jeudi 10 janvier 2013

Univers...

Bien souvent les clubs bdsm ont une décoration un peu rococo, à base de fauteuils crapauds aux dorures clinquantes, de velours tendus vermillon, une image très "luxe calme et volupté".
Même si j'apprécie la splendeur dans toute sa décadence, je rêve d'un lieu à l'inspiration Steampunk où certains artistes tel Futuravapeur créeraient de superbes objets issus de bout de rien, de coins de caves et de trésors de greniers...
Et lorsque mes deux univers de prédilection se croisent...
Je ne peux être que pantoise.
Messieurs Dames, je vous invite à vous rendre dans le monde de Futuravapeur, et rencontrer la soumise rêvée de n'importe quel androïde que vous pourriez croiser le Rétrobot III (classe Vénus), , ainsi que son frère de soumission, Rétrobot II (classe Fétiche) ici présent:


Alors je sais que nowel est passé, mais si vraiment vous vouliez me faire un cadeau, je sais qui vous pourriez contacter et le "joujou" qui me rendrait heureuse...
/me sifflote...

mercredi 9 janvier 2013

Capharnaüm... entre cour et cuisine; 5&6.

5/
Pitin d'oignons, ça fait pleurer...
Ils ont bon dos, les oignons, mais faut bien des responsables, non?
Toi...
Parfois je Te maudis, j'ai envie de baisser les bras...
Mais même dans le désespoir, c'est Toi qui me fait noircir des pages et des pages, l'encre des mots, c'est mon sang, venant de mon cœur que Tu fais battre...
PAAAAAAAAAAAAAAN LE BISOUNOURS, saloperie, il était à côté, il a failli m'avoir!!
Beaucoup de choses qui ont été tues, qui pourraient nous tuer, à force de savoir que l'on peut lire l'autre, oublier que non, nous avons chacun des ressentis qui peuvent brouiller la lecture...
Je T'aime, et je Te veux mon Maître, Toi, et Toi seul.
Oui, je veux...
Toi, seul, peut l'être.
miaoumBrasCroisésQuiAttendraAussiLongtempsQu'ilLeFaudra...
(parcequ'elle T'aime.)





6/
Je te merde
je te conchie
je te pisse à la raie
Bordel...vas chier !!!
tu l'as fait ???
tu as osé ???
cette intimité, tu leur as livré ?
Nus, nus, nus nous sommes !
...
pose..reflexions
...
ben...somme toute....il me reste des mots au delà des maux
....
assumer, fierté, partager.


je t'ai toujours aimé....




Je Vous emmerde.



Je sais que Vous allez arriver, et je ne me change pas, ce sera la mia de l'autre côté de l'écran qui Vous recevra, pas d'apprêt particulier alors que Vous serez vraisemblablement terriblement sexy dans une chemise cintrée, un jean mettant en valeur Votre cul rond...
Bordel, j'ai aimé Votre esprit, les contraintes imposées à mon corps par Vos soins lors de N/nos premières rencontres, et suis tombée amoureuse du Votre lors de N/notre première nuit complète...
Regarder Vos courbes, ces angles saillants, ces creux appelant la caresse de la paume alors que Vous étiez endormi...
Votre cuir tanné dont j'aime les différences de texture, de tension...
Que ferais-je avec un d'jeuns au corps parfaitement lisse, vierge d'histoire et de temps passé striant, ridant la peau, lui donnant de l'épaisseur, y gravant les épreuves et les sourires du temps...
J'ai toujours eu un faible pour les vieux fauteuils clubs, ceux dont on peut les imaginer avoir meublé un club de gentlemen et entendu bien des confessions, essuyé quelques larmes, goutes de foutre ou traces de vieux single malts ambrés ayant laissé de petits ronds plus sombres, comme les mains des hommes et des femmes parfois se couvrent de fleurs de cimetière... Et qui ne sont que le passage du temps...
C'est sciemment que je reste en jean car je sais Votre besoin de décompresser en ce moment, et c'est une surprise que je Vous ai réservé. D'habitude, Vous la découvrez dès le seuil franchit, de Vos doigts sur mon corps m'effleurant alors que Vos lèvres viennent à fleur des miennes, sans pour autant m'embrasser, d'un demi-sourire et d'une lueur espiègle dans Vos yeux...
Un peu de légèreté, en ce moment, c'est vital, alors Nous mangeons et je suis heureuse de Vous voir un peu plus serein.
Continuons la soirée agréablement et allons donc, rituellement presque, N/nous poser en terrasse.
Je Vous dis alors que je vais tout de même me changer et alors que Vous me suivez, je Vous demande hypocritement si ma jupe en cuir est dans la chambre afin de Vous éloigner, et de me mettre en tenue.
Dans la chambre contigüe Votre voix pour savoir si c'est celle avec la belle doublure que je cherche alors que je me déshabille complètement et ne mets que mon grand manteau noir... Le temps est idéal pour cette tenue que j'avais envie de Vous offrir depuis longtemps... Vous arrivez et Vos yeux semblent me traiter de garce... Merci de ce mot doux que Vous n'avez pas même besoin de prononcer...

