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jeudi 13 avril 2017

Capillotractage...

Le don d'une fourrure n'est pas une œuvre caritative bien que par certains côtés, elle peut avoir des implications sociétales comme seule l'Histoire sait en produire... en défrichements de colonies par des trappeurs à moustaches et usant de pièges à mâchoires pour choper de la zibeline... en mode Inuit et des peaux de phoque pour lutter contre les effets du réchauffement climatique sur un bout de banquise qui continue de flotter de temps à autre... en matériau de luxe pour styliste inspiré et manufacturant colliers pour chiennes bien dressées et défoncées à longueur de journée à force de sniffer du galuchat (ça sent le poisson non !? Oui mais du chondrichtyen alors  !)...  Les crins, les duvets, les jarres et les autres peaux relèvent de la condition animale mais pas que du bout de la queue !!! Chez nous les grands Hommes, avec notre grand H en bandoulière pour tout genre,  comme tout Loup qui se balade dans son Alpha Jet (non sens, mais c'est juste que j'avais envie de l'écrire !!!)... les restes de nos fourrures primitives forment toisons intimes, poils à hérisser et cheveux à défriser... et revisitent alors les œuvres sacrées du créationnisme de notre père qui êtes aux cieux... je te salue Robert pleine de garces... Pourquoi t'es là-haut doit déjà ?... Ah oui ! Excès de luxure et nique au bon Dieu... Merci de m'avoir refilé tes gènes... je vais devoir passer par la case purgatoire maintenant... Pffff...

La symbolique religieuse a donc choisi de formater surtout des interdits dans l'incarnation des cheveux... Dans nos sociétés pourtant bien civilisées, les voir paraitre chez une femme relève invariablement de la féminité,  du charme, de l'érotisme, de la sexualité, de la tentation pour celle qui les porte longs et denses aux volontés perverses de pourfendre la pauvre petite victime mâle, faible et bandante... Rhhhhaaaa Lovely !!! Haro !!! Haro sur cette vile créature qui nous oblige à  bouffer des pommes pour tout régime, à défaut de vouloir nous desserrer la ceinture... Eve c'est quoi cette bosse sous ma feuille de vigne !? Salopes d'exhibitionnistes !!! Heureusement que le bon ordre moral et les croyances en un Bruce tout puissant vous ont tenues sages pendant quelques siècles... Cachez donc ces cheveux que je ne saurais voir... des poils longs à  monter en tresses, en chignons et autres nattes...  à ranger sous des voiles, des mantilles, des chapeaux, des foulards, des postiches... Il faudra attendre l'époque moderne pour laisser (difficilement, j'en conviens !) la gente féminine avoir le droit d'user de ses cheveux comme bon lui semble... les couper en mode garçonne, les teindre en mode platine, les déstructurer en mode punk... Le cheveu devient alors le marqueur d'une humeur sociale chez la femme mais également pour toute l'Humanité... Il quitte la sphère pudibonde des incantations divines pour celle de la revendication et de la libération des mœurs... "Ils ont les cheveux longs, vive les hippies.... Ils ont les cheveux courts, vive les skinnys (red, head, gay, bretons... ou toutes autres espèces exotiques existantes...)

La symbolique prend alors corps dans ce bout de tif, de  la racine à l'apex... des histoires avec un petit h donnent essence à nos vies... Ils forment mémoires et nous relie aux autres par leur forme, leur texture, leur couleur... impeccables ou ébouriffées, longues ou courtes,  en mondovision... les coiffures révèlent sans doute beaucoup de nos âmes, de nos pensées, de nos idées, de nos cultures... ou mieux encore... des personnages dont on veut jouer !... Ce sens résonne particulièrement chez moi dans la mesure où j'ancre depuis longtemps une forme d'ivresse pour la métamorphose à grands coups de perruques... Je forme fétiche pour des artistes du déguisement qui par leurs talents peuvent incarner qui elles veulent... C'est une fascination que chacun peut ressentir quand planté devant le miroir du salon, l'opérateur capillaire vous demande alors "Qu'est ce que l'on fait comme coupe aujourd'hui ? "... Qui n'a jamais osé dire... « On change tout car je veux être un(e) autre »… par cette simple opération de la saine coupe et du pouvoir qu’elle confère… "Sans le savoir, Mme Sheaffer m'appartenait déjà. Son corps, son odeur étaient à moi. J'avais gagné: plus tard, je serai le mari d'une coiffeuse."

