dans ta merde,... grimper sur ce lit et t'encadrer, debout, les pieds bien campés autour de tes hanches, me branlant sur ta poitrine gonflée, ne te laissant apercevoir que la base de mes couilles,... te tirer par les cheveux,... prendre le manche de la ventouse des chiottes et te la carrer dans le cul....bien profond....te ramoner le rectum jusqu'à ce que ton sphincter n'effleure plus que le bois du manche,... te faire dégorger ta diarrhée, et que tu nettoies ton visage souillé, les doigts dans la bouche, et que tu sois convaincue que c'est bon. Alors je me branlerai sur tes selles, donnant du goût aux parties solides, te retournant par un doigt dans ton cul ouvert et spasmé, vautré dans tes matières que tu sens nauséabondes...et m'en délectant les narines.
Enfin, tu sauras que plus brulantes que les gouttes de mon foutre, mes larmes laisseront des traces plus profondes...alors que d'une dernière main au cul, magistrale, je te propulserai vers une voie dont tu seras maitresse, et sur laquelle je ne pourrai te suivre, toi libre, et moi heureux qu'il me reste l'odeur de ce dernier doigt que je t'ai fourré, ma soumise, ma chienne, ma putain privative...
Et par amour...


Les trois correspondances. Re: Et...merde

From: Elle@email.fr ******************* MAIL 2  *************************
To: Lui@email.frSubject: FW: et...merde
Date: Thu, 2 Jul 2009 09:48:59 +0200

Étrange...

Sentiments contradictoires, paradoxaux, sous mes yeux, Vos mots, qui m'effraient, me rebutent, mais m'excitent, me sentant pourtant incapable de franchir cette limite, et la déception que je risque de  Vous infliger, de ne pouvoir me plier à toutes Vos envies.

Beaucoup de choses à Vous dire, du coup, mais trop peu de temps, pour le moment...

Tu me touche, me malaxe, transformant mon argile en plus belle des sculptures, sous tes doigts, je vis, et de ton intelligence rare, tu veux savoir ce que je ressent, ne t'avançant dans cette voie pour le plaisir d'humilier,
mais de créer une œuvre qui sera tienne tant que tu la façonneras, que tes doigts lui donneront vie, mais, sentant les aspérités de la terre, les prenant en compte.
Je suis la matière, toi, le créateur, mais ne fais pas de moi un stupide Golem, donnes moi tes desseins, expliques-moi ta noirceur,
même le plus sombre de ton âme, livres-le moi, je t'en prie, que je puisse suivre les méandres de tes envies,  et voir si l'outil me façonnant ne risque pas de me détruire d'un coup trop profond, brisant l'harmonie des courbes jusqu'alors érigées...

Peut-être m'innachèveras-tu,
peut-être, tel un grand sculpteur, avoueras-tu parfois,
Maître de la matière pourtant, utiliser ses failles jusqu'à les magnifier et d'un nouveau chemin, perfectionner ton œuvre, quittant ton dessein premier, tendant à la pureté d'un Brancusi, aérien, mais comme au bord de l'abîme que le recul nécessaire, s'il n'est pris, fera choir...

Je me rends compte que c'est totalement ignare que je me suis livrée à toi, voulant te plaire, ne pouvant me résoudre à te laisser sans pouvoir plus te connaître, les premiers mots que tu ne m'avais pas même dit m'ayant déjà profondément marquée, suscitant un intérêt sans commune mesure...
Mais que ce n'est peut-être pas une raison suffisante, à tes yeux...

Je me suis viscéralement attachée à toi, sans que tu ne me le demandes, ne le veuilles même, et me suis offerte à toi... Mais peut-être que cela est trop grand pour moi, que TU es trop grand pour moi...

Je peux jouer avec les mots, à l'infini, mais je ne voudrais que tu ne te méprennes, que tu saches qu'il y a une part qui est atteinte en réel, qui me touche (je sais que tu le sais, ^^), et que si tu m'entraines à l'écrit dans toutes les situations possibles, je n'en tirerais pas le même plaisir que par exemple... d'attendre, transie, dans ce garage à vélo...