Mais à surprise, surprise et demie...

Lorsque Nous dinions, Vous m'aviez parlé d'une chose que Vous alliez m'imposer et dont Vous craigniez qu'elle ne me fasse Vous haïr... Sans en dire plus bien sûr, car il n'est rien que Vous m'aimiez plus que de me torturer psychologiquement... (salaud!!).
Fière de ma tenue, Vous ne me trouvez pas assez apprêtée pourtant... Arf, oui..
Ce rosebud que Vous m'aviez offert et que je n'ai porté qu'une fois... Vous le prenez en main et lentement, après l'avoir lavé, réchauffé, enduit de Votre salive, Vous le faites lentement pénétrer dans mon cul pourtant étroit et que de quelques caresses Vous avez à peine ouvert. La sensation est proche de ces moments où Vous m'enculez après m'avoir écarté du pouce et que c'est Votre gland, au plus large, qui maintient mon anus ouvert et que Vous Vous faites un malin plaisir à ne pas laisser se refermer, ne serait-ce que d'un millimètre qu'avant que de me prendre de toute la longueur de Votre queue turgescente, enflée, et gonflant encore, m'écartant le cul un peu plus alors que je pensais ne pouvoir en tolérer tant...
Je suis mal à l'aise, je me pose depuis longtemps la question du lavement permettant de ne pas Vous souiller car j'ai cette peur de n'être qu'humaine et que Vous ne Vous en rendiez compte, et quoi de pire que de se retrouver dans la merde pour être confronté à cette humanité, cette faillibilité corporelle...
Fière de ma silhouette qui s'affine et que grâce à Votre regard j'arrive parfois à trouver jolie, cet objet incongru dans mon cul et qui me fait me demander si je ne vais pas me chier dessus dans la rue me perturbe. Bien sûr un sourire lorsque de la serveuse que je ne regarde pas, Vous me dites qu'elle n'a pas quitté mon collier des yeux...
Vous me demandez ce que je ressent, c'est vrai que je me tortille un peu sur ma chaise, mais il ne fait pas très chaud et mon manteau, bien qu'assez ample, laisse passer les courants d'air... Et ce foutu rosebud dans mon cul, dont je ne sais plus si c'est lui qui l'écarte ou si mes tripes vont se vider.
Compréhensif Vous me dites: "si ça te gène à ce point, tu peux l'enlever"..
Euh, j'ai peur de même le retirer, je prends conscience de mon corps et de sa faiblesse... Vous jouez un peu de Vos doigts gelés passés dans mon manteau caressant mes tétons, paradoxe de mon cul dont j'ai peur qu'il ne me trahisse et de mes seins dont les mamelons s'érigent, venant frotter la laine lorsque Vos doigts les quittent...
Vous me demandez d'où vient la gène, si elle est due à l'objet ou à la fonction défécatoire qui me vrille les boyaux.
Comme toujours, Vous savez mon trouble, dieu que je déteste mon corps et ses faiblesses, que j'ai peur de Vous décevoir...
Et là, c'est Vous qui Vous mettez en danger, de m'infliger une chose dont Vous ne savez pas si je n'en serait pas anéantie...