Le rôle de la coupe est manifestement encore plus puissant que celui de la mise en forme des crinières. Elle représente la coupure des racines de l’être, de ses mémoires, de ses habitudes, de ses croyances, Plus la coupe est sévère, plus elle prend un sens de soumission, d’abandon voire de punition… que l'on rase la tête des esclaves, que l'on rase la tête des malades, que l'on rase la tête des prisonniers... elle exprime ainsi le pouvoir du tondeur...  Dalila le savez déjà lorsqu'elle a décidé de faire une permanente bien foireuse à Samson... Les bisons sont toujours futés quand ils ramènent aux tipis les scalps de leurs ennemis... Les prêtresses de Déméter portaient cheveux longs pour pouvoir honorer leur dieu et devaient en faire sacrifice si elles quittaient le culte... car avec la tonte, disparait la personne qui portait boucles, pointes fourchues ainsi que son office… A défaut de couper les langues, les purges capillaires obligent ceux qui les supportent à vider les âmes, à nettoyer les corps, à éliminer les intrus, à rendre les armes… Comme celles de la libération où l'exposition des crânes rasés avait pour seul but d’humilier, de mutiler la femme pour ses défauts de collaboration… Une vengeance, une revanche qui passaient par des fils de kératine et leurs appropriations violentes par d’autres en places publiques… En asexuant les victimes puisque c’est par là qu’elles avaient péché, une femme sans ses cheveux n’est donc plus bonne à baiser… Mais qui peut-elle être alors hors de sa déchéance?!

Miaoum a des cheveux… fins, châtains… qu’elle porte courts et largement déstructurés dans une coupe floue et volontairement anarchique… Nul doute pour moi qu’ils sont porteurs de ses messages d’âme en mode révolutionnaire et nique à la norme… « Je suis une fille et je n’ai pas de cheveux longs et soyeux des princesses…. Parce que je ne suis pas une princesse et ouais !!!.... Je ne suis pas Belle, je suis Rebelle et c’est moi qui ai bouffé la Bête! »… Parfois même, sous des coups de pressions émotionnels, ils peuvent changer de couleur et passer au jaune, au bleu, au rouge… Je crois que la teinte n’a pas beaucoup d’importance… par contre la symbolique est claire… ce sont des signes, des avertissements du changement fondamental et parfois brutal de sa ligne de vie… qu’il soit lié à des bonnes ou mauvaises nouvelles d’ailleurs… et qu’elle porte de façon très visible pour les yeux qui la scrutent… Pour ma part, je suis peu sensible à ses variations chromatiques,… je l’aime bien au naturel et je supporte sans trop de difficultés ses teintures de fin de stocks du discounter du coin…

J’ai des cheveux… ils sont brun foncé largement assaisonnés de poivre et de sel surtout sur les tempes…, très épais, d’une raideur chronique qui défie toute loi de la gravité terrestre… rien de particulier à déclarer en  plus car ils m’intéressent peu même si comme tout adolescent je me suis longtemps cherché capillairement parlant avant de vite abandonner un sens quelconque à leur apparence… Pour dire… je passais quatre fois par an chez un coiffeur pour ressortir doté d’une brosse de quartier-maître que je laissais pousser trois mois durant sans autres traitements que celui de la laver tous les jours… A la lumière de cette chronique, je me rends compte que ce sujet est un élément récurrent de nos discussions … surtout dans son influence pour que je change de coupe que je fasse des efforts pour améliorer mon look… mais pas que… Je me laisse faire comme tout gentil poney… pour lui faire plaisir et pour lui plaire… Pour dire… maintenant c’est un rendez-vous toutes les six semaines… sans parler des autres solutions d’éradication pilleuse qu’elle veut prodiguer à mon cuir…Mais ça va pas non !!!?