Ou de l'idée qui germe, s'étoffe...des sévices que je compte infliger à ton cul...

Y passant la langue d'abord, et l'ouvrant non pas de la pointe, mais de la bille sur laquelle un glaçon aura fondu, froide, contractant ton anus alors que tu sais devoir l'assouplir, que ma langue puisse s'y faufiler, en sentir la résistance d'abord,
alors que l'odeur de ta sueur mêlée au foutre que j'aime te faire cracher, au creux de tes couilles, m'enivrera, me rendra folle d'envie, d'à mon tour, te posséder...
Laissant couler un filet de salive de la pointe de ma langue à cette porte que je vais forcer du pouce, mes autres doigts calés dans la raie alors que j'imprime mes dents sur ta fesse, d'une belle morsure rougissant ta chair pale, se contractant alors,
enserrant mon pouce que je presserais dans ton rectum, cherchant à masser la prostate afin de te faire bander encore plus, sans, peut être, te laisser la possibilité de te branler, mais serrant ta queue de mon autre main, gland vers le sol, à la limite de la douleur, et pouvant ainsi la voir perler alors que je prends ton cul de deux doigts maintenant, qu'ils vont et viennent avec de plus en plus d'amplitude dans ton anus que je sens se relâcher enfin, que ta respiration s'accélère et que, peut-être, je daignerais sucer le bout de ta queue, ne sachant si cette enculade te fera découiller sans autre recours, ou si un doigt de plus dans ton cul qui est a présent le mien te fera gémir...

Je suis entre Vos main, Maître, et j'aime Vous sentir entre les miennes...


Les trois correspondances. Re:Re: Et...merde

From: Lui@email.fr ******************* MAIL 3  ************************* 
To: Elle@email.fr
Subject: RE: et...merde
Date: Thu, 2 Jul 2009 17:59:42 +0200

Alors, je te dois te répondre...

D’abord,…j'ai entendu ta supplication de ne pas t'abandonner...et j'éclate de rire, petit chaton...je serai fou de le faire...et tellement triste si tu me le demandais....J'ai pris le temps de te connaitre un peu, avant d'accepter la laisse que tu m'as tendu, car tu as des couleurs que tu caches et que tu ignores toi-même pour certaines, et que je veux te pousser à révéler...Bien sûr, pour que certaines soient mises en lumière, je n'hésiterai pas à poser ma patte sur ton échine, à te faire ployer alors que tu sens mes griffes transpercer ce que tu as mis tant de temps à construire comme ta carapace, et te coller le ventre au sol, les pattes en croix, le museau en terre.
...
C'est cette patte, dont les griffes ont déjà laissés leur marque indélébile sur ton épiderme, que tu viens de sentir, avec mon dernier message (et...merde). Ce n'est pas mon envie ou un des mes phantasmes... (Je ne suis ni scatophage, ni scatophile)...
Et je suis heureux que tu aies eu ces sentiments (contradictoires, paradoxaux, effrayant, rebutant,...et excitant), c'est que mon but est atteint: faire naitre des sensations en toi, par des mots qu' on ne dit jamais à personne, même pas en rêve (à part les tiens)...et te faire ouvrir des portes que tu te cachais...de te prendre par les cheveux, de te dire "regarde ce qu'il y a derrière cette porte", et de te laisser le temps pour que tu regardes ces images en face, afin de ne plus craindre cette porte. Tu pourras choisir de la refermer, mais tu ne pourras plus ignorer son existence.
J'ai choisi sciemment cette métaphore scatologique en pensant à toi....qui te prends pour de la merde, ainsi que ce que tu crées. Alors oui, je vais mettre les mains dedans...te vider de tout ce que tu crois être tes excréments, que tu vois que ces particules solides ne sont que des germes de génie, que je veux faire croitre, même si je dois les nourrir de mon sperme et m'en vider les bourses jusqu'à mon épuisement, séché, la gueule ouverte...et toujours par amour...pour toi...
...
Oui...tu t'es livrée à moi, sans trop savoir ou tu allais...sans expérience, et cela est déjà courageux...Mais déjà, tu es transformée...et l'expérience, ce flambeau qui n'éclaire que celui qui le porte (ça coûte 2 balles aussi, les slogans carambar ?...), tu commences à l'acquérir (rhaa...pas de monnaie...la carte bleue, tu prends ?...). Mais je n'en ai pas beaucoup non plus, d'expérience...pas évident tomber sur quelqu'un de ta qualité pour créer une relation (d/s)....en fait, non, jamais je n'ai rencontré quelqu'un d'autre que toi avec qui j'ai eu envie d'aller aussi loin...Et même si je sais que tu t'es documentée pour comprendre les rouages de cette relation, tu commences maintenant à la vivre pleinement et à ressentir les plaisirs que cela procure, et la liberté que cette confiance mutuelle apporte. Tu sais aujourd'hui pourquoi je t'en ai parlé au début de nos rencontres, devant tes yeux écarquillés d'incompréhension et de surprise (mais qu'est-ce qu'il me raconte ce taré ?, pourquoi il veut me mettre un collier ?, il me prend pour une conne, ou quoi ?), me disant " pourvu qu'elle ait envie d'essayer, de toutes façons, tant pis, je prendrai  ce qu'elle me donnera, pourvu qu'elle reste encore un peu..."), feignant une certaine désinvolture, mais me méfiant quand même de cet animal étrange, me considérant comme un scorpion, reluquant mon dard et sa goutte brillante en perlant, en se léchant les lèvres à l'idée de me faire cracher mon venin avant de me planter mon propre dard dans le crane et de m'abandonner à mon agonie...in cauda venenum...


