mardi 1 avril 2014

Féminisme...

A l'heure où l'on se bat pour ne plus être appelée mademoiselle qui renverrait au pucelage avant la politesse, alors que moi FEMME je trouve ça gentiment désuet,
A l'heure où l'on interdit des campagnes d'affichage un peu lourdeaudes car "insultantes envers les femmes", alors que moi FEMME ça me faisait beaucoup rire,
A l'heure où l'on s'indigne de Rémi Gaillard qui se joue des perspectives et que l'on traite de "sombre connard" et que l'on accuse "d'agression" en le renvoyant aux tripoteurs et lourdingues de la drague de rue, alors que moi FEMME j'aime cet humour potache tout comme les nanas de la vidéo qui ont donné leur accord d'utilisation, et qu'il n'a pas touché
A l'heure où l'on s'insurge du photoshoping des marques dans les mêmes magasines qui en sont les principaux pourvoyeurs de fond et que moi, FEMME, je sais très bien que pour être heureuse, je n'ai pas besoin de faire un 36...

Est-il Dieu possible, en pleine mouvance des droits de la femme, que des bougresses se plient encore aux ordres fascisants d’une espèce de Ubu prostatique de la mode, qui au lieu de crever de honte dans son anachronisme, continue de leur imposer le carcan chiffonneux de ses fantasmes étriqués, et cela, jusqu’au fin fond populaire de nos plus mornes Prisunic ?
Je t’en prie, ma femme, ma sœur, mon amour, mets ton jean, ou reste nue, mais ne marche pas dans la mode, ça porte malheur.  
Desproges / Textes de scène / Éditions du Seuil / 1988


Bref, à l'heure où de si éminents combats sont menés, combats des femmes qui ne veulent plus être réduites à de simples objets sexuels, faisant par là le jeu même de la société patriarcale judéo-chrétienne, semblant nier ce par quoi même enfin nous avons su faire reconnaitre, accepter, le droit à une sexualité libérée de la morale ecclésiastique, bref, à l'heure où les femmes revendiquent l'égalité, qu'elles ne veulent pas être réduites à leur sexe de femme, elles acceptent d'être prise pour des bébés.

Pour vendre des yaourths, hop, une femme à poil, pour vendre une voiture, hop, une femme vénale, tout se rapporte au sexe, la femme est une pute. Que l'on soit pour, contre le porno chic, le porno beauf, le porno qui objétise la femme, on lui nie quelque part le droit d'assumer sa sexualité.
En revanche, lorsque ça touche à l'intime, au sexuel dans ses tripes et dans son sang, là, non, la FEMME n'est plus qu'un BÉBÉ.

Pourquoi je dis ça, pourquoi je m'énerve?

A cause de la dernière publicité pour les protections périodiques (les serviettes hygiéniques, quoi) ALWAYS Secure Night:


Une jeune femme (formée) en tenue décontractée, seule dans un lit une place, sur un drap d'un blanc virginal, qui nous annonce, à l'instar des publicités pour les couches pour bébé, qu'elle peut se tourner et se retourner sans crainte des fuites.
Bien sûr, j'ai l'esprit retors, d'une image je tire des conclusions et fait des amalgames...
Ah oui?

Alors, lancez la pub, et écoutez bien...

 
Et maintenant, écoutez ça:
 Et non, vous "n'hallucinez" pas, il s'agit bien d'une boîte à musique, de ce modèle là même
Une boîte à musique pour vendre des serviettes hygiéniques...
UNE BOITE A MUSIQUE POUR VENDRE DES SERVIETTES HYGIÉNIQUES!!!

UNE PUTAIN DE BOITE A MUSIQUE POUR VENDRE DES SERVIETTES HYGIÉNIQUES!!!

Alors mesdames, vous vous offusquez de ce que l'on fasse référence à votre sexe pour vendre tout et rien, et surtout n'importe quoi, que l'on fasse référence à la pute qui est en vous parce que ne voulez pas être limité à votre vagin, vos seins, votre cul dont vous avez acquis pourtant depuis peu le droit de jouir sans (ou avec d'ailleurs ^^) entraves et qui est dans beaucoup de pays européens remis en cause, mais lorsque l'on vous parle de vos règles, vos ragnagnas, vos anglais qui débarquent, vous acceptez que l'on vous dise implicitement que vos menstruations, ce qu'il y a de plus humainement féminin, c'est la même chose que des excréments, sale, et que cela fait de vous non pas un être sexué, mais un bébé?

Sérieusement, vous vous voyez comme ça?