Nous avons donc des cheveux tous les deux… pas de quoi faire de la pub pour Jean-Louis David mais rien de dramatique non plus… des chevelures quoi !!… Et pourtant j’ai été interpellé pour intervenir sur une opération délicate d’une mise en plis à tignasse ouverte… « Qui moi !? Mais je ne suis pas un spécialiste ! Comment ça !? C’est un cadeau d’anniversaire ?! Mais de quoi tu me parles sans rien me dire et en me tendant cette tondeuse… C’est pour ma barbe !? Non ! Quoi !? Tu veux que je te tonde les cheveux !!! Ah !!!…" J’ai été surpris par cette demande venue d’un coin du lit... Elle m’a laissée muet quelques minutes… Mais comme tout bon Maître certain de sa Maîtritude et de son bon pouvoir… j’ai accepté son cadeau aux conditions que la tonte se ferrait à mon temps et après une discussion de fond sur le sens qu’elle pouvait prendre dans un cadre BDSM… Une réponse que j’ai formée de la façon suivante… "Une coupe de cheveux à la mode des expurgations des temps passés... J'ai accepté ce cadeau d’anniversaire, ton présent... et c'est sans doute THE symbole de cette remise à zéro, puisque ta boule va y passer... aux jours du printemps, les poils de la Chapine vont tomber... pour mieux renaitre... Ma, Mienne, Mon, Mes... de ton futur sans conditionnel... Des articles possessifs que je veux m’approprier en double monogamie pure et exclusive, en destins croisés de destroyers en armure, en pseudonymes d’avatars qui doivent devenir… miaoum est miaoum la Chapine..."

En attendant la suite de son écho... je produis des idées pour organiser la cérémonie du sacrifice... De ma perception du sujet, j'ai tendu quelques perspectives sans nécessairement en donner mon plein sens... mais je dispose d'une raison qui me laisse penser à des tas de symboliques ma Chapine... c'est violent, transgressif, visible...  mais éphémère et réversible...  La tonte  constituerait-elle un acte de libération pour mieux pouvoir se donner ?... Drôle de paradoxe non !?

lundi 2 mai 2016

Des témoins...

De la première...

Du témoignage du chat...

Bon alors, j'étais pénard dans le noir, installé sur le repose pied, en train de chopper les rayonnements du foyer quand il a débarqué... Lumière en plein minuit... manteau en forme de caban, pas hésitants... j'ai failli me carapater vu que je ne connaissais pas l'intrus... mais tout de suite il m'a repéré, m'a mis la main au panier et a commencé à me causer... bon j'ai rien compris de ce qu'il m'a dit, je suis une panthère moi, je ne cause que le Germain.. mais vlà qu'il s'installe dans le fauteuil alors qu'il continue à me prodiguer quelques massages ma foi, forts potables pour un félin... Je lui montre que je sais être aimable alors que mon ronron se met en route... Je le vois scruter l'horizon de la baraque, à sourire à la vue d'un étendoir plein de collants et de leggings... A plisser les yeux pour deviner la silhouette des mannequins dans la pénombre... A détailler le reste de la pièce...  Puis il se met à manipuler un engin... je pense que c'était un téléphone... quelques mouvements rapides des doigts... il s'arrête alors en fixant l'écran... puis il se met à sourire et recommence... comme ça au moins cinq ou six fois... Puis d'un coup, il se lève et se dirige vers l'escalier... bidouille les interrupteurs... Noir à nouveau... La dernière fois que je l'ai vu, il disparaissait, englouti par la vis en bois...

Du témoignage de l'araignée

Oui, oui... j'ai tout vu... de tous mes yeux... oui oui, les quatre paires... je n'étais pas encore couchée vu que dans la cabane, on m'exploite à pas d'heure pour que mes filières se mettent à cracher du latex... non mais je vous jure, elle a de ces idées la châtelaine... bon pour l'instant la greffe n'a pas pris, et je ne tire que de la soie... mais on y travaille, on y travaille... Oui donc, j'étais en train de turbiner dans le couloir du premier étage quand je l'ai vu arriver... Bon ça n'a pas duré bien longtemps, c’était en mode furtif même si les marches ont couiné comme à leur habitude... Mais il avait l'air de savoir où il allait... dans la chambre de la patronne, direct... Pourtant je suis à peu près certaine de ne l'avoir jamais vu ici... Ben après... rien de particulier... Ah si... un boucan de rires, de ahanements et de coups rythmés dans les murs... J'ai pas pu fermer les yeux avant facile 4 heures du mat... oui oui les huit ocelles... j'en avais des frissons...


Du témoignage du playmobil...