Nous rentrons alors, et ce dont Vous me parliez à mots couverts est arrivé...

Vous m'avez fait mettre ce haut dont les manches sont fermées et se nouent, dégageant les seins mais me retirant l'usage des mains, un bandeau sur les yeux. Vous m'abandonnez un moment non sans m'avoir recouvert de la couette, je Vous entend descendre et me demande au juste comment cela va se passer.
Les marches craquent, Vous approchez, j'entends un glouglou...
"foiré...
En position que je trouve incongrue, mon dieu le cul en l'air c'est la possibilité d'avoir le sexe souillé, et bordel je n'ai pas besoin de ça en plus...
Votre voix rassurante, m'accompagnant, et moi qui suis mal à l'aise...
Le rosebud dérisoire par rapport à Votre queue pourtant, j'en vient à le maudire, à Vous maudire. Vous saviez, c'est même pour ça que Vous l'aviez introduit...Vous saviez ma gène, la dichotomie qui existe chez moi entre le corps et l'esprit, et Vous vouliez m'y confronter...
Vous jouez avec le bord de mon cul, distendant doucement mes sphincters, me fouillant des doigts, m'écartant et m'avertissez que Vous allez introduire ce tuyau que je n'ai pas vu, dont je ne sais le diamètre, dont je n'arrive pas à imaginer les sensation qu'il va produire...
Vous avez parfaitement jaugé la température, aucun inconfort, je Vous entend maugréer un moment "mais pourquoi ça passe pas..?".
Vous m'abandonnez un instant, le cul resserré de crainte qu'il ne me trahisse et que mes fesses ne s'ornent de merde...
Je suis mal à l'aise, suis-je en train de découvrir l'humiliation, de vivre quelque chose qui me remplit de honte, honte de Vous décevoir, de n'être qu'un boyau...?
Sentiment vague, effectivement, honte, mais pas d'humiliation pourtant, même si je voudrais ne pas vivre ça, ne pas être là, que Vous me bourriez, me défonciez le cul oui, mais que Vous Vous retrouviez face à mes excréments sciemment sortis, non, pitié... Et me dire que si Vous faites cela, il y a une raison, qui m'échappe encore, mais rien de ce que Vous ne décidiez n'arrive par hasard...
Vous revenez et m'introduisez de nouveau ce tuyau dans le cul, je sens mon ventre enfler, je serre les fesses, j'en deviendrais croyante pour pouvoir prier que mon anus ne va pas me lâcher... Un long, long moment passe, Vous me parlez toujours, Vous malaxez un peu mon ventre, y pliant, plantant les doigts, mon dieu, que je ne me chie pas dessus..
Vous me dites qu'il est temps que je me laisse glisser du lit, mais je ne peux même envisager de bouger. Patiemment, Vous attendez, puis m'accompagnez à descendre lentement. Je coule littéralement du lit et ai la surprise de me retrouver dans la grande bassine, je serre le cul, je me vrille, me sens comme une bouteille sous pression que l'on aurait agité.
Et surtout, je ne sais pas, et j'ai horreur de ne pas savoir.
Allez Vous me contraindre à me libérer ainsi, dans cette bassine comme sur un pot, moi qui ne supporte pas les serviettes hygiéniques me faisant par trop penser à des couches?...
Vous me dites alors que le moment d'aller aux toilettes va arriver, que j'ai tenu suffisamment. Vous me guidez, aveugle encore. "Attends que je lève l'abattant quand même". Un sourire enfin alors que c'est cet instant que je redoute le plus.