dimanche 25 novembre 2012

Mais alors, t'es une salope?

Il y a plusieurs réactions lorsque l'on avoue "on est plutôt orienté BDSM" à des gens qui se demandent quel est notre relation...

Ben oui, un mec qui a plaqué sa dernière compagne pour une plus jeune, pas plus riche, pas plus intelligente, qui ne vit pas avec elle mais en a l'air amoureux même s'Il l'appelle "salooOOoope", ça pose question...

Doit bien y avoir un truc. Pis bon, comme elle n'est pas "du même monde", comprenez pas de grandes études, pas de beau métier, au contraire une cassos, si c'est pas pour Son argent ben ce doit être pour le cul...

Alors toutes les jeunettes, les nouvelles qui découvrez ce monde, ce mode de relation, vu comme enfin, vous vous sentez vivre, être bien, complète, la femme réconciliée avec la pute, la maman avec la chienne, loin du jeu des masques que la vie nous fait prendre successivement "bonne fille, bonne élève, bonne employée, bonne épouse, bonne mère..." vous avez envie de le crier à la face du monde: "Enfin, j'ai trouvé une relation saine, sans non-dits, sans mensonges, dans la confiance et le respect"...

On risque de vous demander si vous faites du porte à porte pour les Témoins de Jéhova...
Alors, vous serez tentées de dire que non, vous faites du bdsm...
Finalement, Témoin de Jéhova, ça serait peut être mieux passé...

Ben oui, faut pas croire, "BDSM" ça sent le souffre, ça sent la luxure et la dépravation, la violence, la manipulation... Enfin ça, c'est quant on a déjà été un peu curieux, sinon, ça sent juste le vu sur TF1 "ah ouai, tu t'habilles en cuir, tu te fais attacher, claquer le cul et t'aimes ça?"

...

Comment dire...

Faut il expliquer que le BDSM ne se limite pas au SM, que nous, perso, on est plus D/s, ce qui veut dire que je m'en remets à Lui, que je Lui appartiens?

Il y a des gens qui vont vous sembler assez ouverts d'esprits "parce que tu sais, je connais un peu, j'ai un copine qui fait des photos fétish à Paris" pour que vous vous sentiez en confiance et leur en disiez un peu plus, doucement, dire que non, ça ne se limite pas à des jeux sexuels violents, des coups gratuits ou des insultes...
Que cet Homme, vous l'aimez, vous l'aimez à un point qui vous permet d'abandonner toute barrière, d'enfin, oser vous livrer nue d'âme et de corps à quelqu'un, et qu'en cela, vous le reconnaissez comme votre Maître...
Vous serez tentées de dire qu'enfin, vous vous sentez bien, parce qu'avec Lui, c'est simple, vous n'avez pas à réfléchir, vous avez parlé (beaucoup), échangé (tout autant), que c'est un homme bien, et que cet Homme bien, vous n'hésitez pas à vous en remettre à Lui parce que jamais, Il ne vous fera de mal, Il vous connait...
Certes, vous avez une cravache (ah, le sacro-saint premier cadeau comme un accessoire rituel, vous avez été adoubée à la claquette en cuir sur le postérieur...) mais ce n'est pas tout, ça fait parti du "jeu"...