Alors merde quoi, sous prétexte de ne pas vouloir assumer la pute, la femme ne peut être qu'infantilisée?
Moi, je suis heureuse d'être soumise, soumise à mon Homme, mon Maître, et à "Ni pute ni soumise", je préfère Pute ou soumise parce que je suis assez grande pour le vouloir, le choisir, mais pas enfant, ou asexuée...


Le Fouet. Avant toute chose.

S'il est bien un instrument qui fait phantasmer -que se soit frémir les soum" ou bander les Dominants- c'est celui-là.
Peut être parce que tous les petits garçons maintenant grands se sont pris pour Indiana Jones un jour, et les petites filles ont été excitées par les images de punition au Moyen Orient dans les Angéliques, toujours est il que le fouet est une figure emblématique du SM.

Avant donc de vous faire un petit exposé sur le fouet en lui-même prochainement, quelques rappels de bon sens, qui ne sont malheureusement pas évidents pour tous, lorsque l'on peut lire certains témoignages.

Partie I, du bon sens et de la raison.

Un fouet de bonne qualité représente un investissement. Il serait idiot de claquer 200€ pour un objet qui finalement ne serait pas utilisé.
Mais sur cet argument financier, il est encore plus con  idiot de se dire, lors d'une soirée, "tiens, bidule à un fouet, je vais lui emprunter pour essayer sur mon soum' voir si ça me plait".
NON.
Non, on "n'essaye" pas de fouetter quelqu'un lorsque l'on n'a jamais tenu, utilisé, et appris à se servir d'un fouet!
Il faut avoir en tête que si un fouet représente un investissement financier, il représente avant tout un investissement de temps.
Et là, je me dis que quelque part, les choses sont bien faites.
Heureusement que les fouets ne sont pas bon marché, sinon, au lieu d'infliger des coups sans aucune maîtrise pendant cinq minutes à une soirée comme un bon con un bon élément de société de consommation "ça me plait j'achète", ça pourrait être jusqu'à l'accident en privé...

Donc, reprenons:

-Pour les Dominants, ce n'est pas parce que l'on voit des gens jouer avec des fouets que l'on peut, comme ça, essayer, à moins d'être complètement inconscient, juste pour savoir si l'on va économiser 200€ pour s'en acheter un.
Il faut avant tout se demander si l'on aura l'envie, la persévérance, d'apprivoiser le fouet en passant des heures à frapper un oreiller, de la mousse à raser sur un ballon, bref, d'avoir l'air idiot dans son salon pendant des plombes avant d'enfin caresser l'espoir, et le dos, d'une personne vivante (si vous avez la possibilité de vous entrainer sur des morts, tant mieux, mais je ne crois pas que ce soit très légal).
-Pour les soumis, si votre Dom a envie de se mettre au fouet, il peut effectivement être intéressant de connaitre la sensation. Mais en aucun cas par votre Dominant, puisqu'il ne sait pas s'en servir. La meilleure solution consiste donc à vous renseigner quant aux personnes "capables", qui connaissent et maîtrisent leur instrument. En soirée, plutôt que de se faire prêter un fouet (ce qu'une personne responsable ne devrait de toute façon pas faire), demander à celui qui fouette de s'occuper du soumis. Je tiens cependant à préciser qu'à mon sens, demander à quelqu'un de fouetter n'est pas anodin si le fouetteur est en couple, car il ne faut pas oublier que cela est très personnel, et fort, dans un lien. Savoir qu'Il a mit des mois à apprendre "pour nous" et que n'importe qui puisse en bénéficier sans se rendre compte de ce que ça peut représenter, autant au niveau du Lien qu'au niveau du travail...

Pour résumer ce petit rappel de bon-sens:

-On n'essaye pas de manipuler un fouet sur quelqu'un lorsque l'on ne s'y est pas entrainé.
-On ne se laisse pas fouetter par une personne qui ne sait pas se servir du fouet, même très amoureux.
-On ne prête pas son fouet à une personne qui le demande et ne sait pas s'en servir.
-On ne demande pas au premier venu qui a un fouet de faire tester à son soum (parce qu'il y a beaucoup de propriétaires de fouets, et pourtant peu qui s'avèrent dignes de s'en servir..)

Et même si le morceau est emblématique, ce n'est pas pour autant que l'on pense pouvoir en faire autant dans "la vraie vie".

jeudi 20 mars 2014

Capharnaüm... entre cour et cuisine. 24.

24/
La pomme et les bourgeons.