J'ai été enlevé par une folle dingue, je pense que c'était au moins la veille des événements... Elle m'a tout dépouillé de mon attirail pour m'enfermer quasiment à poil dans une geôle qui ressemblait à un œuf... Mais moi, vous comprenez, je suis un chevalier de la Haute et je n'ai pas l’habitude que l'on me rudoie de la façon... Maman, sortez moi de là, s'il vous plait... Mais j'ai eu beau supplier de l'aide... J'ai essayé de tout défoncer avec ma masse d'arme... mais bon vous avez vu comment je suis gaulé, la coque de l'ovocyte me résistait... Puis j'ai d'abord eu cette sensation étrange de manquer d'air, je suffoquais ... Quoi vous êtes certain !?... Elle m'a enfermé dans une poche de latex... Ouh les bras m'en tombent... Et puis après j'ai été secoué pour me retrouver dans une sorte d'atmosphère chaude et humide... son quoi !?.. Son sexe... Ouh les jambes m'en tombent aussi... Mais c'est quoi ces tortures inhumaines que l'on applique à un pauvre homme de plastique... Oui, oui.. je pense que c'est à partir de ce moment que j'ai perdu connaissance... De ma libération, je n'ai aucun souvenir... Je me suis retrouvé dans ma poche d'origine avec tous mes accessoires... juste une épée a été perdue dans la bataille... Qui l'a vue... ?! Qui m'a libéré ?... Un homme à caban...!!! Ah....!!! Un pirate sans doute...

Du témoignage du pirate au repos...


C'était à la nuit tombée, je venais de débarquer, cargo de nuit.... j'me baladais sur l'avenue (bon en fait c'était plutôt des petites rues pavées), le cœur ouvert à l'inconnu (euh non, j'avais l'organe vraiment noué du coup), j'avais envie de dire bonjour à n'importe qui (ben pour sûr, une masse planquée sous une couette, cela pouvait être vraiment n'importe qui !!!), ...n'importe qui et ce fut toi, je t'ai dit n'importe quoi (Bonsoir ****** !)... il suffisait de te parler pour t’apprivoiser (oui c'est ça, il suffisait surtout que je me mette à poil corps et âme).... tu m'as dit "j'ai rendez vous (ben oui , je sais, c'est avec moi... ouah le boulet)... dans un sous sol avec des fous (ah oui t'as une cave aménageable et parfaitement capitonnée... ça m’intéresse)... qui vivent la guitare à la main du soir au matin" (c'est plutôt spécial comme accessoire pour une fessée non !?) ... alors je t'ai accompagné (mais avec grand plaisir...) ... on a chanté, on a dansé (t'es certaine!? ... j'aurais plutôt dit "on a crié, on a baisé"...) et l'on a même pas pensé à s'embrasser (moi aussi, j'ai un doute...)... Hier soir deux inconnus et ce matin sur l'avenue... (bon dans votre coin, vous appelez ça des avenues... c'est entendu..)... deux amoureux tout étourdis par la longue nuit (ben moi qui me croyait éjaculateur précoce !!!).... et de l'Etoile à la Concorde (mine de rien ces mots ont un sens et pas nécessairement géographique...)... un orchestre à mille cordes (ça faisait un de ces boucans, j'ai encore des acouphènes...) ... tous les oiseaux du point du jour (c'est chiant de dormir dans une chambre sans volets !!!)... chantent l'amour... (ah ben alors s'ils le chantent, c'est que je suis aux champs Élysées...)

Première.