Trop tard...

Vous aurez eu beau expliquer que la relation D/s peut se passer de S/M, qu'elle peut être celle où le Maître ne cherche qu'à faire grandir sa soumise, non pas que par le cul, la baise, mais en lui redonnant la confiance qu'elle avait perdu ou l'aidant à bâtir celle qu'elle n'a jamais eue, juste en étant des yeux bienveillants, en sachant lui dire les "je suis fier de toi" qu'elle a toujours espéré et qu'elle n'a jamais entendu, ou qu'elle ne pensait pas mériter...

Mais non...

Les clichés ont la vie dure et immanquablement, vous risquez de vous retrouver étiquetée traînée manipulée par un type sans scrupules, en danger car euphorisée par une deuxième jeunesse, prête à accepter de se faire violenter, violer, faut bien que ce soit quelque chose comme ça pour que vous ayez divorcé, espèce de salope qui ne pense qu'à son cul et pas à ses gosses...
 Qu'importe que votre ex lui, suite à votre séparation, se tape des travestis, des mortes de faim de Badoo qu'il enchaine ou se mette en couple avec une proxénète notoire, c'est vous qui avez détruit l'équilibre des enfants pour vous faire baiser comme une chienne...

Et cette personne à qui vous aviez fait confiance, qui vous semblait assez réfléchie et tolérante, pour peu qu'elle fasse partie de votre cercle intime vous décevra au mieux, vous poignardera au pire en projetant ses délires et dégoûts lorsqu'elle parlera d': "elle et son espèce de malade mental" à vos connaissances communes, à votre famille, pire, à vos enfants, lorsqu'elle y a accès....

Alors si j'avais un conseil à vous donner, vous qui découvrez, vous lancez "dans le BDSM" en sachant pourquoi, non pas trouvant un Maître au lieu d'un psy mais un Homme qui vous donne envie de vous poser à Ses pieds, dont les traits dominants trouvent écho à vos traits soumis, une relation amoureuse somme toute (mais puissance 1000, quand même) et bien...

Gardez-le pour vous.

Après tout, lorsque vous étiez "vanille", avez vous fait une grande déclaration quand vous vous êtes aperçue que vous preniez votre pied en trois minutes en levrette?
Et puis on sait bien qu'il y a des sujets à ne pas aborder si on ne veut pas qu'un dîner de famille finisse en pugilat si tout le monde n'est pas du même bord: la politique et la religion, qui sont des croyances, des convictions personnelles...

Vous ne pensez pas que le BDSM c'est un peu la même chose?

Alors si vous voulez en parler, trouvez les lieux adéquats, le net est un merveilleux outil pour rompre l'isolement, cherchez vous même, essayez, voyez où vous vous sentez bien.
J'ai fréquenté quelques forums, et si je ne devais vous en conseiller qu'un ce serait celui où je suis le mieux, les chasseurs sont surveillés, les proies volontaires remises à leurs places...:
Le Palais de la soumission 
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jeudi 22 novembre 2012

Mais au fait, c'est quoi le BDSM?

Presque tous les blogs de soums commencent par un rappel à la signification de l’acronyme BDSM...
Me connaissant, je devrais déroger à la règle.
Mais bon, si je ne vous donne pas les bases bien que je me doute, bande de pervers, que si vous avez atterri ici ce n'est pas en faisant une recherche sur le scrapbooking, les vraies, et les miennes, qu'on risque de ne pas partir sur les bonnes, de bases...