Une promenade autour de la bâtisse, comme ça, pour rien, pour regarder toutes les autres maisons, certaines qui autrefois devaient être fastueuses, certaines franchement décrépies, d'autres humbles, mais toutes closes.
Le soleil discret me réchauffe comme il réchauffe le doré des pierres de la cité, fait briller quelques écailles des volets fermés. Allure lente, main qui se pose sur des portes qui semblent pourtant prêtes à se briser, résistant d'une serrure hors d'âge. Au bout de cette rue que hante l'abandon, l'odeur qui émane de la devanture d'un fleuriste.
Et là, alors que quelques voitures singent la circulation de la vie dans des artères poussives, apparait la pomme.
Mais je ne la vois pas encore ainsi, pour le moment, elle n'est que lavande, pervenches.
Un grand placard de bleus passés d'une mode surannée, une jardinière à la masse bleue flottante comme un bouquet aux fins pétales soyeux dansant autour de frêles tiges sèches.
Chaussée de bottines noires et fourrées, retournées sur des chaussettes noires qui plissent jusque sous le mollet. Des jambes si fines qu'elles ne sont plus réduites qu'à l'os, un peu de chair, et une peau blanche et fine, si fine qu'elle se parchemine, brillante, cassante, qui se donne à voir jusqu'aux genoux. Au dessus, les pétales virevoltants en forme de robe Damart ou la Blanche Porte qui recouvrent la plante séchée, laissant ses bras dénudés, à la même peau fine comme une pelure d'oignon que ses jambes chétives.
Comme elle marche lentement, j'arrive à son niveau, et c'est là que je découvre son visage.
Il est ridé tel une pomme oubliée au fond d'un garde-manger et dont l'eau se serait évaporé, recroquevillant sa peau sur sa chair fondue par le temps. Sa bouche édentée est comme ces irrégularités d'une golden ayant été percée par une branche mitoyenne et invasive, les rides y convergeant.
Mais plus que son visage, c'est la main de la pomme qui me surprend.
Elle tient, serré dans son poing comme un porte drapeau présente sa flamme, trois roses jaunes dans leur papier cristal.
Je ralentis, la laisse me dépasser et cale mon pas sur le sien, et suis la pomme en imaginant...
Pour qui sont ces roses qu'elle a acheté? Les a t'elle acheté d'ailleurs, ne serait-ce pas un galant qui les lui a commandé, et comme un amoureux espiègle, lui a juste donné comme indice le nom de la boutique où elle devait se rendre? Elles ne sont pas rouges, elles sont jaunes. La pomme n'aurait donc pas livré son nectar à celui qui doit souhaiter  y goûter, peut être est il timide...
La pomme avance lentement, mais le bras reste vaillant et les roses semblent dressées comme une arme pour pourfendre l'idée que l'amour ne vaut que jeune, vaillant et frais...
L'imagination continue son chemin, s'éteint. Cette route, ça pourrait être celle du cimetière, mais elle ne passe que devant le collège dont la sonnerie vient de retentir et des portes duquel s'égayent des adolescents.
La pomme a changé de trottoir, me laissant avec les possibles de ces roses fraîches dans sa main flétrie...
Sur mon trottoir, ce sont désormais les  jeunes pousses qui s'offrent à mon regard.
C'est le premier jour du printemps, la sève monte le long des troncs vigoureux et la nature, comme les faciès adolescents, s'embourgeonne.
Pas de roses, de communication kabbalistique en fonction du nombre, de la couleur, de la fleur offerte, mais des portables qui échangent des "<3", des "love", des JTM.
Pas beaucoup de rêve, de la technologie, peu de romantisme, beaucoup de rentre dedans.
Aujourd'hui, je me sens plus proche de la pomme.
Parce qu'hier, j'ai reçu deux rosiers, un jour en avance.
J'ai lu, j'ai regardé, me suis renseigné sur comment les planter.
Puis je suis allée dans la cour, me suis posée pour voir où ils seraient le mieux pour pousser..
Le choix fait, j'ai réalisé un muret de pierres sèches, vidé des jardinières à l'intérieur, suis allée acheter un sac de terreau, les ai planté à cet angle de mur, à peine éloignés, que l'un n'étouffe pas l'autre mais qu'ils croissent pourtant ensemble dans cet arc de cercle...

Il y a un rosier blanc, et un rosier rouge...

Un jour, si vous êtes sages, et si l'envie m'en prend, tata miaoum vous parlera de la cérémonie des roses...


lundi 17 mars 2014

De Mater à Master...