Comment sais-Tu, comment me connais -Tu si bien alors que nous nous sommes croisés au bout du monde, que Tu avais ta vie et moi la mienne, que nous n'avions jamais fait que parler sans même chercher à nous séduire, juste comme si nos dialogues étaient un monologue à deux voix, que tu étais ma moitié, mon double, la moitié de mes neurones, capable de savoir aussi bien que moi, voir même mieux...?

Assise, le cul crispé, je ne veux pas Vous infliger cela, cette tuyauterie qui se purge, ces bruits qui inévitablement vont résonner, l'odeur. Alors que le tuyau dans le cul, Vous preniez ma bouche de Votre queue, me la carrant profondément à m'en faire perler les larmes, me laissant aussi le plaisir de sentir la texture rugueuse du bord du gland alors que seule la pointe de ma langue titillait le méat avant de me la faire emboucher complètement, je sens que Vous bandez encore lorsque j'essaye de Vous repousser comme une enfant contrariée car là, je ne peux plus tenir.

Non, non, partez, dégagez, je Vous repousse, je ne peux pas...

Puis je réalise que si Vous m'obligez à cela, si Vous êtes prêt à le supporter, je peux le faire, et Vous prouver ainsi que lorsque je Vous dit que même vieux, les couilles aux genoux, en fauteuil roulant et bon à torcher, je serais là. Si je n'ai aucune appréhension à le faire pour Vous, je me dois de me laisser aller...

C'est pire que la plus immonde des gastros, l'anus qui crache littéralement cette diarrhée nauséabonde, "Ah, j'ai du laisser passer de l'air aussi" lorsque seuls des gaz émanent de mon corps et que la puanteur envahit la salle de bain. Ma tête penchée contre Votre aine, je sens que Vous ne bandez plus, c'est con mais ça me rassure, Vous me l'aviez bien dit pourtant, Vous n'êtes pas scatophile. Longuement, je me vide, vrillée, ne sachant pas quand cela va cesser...

Je sens l'air se déplacer et Vous visualise Vous penchant, approchant Votre visage du mien.
Votre souffle.
"Je t'aime".

Mariée des années
je ne pouvais compter que sur moi, longtemps, je n'ai jamais montré de failles, jusqu'à devoir en aller à l'hosto d'attendre en silence que cela devienne intolérable.

Désormais avec Vous, assise sur des chiottes à me vider de la pire de manière, je sais qu'en étant à Vos pieds, Vous êtes à mes côtés.

Vous êtes là, et me prouvez ainsi que j'ai raison de Vous avoir fait confiance, de Vous l'avoir donné, complète, entière, sans conditions ni concessions...

Il n'y a pas d'amour, que des preuves d'amour, et décidément, les nôtres sont vraiment merdiques...

Je T'aime... Sale chieur!

mardi 8 janvier 2013

Capharnaüm...entre cour et cuisine. 7.