Cela ne pouvait se passer autrement...
Lorsqu'il a été question de cette première rencontre, je ne pouvais l'imaginer autrement, et il s'avère que c'est exactement ce que tu m'as proposé à quelques infimes détails près.
Qu'importe que ce soit risqué, qu'importe que ce soit complètement cinglé...
Et non, je ne dirais pas "qu'importe que tu ne me plaises pas", car de tes mots écrits, j'avais découvert ton âme, découvert ta complexité, ta richesse... Et je tombais amoureuse, ton enveloppe m'importait peu. Je ne sais pas quel était exactement ton état d'esprit, toi qui par les circonstances de cette rencontre pouvait te dire "au moins, je baiserais", sachant à quoi je ressemblais de mes photos affichées et ne te dégoutant pas, moi n'ayant eu que ton visage...
De ce que j'avais lu de toi, dans ton "conte de faits" et qui n'était pas accessible à tous apparemment, de nos échanges sans masques, je sentais que tu étais un homme à l'esprit aiguisé, introspectif, sans concessions... De beaux yeux, une fossette, une description volumétrique franche et ne me permettant pas de m'illusionner.
Mais quand même...
De là à n'imaginer pouvoir te rencontrer qu'au petit matin, que tu viennes me cueillir au creux de mon lit, nue, attendant que tu le sois également pour les ouvrir...
Le côté romantico-niais du "puisque tu ne peux pas être réel, il est logique que ce soit dans mon sommeil que tu arrives"? En toute sincérité, non. Mais le fait qu'une rencontre à l'extérieur aurai faussé la donne, je ne me sentais pas capable de rester naturelle, de ne pas chercher à te préparer un plan pour te déstabiliser, pour prendre l'ascendant, pour ne pas m'autoriser à me laisser aller...
D'ailleurs des plans, il y en a eu quelques uns, reportés mais que je garde bien au chaud, eux aussi...
Eux aussi, parce que.. C'est moi, je ne peux pas m'en empêcher, il a fallu que lorsque tu me dises comment tu imaginais  notre première rencontre, de la même façon que moi hormis pour l'horaire, je t'avais préparé une surprise...
La veille, lessivée du boulot de 6 à 14h, je suis partie faire un tour à Toys'r Us...
Dans notre mythologie commune, il est question de licorne mauve, de chapin, et dans le récit de ta quête en cours d'écriture, d'un prince aux abords un peu niais...
J'étais donc partie à la recherche de quelque chose qui puisse s'y rattacher, sans idée précise, enfin si, un peu, quand même... Le premier critère étant un critère de taille. Avant le magasin de jouets, un tour à gifi pour trouver un œuf, en période pascale c'était de circonstance... Mais rien, simplement de ces moches boules de plastique transparent. Déçue. Alors au magasin de jouets, dans les rayons des personnages animaux, une loooooongue promenade, à l'affût... Non, finalement, ces petits chats sont trop niaiseux, ce lapin est ridicule. Il y a bien les figurines classiques, moui, je garde l'idée en tête... En fait, je recherche un playmobil chevalier et une licorne playmobil, oui, ça ce serai parfait... Mais voilà, la licorne n'est pas mauve et dans un coffret à 17€, ça fait cher la blague, puisque le chevalier est lui à part et à 7€... Dire qu'il existait des mini-box, et que le petit-garçon-qui-se-prend-pour-un-chevalier c'était pile poil ce qui t'allait, mais que je me prend dans les dents que c'est un vieux modèle qu'on ne fait plus depuis longtemps Madame... Septième, huitième tour du magasin, "ah mais c'est génial ça, dites-moi, mademoiselle, les oeufs en déco, là, à côté de la petite cabane, ils sont trouvables où en rayon? Quoi, c'est votre déco, ce n'est pas à vendre? Ah mais non, ce n'est pas possible, j'ai besoin de cet oeuf là, celui-ci, le violet à fleur, pas le plus gros, pas le plus petit, non non, celui-ci... Mais comment ça vous ne voulez pas le vendre? Vous avez quelque chose d'équivalent peut-être?" Nouveau tour des rayons avec un vendeur qui me propose un article pour lequel je lui explique que non, ça, c'est beaucoup trop gros... "Mais vous savez, pour un petit enfant, si c'est trop petit, ça peut être dangereux"... Hinhinhinhinhin... "Non, mais c'est pour un grand enfant vous savez, et vraiment, il n'y a que celui de la déco qui convienne, vendez-le moi!!" Après une âpre négociation d'une dizaine de minutes, yes, je peux l'acquérir!! Il faut donc maintenant vérifier que le chevalier rentre dedans... La responsable, fort intéressée par mes recherches, tente donc de démonter le diorama centre équestre des playmos pour vérifier la possibilité des les transformer en poussin, mais voilà, ils sont collés. Pas grave, je suis sûre que ça rentre, et puis j'ai aussi pris le lapin classique, il subira une petite transformation simplement.
A rire seule, je rentre chez moi et m'active, bon sang, je ne pensais pas me retrouver dans cet état un jour, à devoir attendre le lendemain aussi impatiemment...
Journée à ranger, trier, essayer de ne pas écouter mon ventre qui se tord de trouille, à téléphoner à une amie qui se moque, sinon, ce ne serai pas une amie, et à qui lorsque j'annonce le plan de la rencontre trouve que "s'il le fait, eh bien il a une sacrée paire de bollocks"... Oui, c'est complètement dingue.. Mais ça nous semble juste.. Naturel...