B pour Bondage: 

soit l'art de transformer une personne en paupiette à l'aide de cordes, en général de 8 mètres en chanvre, en jute; ou de littéralement la faire décoller par le biais de suspensions (note à moi-même: ne pas me mettre à chanter spider cochon quand j'assiste à une démo).
Le but peut être la contrainte, la performance, l'esthétique, avec ou sans notion de jeu sexuel.
Vous entendrez parler de Bondage (terme mis en avant par la communauté homo US des années 70) mais les puristes eux feront référence au Shibari ou au Kinbaku (arts ancestraux venus des salles de torture japonaises les ayant doucement quittées pour glisser derrière les cloisons en paille de riz entre adultes consentants).
Les paupiettes, c'est là.
L'esthétique, c'est ici.
Un encordeur que j'aime bien.


D pour discipline:

Le BDSM peut être un art de vivre, ou un jeu.
Parfois les deux.
Dans les termes anglo-saxons, le suffixe Play revient souvent (age play pour le papa et sa fifille, pet play pour les soums qui cherchent l'animalisation, pony play pour ceux qui n'ont pas fini de rêver de poneys...) Dans ce type de "jeux", l’éducation, le dressage sont une part importante de la trame.
Il y a également la notion "d'éducation anglaise" que l'ont pourrait simplifier en dressage à être la meilleure salope qui soit pour son Maître à coup de trique (ou de boutoir^^) en s'inspirant des méthodes bien connues des châtiments corporels, avec perversité et sexe en prime.
Vous pourrez éventuellement entendre parler d'éducation à l'espagnole, mais... c'est surtout une blague à sortir aux "Maîîîîtres" qui s'y croient un peu trop...


D pour Domination (qui alors s'apparie avec le S de soumission en D/s):

Certains ne pratiquent que cela, une personne Dominante, une personne soumise.
C'est un abandon de pouvoir consenti de la part du soum à son Maître, une remise de ses envies, de ses phantasmes de ses attentes, entre les mains du Dominant.
Beaucoup se targuent d'être des Dominants nés (parce que mâles... mais les Dominas, alors?), d'autres le doivent à leur éducation/profession, certains s'y sont aventurés par jeux ou encore parce qu'ils ont rencontré une personne qui a éveillé leur instinct de protection ou de guide, d'autres encore parce qu'ils ont vu un reportage sur TF1/ ont lu "Histoire d'Ô" et enfin beaucoup de ceux que vous croiserez sur les tchats et forums BDSM parce que bobonne n'est pas hyper open au pieu, alors tu comprends, comme elle ne peut pas assouvir mes besoins, je cherche une nana pas farouche/un peu paumée/en quête d'amour à baiser une soumise à éduquer...
Les comparaisons récurrentes sont celle de l'alchimiste (oh oui, transforme mon cul de plomb en or) de Pygmalion ( ou quand l'homme se prend pour Dieu à vouloir créer la femme de ses rêves) mais perso, je préfère ceux qui me disent qu'ils ont été touchés par la lecture des sites de Khayyam ou du Squale ...


S pour Soumission:

Dans la "vraie vie", appelée aussi vie vanille, on ne se soumet pas, on a un compagnon, voir un mari, des amants.
Dans le BDSM, il y a des personnes soumises.
La question serait "soumises oui, mais à quoi?"...
Comme pour les "maîtres" auto-proclamés, il y a la soumise déclarée.

Soit qui oublie qu'elle est une femme avant tout et ne se présente plus qu'en tant que soumise, parce que:

  • elle n'est pas dans les normes de beauté actuelle (trop grosse, trop maigre) et pense que l'amour qu'elle donnera à son Maître rattrapera la "tare" qu'elle pense avoir; 
  • elle s'emmerde en couple et a besoin d'une justification pour tromper son légitime à qui de toute façon elle n'a pas parlé de ses pulsions sexuelles parce que "tu comprends, je suis sa femme, je ne peux pas être sa pute";
  • elle a vécu une vie de parfaite épouse et puis un jour, légitime est parti ou elle même ne le supportait plus et elle se retrouve donc célib' et tente de retrouver une deuxième adolescence en s'envoyant en l'air à tout va pour se construire un égo de pacotille par le pouvoir qu'elle aura sur les hommes par leurs queues, et quoi de plus simple pour trouver du polish que de se rendre sur un site BDSM?
  • elle a souffert de la dévalorisation par ses parents/ famille et pense que le seul amour qu'elle mérite doit être un amour qui fait mal/ un amour où elle est prête à tout donner, car de toute façon, elle ne le mérite pas. 
  • elle pense que comme elle a lu Histoire d'Ô et que ça fait rêver les hommes, elle sera cette Shéhérazade du cul d'un homme qu'elle ne mérite de toute façon pas, quitte à en finir pute...
  • elle a été abusée et cherche une catharsis dans le BDSM;
  • elle pense être une merde et quoi de mieux que d'être considérée comme telle pour entretenir sa dépression?
Soit qui est hyper consciente de la bankabilité de "la soumise" sur le marché du cul et pense trouver un prince charmant au bout de la pine bandante (youhou les filles, arrêtez de chercher le mec en cheval blanc qui vous épousera sur "NousLibertins", c'est écrit dessus, c'est un site de cul...)...

Oui, je schématise (stigmatise?) mais je lis tellement
  • de femmes qui cherchent un Maître en pensant que ça remplacera un psy et un vrai travail sur soi; 
  • de nanas qui pensent que de donner leur cul sera la voie pour le cœur de celui qui se vide les couilles; 
  • de célib" qui pensent qu'on peut se "Donner" totalement à un mec même marié et qu'elles n'en souffriront pas mais dont on ramasse les dents à la petite cuillère quand la légitime découvre les activités de son mec; 
  • de gourdes prêtes à tout encaisser, moralement et physiquement "parce-que-si-tu-le-fais-pas-pour-faire-plaisir-à-ton-Maître-t'es-pas-une-bonne-vraie-soumise" alors que non, franchement, se faire niquer par des bergers allemands/ regarder Monsieur en baiser une autre/ se faire fouetter à en avoir le derme qui explose/etc c'est pas son truc
  • de pétasses qui pensent que soumise si c'est pas comme dans Histoire d'Ô prêt à se faire baiser par tous, c'en est pas une vraie...
que oui, merde quoi, dire "je suis soumise" et chercher quelqu'un en tant que telle, c'est aussi constructif que de créer "le club des nanas qui n'aiment que la levrette" et ne chercher qu'un mec qu'a pas peur de se cramer les genoux...

Donc, la soumission, oui, "être soumise", non. A moins d'avoir rencontré LA personne qui vous l'inspire. C'est pas pour rien qu'on dit D/s, nanmého!!


S de Sadisme (accolé au M de masochisme, d'ailleurs):

On est bien loin du sadisme à la Sade loin du consensuel, délire d'un autre temps où la vie n'avait pas la même valeur suivant son milieu social. Le sadique revendiquant Sade, fuyez-le à moins de ne vouloir finir comme ce type qui avait répondu à la petite annonce d'un cannibale cherchant une victime/plat du jour volontaire...
Certes, il y a des sadiques qui kiffent d'infliger la douleur, mais ils le font rarement uniquement pour ça, même Dexter ne s'amuse pas trop avec ses victimes...
En revanche, le Sadique aura plaisir à trouver un partenaire maso.


M de Masochisme:

Il y a plusieurs "degrés" de masochisme, et il n'y a pas qu'un masochisme.

Comme le Sadique "à la Sade", fuyez le masochiste à la " Dolorosa soror", cette personne qui encaisse les coups, non pas comme la narratrice mais sa sœur de peine qui elle, cherche à se détruire.
Si si, ça existe.
Il y a des nanas tellement désespérées qu'elles sont prêtes à se faire fouetter au sang par des imbéciles qui sont content de leur résistance qui leur permet de se défouler mais qui jamais, pour autant, n'en feront leurs attitrées, juste des souffre-douleurs qui se leurreront sur ce qu'elles donnent et espèrent recevoir en retour...

Le masochisme; lorsqu’il n'est pas dans un but de destruction avoué ou non, joue sur différents ressorts.