7/
Il y a mon jardin, et il y a cette bâtisse...
C'est dans sa cour, à son seuil, que j'ai regardé éclore les premiers bourgeons des fleurs qui ont fait mon jardin, et c'est à son perron que j'ai décidé de m'installer pour planter les fleurs que je transportais avec moi depuis si longtemps, graines fragiles, recroquevillées, semblant mortes...
Je crois même que si mon jardin voit ses fleurs pousser, c'est parce que cet immeuble le protège, le ceignant de ses hauts murs, prodiguant de l'ombre lorsque dehors tout est brûlant, lui restituant de la chaleur lorsque le froid voudrait tout anesthésier...
Mon jardin...
Ce bâtiment...
Imposant, intimidant...
Et puis, comme une gamine, j'ai commencé à le visiter, prenant une porte dérobée que je n'ai pas eu à forcer, elle était restée ouverte, comme sur d'autres possibles, comme pour inviter l'imprévu à y pénétrer...
Je fût cet imprévu (attendu?) qui n'est pas arrivé comme un squatteur jonchant le sol de saloperies diverses et variées, non, respectueusement, je suis entrée.
J'ai été impressionnée, je déambulais dans ces pièces inconnues, et pourtant, j'avais l'impression de les avoir déjà visitées avant, dans une autre vie, peut être...
Parlant pour me rassurer, j'ai entendu comme un écho. Mais ce n'était pas mes mots répétés, c'était mes maux mis à nu, comme je ne les avais pas vus, comme je ne les avais pas dit...
Un long échange à commencé au gré de mes visites dans cette bâtisse, chaque pièce découverte, avec cette impression de la connaitre déjà, me renvoyait à d'autres portes, cachées derrière des tentures, ou dans un coin d'ombre qui ne m'était pas familier...
Intriguée, captivée...
La moindre occasion m'était bonne pour filer m'y réfugier.
Cette maison me hantait.
Peu à peu, chaque recoin visité se faisait plus clair lorsque je revenais, je percevais chaque détail, de la beauté confirmée d'un élément qu'il m'avait semblé deviner, de la fissure profonde habilement cachée mais qu'un coup d'index replié met à jour lorsque l'on sait où sont les potentielles faiblesses...
J'aimais ce lieu, cet édifice qui pourtant ne faisait rien pour être remarquable, comme cherchant à cacher sa richesse aux badots qui depuis des années, passaient devant, s'y arrêtant parfois, mais jamais n'en découvrant la richesse...
Je n'ai pas voulu souiller ce lieu d'une présence imposée, alors je me suis installée à proximité, allant, venant, après m'être parfois pincé les doigts d'avoir voulu ouvrir sa porte qui voulait alors rester close.
La maison et son visiteur se sont apprivoisés, habillant les murs de leurs envies assouvies, de leurs désirs à réaliser, des images de leurs folies se mêlant..
Parfois aussi, d'immenses pans d'ombre ont voilé la beauté des pièces pourtant auparavant baignées de lumière, laissant un sentiment de vide immense, vide de la maison qui ne faisait plus même résonner les pas de la visiteuse, ses pleurs éclaboussant le plancher qui avait cessé de craquer sous ses pas, la maison se croyant vide...
C'est vrai que l'équilibre de certains murs peut sembler précaire, que sous le doigt effleurant les tapisseries, une écharde parfois peut mordre le doigt...Ou que c'est un ongle qui gratte le stuc et y laisse une empreinte comme une écorchure à vif...
J'aime cette maison comme jamais, moi la déménagée multiple, je n'ai jamais aimé aucun lieu...
Et même vide, je voudrais encore lui donner le goût de rester debout, de se remplir, de nouveau, de nos rires échangés, qu'ils soient nerveux ou fous, de nos corps imbriqués, en consolider les pans les plus fragiles, de nos larmes, faire pousser les plus belles fleurs, de celles qui résistent à tout, être le grelot tintinabulant avertissant ceux qui en franchissent le pas que ce lieu est magique, car il est la rencontre d'une visiteuse et d'un endroit que rien ne destinait pourtant à se croiser, et encore moins à sublimer autant l'un que l'autre...
Alors, vieille bâtisse, si Ta façade ne tiens que par le papier peint, j'en serais la colle, si Ta toiture a des fuites, je les boucherais de mes mains, si il fait froid en Ton sein, j'y appliquerais le mien...
Je t'aime.





lundi 7 janvier 2013

Mais alors, Il t'éduque?

Mais nom de dieu, pourquoi ce mot, toujours et sans cesse...

Éduquer...

Des relents de paternalisme, une légitimation du code Napoléonien?

Chacun y va de son école, de sa mouvance, sa légitimité, mais toujours, éduquer.

Éduquer, en soi, c'est sympa.

Moi mon Maître m'éduque à être Sa salope, savoir Le branler à L'en faire jouir, savoir me plier à Ses envies.
Puisque toujours éduquer, en bdsm, semble indissociable du sexe....
La soumise est "éduquée", les phantasmes réalisés ne le sont qu'en vue pédagogique of course, qu'importe que la construction mentale sensée "aider" la soum à affronter un blocage soit bancale, délivrée par un Dom jouant les apprentis psychanalystes pervers, semblant oublier qu'en général, un thérapeute n'a pas le droit de coucher avec son patient...