Minuit moins la quart, tu dois arriver à minuit une..
Douchée, clope fumée, dents brossées, énième vérification de la porte bien ouverte, téléphone chargé, avec moi... Lit fait, peau de loup de plastique sur la couette, il fait bon dans la chambre, et j'entends la porte d'entrée. Je connais les moindres soupirs de ma maison, et je sais que lorsque la porte est franchie, il te faut bien peu de temps pour arriver au salon, et prendre l'escalier...
Bruit de la porte du salon alors que je viens d'éteindre la lumière du chevet.
Mais je n'entends pas de pas dans l'escalier, seulement dans le salon où le feu ronronne doucement. Puis rien.
Mon portable qui sonne d'un texto reçu...
Quelques échanges, je souris, je n'ai pas peur, je suis... je suis impatiente, je suis.. Terrée sous la couette, et j'attends.
Je t'attends.
L'escalier craque enfin, tu as fini de discuter avec le chat qui lui aussi ronronne, tu as décidé de te lancer dans le vide en gravissant la vis en bois.
Le roulement de la porte.
Le sol qui craque et je sais que tu es au pied du lit que tu ne pouvais pas encore voir.
Sous la couette, mes cheveux ne dépassent même pas...
Un poids au bas du lit qui avance vers la tête, tu t'es allongé contre moi.
Vu la rapidité, tu ne t'es pas déshabillé.
Et je me dis que oui, même si je ne les ai pas vues, tu en as une sacrée paire, de savoir que tu te déshabilleras sous mes yeux toi qui ne l'a jamais fait, toi qui ne t'aime pas...
"Bonjour ****".
Le refuge de ma couette qui glisse et je me tourne vers toi...
Tu as le visage beaucoup plus long que ce que j'imaginais de ta photo.
Mais ces yeux qui semblent sourire avec ces rides qui les habillent.
Ta bouche.
Je ne sais plus exactement...
Je crois que nous nous sommes embrassés?
A moins que nous ne nous soyons que regardés?
Non, embrassés, et il t'a fallu ensuite te relever, et devant moi te regardant, te mettre à nu.
Après celle de ton âme, celle de ton corps.
Tu avais déjà donné à lire ce que tu étais à ceux qui voulaient, saisissaient le sens de ces mots apparemment "trop rigolos"..
Mais ton corps, jamais.
Presque imberbe.
Rond et lisse.
Peau craquée, de tes envies qui tentent de s'échapper ou t'ont plombé, craquant ton derme, le marquant de striures blanches.
Tu es courageux.
Ou inconscient?
Ou sûr de toi?
Tu es là, et tu quittes ton uniforme d'homme standard, sans histoire, qui n'a jamais cherché à se mettre en valeur je pense, bonhomme aux fringues d'ado mal dégrossi (on dirait moi!!), et aux cheveux grisonnants sans coupe valorisante...
Tu es à la fois un gamin, et un homme plus vieux que son âge...
Je souris, parce que ce courage quand même...
Toi aussi.
Il faut bien se donner une contenance...
Tu reviens contre moi.
Sous la couette...
Ta peau. Pas d'odeur de propre ou de sueur, une peau neutre, lisse, douce.
Ta bouche.
Contre la mienne.
Ta langue.
Dans ma bouche.
Ton menton abrasif et sa brûlure à ma peau.
Tes mains. Sur moi, sur ma peau.
Ton corps qui se presse contre le mien, se serre.
Ton sexe qui bande.
Ton avidité.
Tes doigts qui s'aventurent à mon sexe.
Remplacés par ton sexe.
"Mais attend, j'ai une surprise pour toi!!"
Prendre ta main, et poser tes doigts entre mes petites lèvres.
Les accompagner par une pression à s'aventurer dans mon sexe.
lâcher ton poignet, et te laisser fouiller.
Me fouiller.
Tu sens un petit bout de caoutchouc, comme un nœud à un ballon.
Mais cette enveloppe de plastique n'est pas une baudruche. Tu tires dessus, ça ne vient pas facilement.
Et puis tu glisses tes doigt autour, tu glisses tes doigts et sens quelque chose de dur.
"Poussez fort madame, c'est.. Un oeuf!!!"
Oui, cet oeuf négocié à Toys'R Us. Tu souris. Mais il faut défaire le noeud, et regarder à l'intérieur, un oeuf, il y a quelque chose dedans.
Et tu ris.
Tu ris devant ce chevalier playmobil avec son destrier, sa masse d'arme et son épée, et tu ris encore plus lorsque je te dis que regarder encore et que tu découvre ce Pollop que j'ai affublé d'une catsuit au markeur...
Ensuite...
Sombrer d'épuisement, quatre heure trente plus tard, la bouche sèche d'avoir gémi, râlé, éreintée de t'avoir fait jouir tant de fois, d'avoir joui tout autant, et de ton sexe ne débandant pas un instant, réclamant grâce à ton exploration, ta découverte du sexe, la découverte de tes gènes pudiquement cachées sous des sourires, de mes interrogations à tes mouvements, ton regard qui se détourne ou au contraire à tes yeux se plantant eux aussi en moi...
...
Mais c'est une autre histoire...
Et si je relate celle ci, c'est juste pour te prouver que tout ce que j'ai écrit avant ne fait pas de moi quelqu'un de "plus" que toi.
Que tout ce qui a existé n'a été possible parce que je n'étais pas seule.
Que je pensais que plus jamais cela n'arriverai.
Que grâce à toi, je sais désormais qu'il y aura d'autres histoires, d'autres récits, d'autres textes.
Parce que sans toi, je ne serais rien.