  • Le maso qui jouit de la douleur: physiquement, les coups infligés engendrent la jouissance (comme les caresses dans un couple lambda) oui, c'est étrange, la faute aux endorphines, à des connexions neuronales étranges?... Sourire*
    Je ne sais pas, toujours est il que oui, certains décollent sous les coups habilement menés.. Et en jouissent. 
  • Le maso sportif de haut niveau: la douleur n'est pas la source de la jouissance, c'est le fait de la dépasser, "d'encaisser" plus longtemps qui les stimule et leur plaît. n'est ce pas le propre que des personnes qui sont dans le contrôle, le corps comme un outil? La jouissance intellectuelle prendrait elle le pas sur la jouissance corporelle, la transcenderait elle pour s'y fondre?
  • Le maso pour la bulle:  la personne n'aime pas la douleur, quand ça fait mal, ben ça fait mal... En revanche, le Dom a un certain goût pour un instrument (ou Ses mains, parce que bon "la main, le meilleur outil de l'homme"^^) et ainsi le soum prêtera son flanc, se retrouvant dans une bulle où eux seuls sont. Y a t'il une part d'auto-hypnose du coup, est-ce de l'abnégation?... Vaste sujet dont je vous parlerais sûrement une prochaine fois, mon amie Cyrielle m'ayant fait une remarque très intéressante à ce sujet, vu que je suis de cette espèce...

Voilà, bienvenue dans mon monde merveilleux du BDSM, avec mes points de vue, mes opinions, mes idées sur ce monde interlope...


N'hésitez pas à laisser des messages même d'insultes parce que je ne suis pas "une vraie soumise", vos points de vue ou vos questions...

Et... Bienvenue.

Au début... Ex-trayeuse automate...

Perdue au milieu de l'océan, internet comme seul lien avec le "monde civilisé",
Perdue dans un mariage, second life comme seul lien avec des gens...

Elle passait ses journées qui étaient V/vos nuits à faire découiller les hommes grâce à des mots écrits, jamais sa voix, jamais son image, juste un être de pixels qui s'accordait le droit d'être artificier chaque nuit, et qui savait transformer chaque pétard mouillé en bouquet final et d'une étincelle obtenir "oh la belle blanche!!!"...

Mais immanquablement, l'histoire était la même...

Tous les hommes qu'elle conduisait sciemment sur les chemins de la luxure avaient beau avoir du vocabulaire en début de dialogue, en quelques phrases bien senties, c'était leurs mains qui empruntaient les chemins de la zippure et leurs phrases n'étaient plus que des "ohhhhhhhhhhhhhhhhh" et "hummmmmmmmmmmmm" qui se tapent d'un doigt, lui laissant le pouvoir, bien illusoire, de les avoir en sa possession, se construisant un égo de pacotille de ces hommes qui ensuite l'attendaient, impatients, sûrs "d'avoir partagé un truc unique" alors qu'ils étaient face à une machine bien rodée, une trayeuse automate dont la seule excitation était de savoir combien de temps ce soir elle mettrait pour faire gicler celui sur lequel elle avait jeté son dévolu...

Et puis un soir... Un profil lui est lu par une amie... Elle est aimanté, attirée, un côté qui peut sembler un peu prétentieux dans "le niveau d'orthographe de CE2 requis" et qui lui fait dire que comme les autres, il y passera, et comme les autres qui se pensent exceptionnels, il déchantera...

Elle attendra 15 jours de le rencontrer "par hasard" croira t'il...

Quelques mots, un magnétisme... différent.

Elle devient accro à leurs rencontres, à peine quelques mots échangés au début, mais rapidement un humour jumeau, des références jumelles...

Elle attendait de le voir se connecter, lui l'honnête avouant être en couple et ne pas vouloir en changer.
Ils ne connaissaient pas leurs visages, leurs voix, mais se manquaient lorsque durant deux jours ils n'échangeaient pas quelques lignes... Qui se sont muées en innombrables mails...

Et il ne s'est pas laissé baiser, l'enfoiré!!
Et enfin quant c'est arrivé, ce n'est pas elle qui a mené la danse, et pas quand elle a voulu, et pas comme elle a voulu, une joute de centaines de lignes pour chacun, conduisant l'autre de plus en plus loin... Elle n'a pas cherché à le faire gicler même si ça s'est produit, mais là, il n'a pas été le seul à jouir...