Mais s'Il m'éduque pour le cul, pour Son plaisir et le mien, et parce que franchement, niveau sexualité, j'étais une vraie publicité mensongère avant de Le rencontrer, Il ne "m'éduque" pas à être pugnace, à me regarder avec Ses yeux et me voir comme Lui me perçoit, à oser enfin me réaliser. Non, Il ne m'éduque pas à cela, Il me le suggère...

Et ça, ça ne passe pas par le cul...
C'est tellement "simple" d'avoir l'impression de se débloquer les chakras en se faisant défoncer le fion en prétextant évoluer en bonne soumise bdsm...

Est-ce donc à ça qu'aspire réellement une soumise, être le vide couille le plus sage, qui tourne le plus vite, qu'on ne différencie pas trop d'une fougère?
Peut on avancer dans la vie qu'en misant tout sur le cul, l'épanouissement d'une femme n'est il que le résultat de sa capacité à se faire enfiler?

Pardon, je m'emporte et beaucoup risquent de prendre ça pour des attaques, une envie d'emmerder le monde.

Mais non.

J'en ai juste marre qu'obligatoirement "soumise=cliché".

On est des être humains, non?

Et c'est la relation qui permet tout, pas le copié/colé, il y a de superbes exemples de "mon ex soum à fait ça pour lui débloquer sa perception de vitesse de rotation de la queue de la vache. Toi aussi, tu le feras, pour t'aider à mieux apprécier le mouvement du balancier de la contoise qui te perturbait tant dans la cuisine de ta grand maman"...
Mercantilisation des sentiments, lorsque les histoires s'enchaînent, lorsque la soumise ne se définit plus QUE comme telle et que le Maître aimerait la permanence du titre sans porter la robe....
Parfois j'ai honte de me dire soumise, de Le dire mon Maître, non pas parce que j'ai honte de ma sexualité, mais parce que j'ai honte quand je vois à quel point ces mots sont galvaudés, vidés de leurs sens...

Alors ce que je dis ici, même si ça fâche, même si c'est pas bien vu, c'est que si vraiment vous pensez qu'avoir une soum, c'est "l'éduquer", et que vous seul pouvez le faire, laissez tomber car vous ne me semblez pas du genre à pouvoir admettre que dans ce type de relation, le Dom apprend autant que son "élève"...
C'est malin, j'suis colère...

Ce que je regrette, c'est que nombre semblent dissocier le Maître de l'homme, la soum de la femme,  pour revendiquer un couple égalitaire, comme si la relation D/s devait se limiter au sexe, et qu'à partir du moment où la partie soumise a des "compétences" que n'a pas son Dom, le rapport Maître soumis ne pourrait plus s'appliquer.
Personnellement, lorsque je connais un sujet que ne "maîtrise" pas Alcyon, prenons l'exemple de la pose d'armatures placo, je suis toujours sa soumise parce que même si je possède le savoir faire, lorsque je réalise mon plafond mieux que Lui le ferait, c'est non seulement parce qu'il faut bien le faire, mais aussi parce que je serais fière lorsqu'Il verra le résultat.
Pour moi, la relation D/s ne se "limite" pas à des "performances" sexuelles, c'est aussi une émulation qu'Il a su mettre en place entre moi et moi pour me motiver dans le quotidien nécessaire avec pour bonus de Le rendre fier. Notre relation D/s a donc une partie sexuelle non négligeable pour Son plaisir certes mais également me permettre de ne plus être dans la constante dichotomie corps/esprit.
Mais surtout elle a pour but de faire de moi une personne "complète", réconciliant le femme, l'épouse, la mère et la putain...
Je trouve attristant les couples Dom/soum où seule la notion sexuelle est considérée comme permettant d'évoluer car de ce que j'ai pu constater bien souvent à la fin de ces histoires, la partie soumise soit vivra une grande déception du type "je n'ai pensé qu'à mon cul", soit ne se présentera plus que comme une soumise lorsqu'elle cherchera de nouveau un partenaire, semblant oublier qu'avant tout, elle est femme.
Lorsque je croise un Dom habile de sa plume dont la soumise souffre de ne pas pouvoir écrire une phrase sans que chaque mot ai une faute, je trouve que le Maître passe à côté d'une chose importante dans son rôle si réellement il cherche à faire "progresser" sa soumise pour leur bien être et sa valorisation.
Alors l'éducation, c'est bien, mais à partir du moment où l'on pense "qu'éduquer ce n'est pas remplir des vases, c'est allumer des feux" Yeats.