vendredi 8 avril 2016

Révolutions.

Des années de mots publics, soliloque énamouré ayant bâti une légende.
Point de rupture, puisque les paillettes attirent et qu'elles n'étaient plus que dans mon esprit.

Aujourd'hui pas de légende, mais un conte commencé en solitaire, zone d'ombre de sa vie.

Désormais vie secrète.
En partage.

- Arrive Jean Jacques Goldman-
Pitin, Jean Jacques, keske tu fous dans mon texte, quoi, c'est la belle famille et du coup tu me rends visite? C'est gentil, un peu rapide, mais gentil. Au fait, Jean Jacques, ton frangin le Prince Charmant à acouphènes, tu lui diras que ce qu'il écrit, ça me met entre sourire et larmes, oui, entre gris clair et gris foncé aussi, si tu veux. Quoi, ça vaut de l'or ce que je viens de te dire? Moui, s'tu veux, je ne vais pas te contrarier, mais bon, l'or, c'est mon rayon pourtant, j'ai le super pouvoir de le détecter sous des couches de lave figée, dans la boue, dans le noir...
-Jean Jacques repart- 
 
A moins que...
Non, ce n'est pas ça.
Non, je ne transforme pas le plomb en or, je ne suis pas alchimiste...
L'or, il est là, bien présent.
Dès le début.
Caché.

Parce qu'il faut être un bon fils, un bon élève, un bon pote, un bon employé, un bon mari, un bon père....
Et pour ça, il ne faut surtout pas briller de trop...

"Je suis chef de rayon, mon fils, tu seras chef de diamètre".
Merci Pierre, mais ça fout les jetons aux gosses de surpasser leurs parents.
Et ils ont d'autant plus les foies lorsqu'ils ont des pensées étranges, de ces choses dont on ne parle pas et qui font bander pourtant.
Que l'on essaye de se cacher soi-même, que l'on ne boit pas ni ne fume, se pensant déjà assez "taré" pour ne pas en rajouter...

Et un jour, tout comme la peau craque puisque le corps n'apporte pas de plaisir et qu'on le délaisse, l'ombre cherche à prendre la lumière.
Tout ce noir dans l'âme, qui ne l'est que temps qu'on se pense seul, temps que l'on croit que c'est mal alors qu'il suffirai simplement de rencontrer ce même type de "pervers" pour se rassurer, à un moment suppure...

Comme une plaie malsaine, pus jaunâtre qui suinte.

Mais rencontrer quelqu'un, quelqu'une qui dit "Hey, mais non!! C'est de l'or qui s'échappe!!"

Tu ne rêves pas de snuffs ou de gamins...

Juste de poupées, de métamorphoses, de latex, de spandex, de contraintes, d'insultes qui sonnent comme des mots d'amour...

Faire disparaître le visage connu (aimé?) sous des peaux et des peaux.
Latex, spandex, silicone...

"Ah oui mais moi je suis une princesse et si tu me masques, c'est que tu ne m'aimes pas Moi, alors!!"

Mais je ne suis pas une princesse.
Et l'idée de me transformer me plait...
Alors le faire pour toi...