Bien sûr, elle a eu un accès d'humilité (et d'humidité, aussi) après avoir vu démonter son égo en plaqué or par cet alchimiste qui la ramenait à son plomb originel... Merde, enfin un obsédé textuel digne de partager l'arène où elle se livrait en pâture aux lions... qu'elle terrassait toujours.

De leurs échanges, une co-dépendance de co-auteurs lubriques mais qui bien plus que leurs mots, mêlent leurs âmes... Elle ne cherche plus ces rencontres iniques, futiles, sans partage aucun, car que partage t'on finalement lorsqu'un seul est conscient?
Alors avec lui, les échangent s'étoffent, il lui parle de D/s, elle l'imagine gaulliste (et quelle gaule elle lui imagine...) mais il la détrompe (et la détrempe aussi), il s'agit de bdsm.. Il l'oriente dans certains lieux, à discuter avec certaines personnes, lui donne certains liens.... Khayyam qu'elle dévore, le guide du voyage en terre bdsm par la voie sub-aquatique dans le sillon d'un squale... De ces lectures, elle lui dit que "enfin, je comprends ce qu'est l'amour, ce qu'est aimer... et je t'aime, ainsi."

Lui, n'a l'air de rien, reste désinvolte, mais avouera plus tard que déjà...

Mais jamais ils ne doivent se rencontrer, trop d'océans à traverser, alors elle lui tend son cou virtuellement, qu'Il accepte...

Mais c'est bien au delà du virtuel qu'ils sont touchés, liés...

Enfin, elle prend conscience que sa vie n'est pas la sienne, et que si enfin elle veut vivre et non plus survivre, il faut qu'elle lâche certaines amarres, Il sera son oxygène, Celui qui même si jamais ne la touche, l'aidera à prendre conscience de sa valeur, à retrouver l'air qui lui manque quand à bout de souffle, elle sera submergée, dépassée...

Elle l'aime et n'envisage pas de ne pas goûter sa peau, même si parfois elle se pense épice pour une autre vie d'un autre couple qui s'affadit, mais elle ne peut pas ne pas....

Une rencontre, du bout des doigts, des odeurs, des textures de peau, des orgasmes, une source qui jaillit sous Ses doigts...

Elle l'aime mais ne peut s'envisager soumise semi-officielle, retrouvée parfois pour mettre en pratique les mots échangés...

Ils se déchirent...

Elle croit trouver certains de Ses traits chez un autre, se lance, mais dans le RER B, alors qu'elle va rejoindre l'autre, c'est Lui qui l'accompagne de SMS...

Ils veulent se détruire ne pouvant s'oublier, ils n'y arrivent pas, toujours à attendre cette petite lumière verte de Skype, un mail, un mot...

Des kilos perdus, des litres de larmes versées, les billes de mercure irrémédiablement s'attirent pour ne plus en former qu'une, ils se retrouvent, Il accepte de lui remettre Son collier...

Il va même pendant un mois avec une dizaine d'amis réaliser une place uniquement pour elle, pour cette cérémonie où Il va la reprendre à Ses pieds, et alors qu'elle Le croit à 200 bornes dans Son bureau, Il profitera d'un silence pour passer sa porte et lâcher le wifi qu'Il captait de Sa plage arrière ^^.

Plus d'un an qu'ils se connaissent, un texte de leurs débuts refait jour, il y était question d'anneaux, de marque... Alors que déjà elle Lui avait dit oui, Il avait reculé l'échéance, la pensant de son corps déjà tatoué moins sensible qu'une autre à ces symboles... Mais au bout d'un an et un jour, objet qu'Il avait trouvé, Il en devient le propriétaire légal, et lorsqu'elle Lui demande de la marquer, de lui zébrer le cuir, de lui arracher la peau, Il lui dit vouloir la marquer d'une façon... indélébile.

Deux anneaux ornent donc désormais son sexe...

Et cela, c'était il y a plus de deux ans...

Et Lui, c'est son Maître, Alcyon Kiranov,

Et elle, c'est moi, miaoum nishi...