Capharnaüm... entre cour et cuisine. 8.

8/

Même si tout tombe en ruine, je reste dans ce jardin, je reste auprès de cette bâtisse.
Je voudrais la folie, la connerie des autres m'être étrangère, mais il faut composer avec, et avancer.
Détruire pour reconstruire, ou étayer, renforcer et embellir?...





Capharnaüm... entre cour et cuisine. 9.

9/
miaoum regarde le bordel sur cette table, qui à l'origine, était une porte...
Deux tiroirs qui attendent quatre écrous borgnes, un pot de stylos de toutes les couleurs, un paquet de thé dégueu, don généreux de sa mère à sa fille, une bière blanche dans sa bouteille, une bouteille de sprite zéro vide, une pleine, du coca zéro sorti du frigo et qui ne durera pas jusqu'à la fin de ce texte, des papiers, une coupe emplie de clémentines, cartons divers, feuilles en vrac, une balance.
Une boite à bordel de "steampunkisation", contenant un vieux pommeau de douche, une mini perceuse, un pistolet à colle une paire d'antique goggle de soudeur en bakélite que j'ai commencé à customiser mais sur lesquelles je n'ai aucun retour encore, et des petites boites.
Dans ces petites boites, d'abord, les pièces inutiles, pour le moment: les cadrans de montres trop modernes, les mécanismes aux pièces inox de facture trop récente. Dans la seconde, les aiguilles collées à un aimant, temps qui passe, temps qui tombe et se retrouve fixé en dépits du bon sens, petites aiguilles qui font face aux grandes, ou leur tournent le dos...
Dernière boite, les mécanismes ayant subi un premier démontage, encore bruts aux engrenages qui tourneraient sûrement si les remontoirs étaient en place. Mais les aiguilles ne sont de toute façon plus là, pas de temps figé pour l'éternité, pas de tic-tac régulier, mécanismes cassés...
D'une montre désossée, on peut improviser de jolies décorations, fouiller dans leurs entrailles et à défaut de les réparer -mais à quoi bon les réparer dans cette société de consommation?- transformer ces engrenages, ces infimes rubis comme de minuscules gouttes de sang, en ensemble d'un autre chose, que l'on construit soi-même...
Mais ce ne sont que de veilles montres, à l'époque où tout s'achète, se remplace.
Il y a une mécanique bien plus fragile, ou solide, je ne sais plus, que l'on peut aussi réparer, si le besoin s'en fait sentir, une mécanique qui fait fonctionner ce drôle d'engin, cet énergumène, mais qui si elle n'est pas surveillée, remise en état, fera qu'il n'y aura rien à récupérer sur la carcasse qui la contient, et que cette carcasse, n'est pas remplaçable, n'est pas égalable, de par ses mécanismes, son fonctionnement.
Un modèle unique, mécanisme rare, que parfois, on n'a pas la chance de croiser en une vie...
J'ai cette chance d'avoir trouvé ce modèle où toutes les pièces et les rouages sont agencés de manière à en faire une pièce unique et qui m'est bien plus précieuse que tout ce que j'ai jamais pu croiser, et je veux le garder le plus longtemps possible, et j'en voudrais même plus encore.
Depuis le temps...
Et pour longtemps.