Remarque, c'est un peu moi, déjà: au boulot, je suis le mini-moi de mon boss fort des Halles, et de dos à faire l'étalage le mecton à la coupe de moineau. Dans la vie, le croisement d'un ado et d'un ouvrier du bâtiment. Mais lorsque j'en ai envie, une plongée dans ma penderie, et je peux être Marie-Chantal, Madmoiselle, une fée gothique, une salope en vinyle, une femme sexy, délurée, sage...
Alors non, tu n'es pas cinglé, ou alors, je le suis tout autant...

Et je te donne les clefs de ce que je suis, de ce lieu, car tu m'as trouvé, tu les as déjà trouvées...

Je te donne ces clefs et je suis heureuse que toute ton ombre, ici, puisse s'exprimer.

Parce que le noir n'est pas une couleur mais une absence de lumière.

Pollop, te voilà sous mes phares et bordel, c'est toi qui m’éblouit!!!

Laisses couler tes mots, laisses couler tes doutes, tes envies, à flot, affût, à foison...
Construisons.


mardi 5 avril 2016

Vers l'infini et au-delààààà!!!!!

En parlant avec cette personne chère, cette pépite, ce chevalier blanc dont j'aimerai tellement qu'il se sauve lui-même, je lui avais confié à quel point j'étais désabusée, et j'avais alors "inventé" le complexe de l'astronaute...:
 "Ben oui, imagine Buzz Aldrin, une fois qu'il a été sur la Lune, tu ne pense pas qu'il s'emmerde maintenant sur Terre, en sachant qu'il n'aura jamais l'occasion d'y retourner? Voilà pourquoi un Homme, je ne pense pas en retrouver un avec qui ce puisse être aussi riche, intense, et je me contenterais juste de Q, ou d'un bon parti pour la sécurité...".
Je pensais sincèrement qu'il serai impossible de découvrir quelqu'un par les mots, de nouveau, et que ces derniers s'enchaineraient au point de me lier à leur auteur...

Il y a bien eu une histoire, dans laquelle finalement je voulais croire plus qu'elle était crédible, un homme de "réconfort" avec lequel on veut se projeter, pour ne pas être seule, pour avoir un corps parfois contre soi, une personne à qui parler... Et on s'aperçoit que finalement, les conversations sont laborieuses et qu'on échange bien plus avec ses amis, que les graines semées ne prennent pas, que l'on rame à contre-sens... Et puis un attrait pour le bdsm, mais concrètement si je suis clouée par sa main sur mon dos ce n'est que par son poids, si les KlakoQ tombent ça ne semble que par acquis de conscience. Et alors que je lâche enfin une remarque alors que j'en ai encaissé tout le week end, plus de nouvelles...

Alors il y a toujours les plans Q possibles, que ce soit sur adopte ou en club, il y a de quoi...
Mais le cul sans rien d'autre m'emmerde, je préfère encore un resto...
Et puis...

A la faveur d'un like sur une photo, un merci.
Suite au remerciement un petit MP qui ne parle pas que des envies et attentes de son émetteur, mais s'il parle de ses fétiches, qui est tout en paradoxe. En effet, sur les photos likées, pas une seule où je sois. Ce que je lui fait remarquer avant d'aller lire son profil.

Un serial liker qui accumule les images de latex, de cagoules.
Merde, marié, et "j'ai des principes"...
Mais un texte de profil qui fait référence à un conte personnel, dont le style me fait sourire, dont la lecture me touche, il semble en pleine quête ce Prince Charmant à acouphènes, et me laisse perplexe: derrière l'humour et les digressions, des doutes palpables. Je me demande s'ils sont de son propre fait, ou si tout cela lui a été soufflé, et lui en fait part.

Un dialogue, des aveux, des échanges, des sourires, des doutes, et l'envie.

Envie d'échanger, encore, le découvrir, de plus en plus.

Une partie de ping-pong qui s'amorce et dure, perdure, des idées qui rebondissent, des envies qui résonnent, des goûts communs bien au delà du "simple" BDSM, des valeurs partagées...

Un Homme qui me donne envie d'y croire.
Un Homme en qui je crois.
Un Homme qui croît.
Aussi.

Et l'envie qui devient besoin...

Parce qu'avec Lui, je ne regrette plus la Lune.

Parce qu'avec Lui, c'est l'Univers qui s'offre comme horizon...

Merci, Toi...