Dans ce texte, je ne parle que du cas de figure Maître/soumise parce que c'est ce que je connais le mieux, de mon expérience et de mes "consœurs", et il faut admettre les présupposés suivants:
l'enfant comme la mère sont "conscients" et choisissent leur famille,
les aspirations de l'entité bdsm décrite sont celle non pas d'une relation exclusivement sexuelle / SM / 5 à sexe ou d'un couple cherchant à obtenir le prix de " la meilleure chienne" mais de deux personnes s'épanouissant  autant dans leurs individualités propres qu'au sein de la relation...

De Mater à Master, il n'y a que le S de sexe qui change...

A bien y réfléchir, on entend souvent parler de l’éducation de la soumise...
A bien y réfléchir, une relation Maître/soumise, n'est pas si éloignée de celle d'une mère à ses enfants...

Certes vous pourriez dire que l'enfant n'a pas choisit ses parents, mais si vous lisez Dolto, elle vous assure que l'enfant à concevoir n'est pas que la résultante d'une forniquation et rejoint d'autres aussi qui vous parlent du "choix" des âmes d'intégrer telle ou telle famille pour y guérir ses plaies et dysfonctionnements passés..
Et cette vision me plait bien.

Pour une relation D/s, nous nous retrouvons donc dans le même cas de figure qu'une mère désirant un enfant:

Le Dom souhaite une soumise dont il prendra soin, qu'il fera "grandir" (pas simplement sexuellement et c'est là que le "S de sexe" prend son sens) mais dans ma vision des choses dans l'acceptation, la reconnaissance de ce qu'elle est (et je ne parle pas de "la soumise qui est en toi, qui ne demande qu'à être dressée, salope", mais d') une femme entière, complète, qui s'accepte et se réconcilie, sous l'oeil bienveillant du Maître.
La soumise souhaite un Dom qui exprime d'elle le meilleur, qui, au travers des yeux de cet homme aimé, découvre son reflet sublimé qui n'est pourtant que la réalité qu'elle ne voyait, vivait plus, dont elle n'avait pas/plus conscience...
N'est ce pas là la même dynamique que celle d'une mère consciente de ses responsabilités, du petit enfant aimé et dont la mère est une déesse toute puissante?

Pour autant il n'est pas question d'infantilisation (ni d'ABDL ou d'age play*),  puisque l'infantilisation, la gagatisation, la déresponsabilisation ne font pas partie de ma vision de l'éducation des enfants.
Élever un enfant, c'est le considérer comme une personne à part entière, avec une personnalité propre, en tâchant de faire pour le mieux sans attendre de retour (parce que de toute façon les enfants sont ingrats, il n'y a qu'à voir les successions déchirant les fratries...), lui imposer des règles selon les principes qui me tiennent à cœur, en les adaptant lorsque le besoin s'en fait sentir et si elles s'avèrent négociables, lui transmettre des valeurs sans pour autant cacher que d'autres existent, ailleurs.
Bref être mère, c'est être présente et à l'écoute d'une personne qui, pour quelques années, on est tout... En échange du respect et de l'écoute, encore...

C'est drôle, c'est un cercle vertueux qui me rappelle quelque chose dans le cadre d'une relation D/s, non? Pas vous?

Pour élever un enfant, il faut de la présence, des attentions, de la communication...
Combien d'enfants ayant des géniteurs et leur "parents" qui ne sont pas les mêmes, mais simplement ceux qui étaient là, les ont aimé?
Quoiqu'il advienne, savoir que l'enfant peut se tourner vers sa mère, même en lui ayant mordu la main au sang d'avoir écouté le chants des sirènes, qu'elle lui laissera le temps de s'en rendre compte, de... grandir... et comprendre, grâce aux armes qu'elle lui aura fourni. Savoir qu'élever un enfant, c'est répéter, être là, toujours. Peut être ne pas le dire sans cesse, mais que l'enfant sache qu'il est aimé, par des attentions, des gestes, de l'écoute, encore... Reconnaitre ses failles pour se montrer humain, pour ne pas laisser de place à l'envie d'aller y fouiller pour blesser, ne pas être sanctifiée déraisonnablement, une mère, mais une femme...

Humaine, simplement.

En temps que soumise, j'aspire à ce type d'interactions, avoir sous Son regard indulgent la possibilité de m'épanouir, de me (re)construire une identité qui ne soit plus parcellaire, regroupant enfin la femme, la putain, la pétasse, la docte, la maçon...

Comme je montre à mes enfants que je les aime en leur glissant un mot de soutient lorsque je sais que leur journée va être chargée, j'aime voir que je compte pour Lui avec une ligne ou deux.
Comme je pense à eux lorsque je croise un objet, une image qui puisse les faire sourire, j'aime Ses textos au seul but de me provoquer un sourire.
Comme  parfois j'ai des gestes de tendresse à mes monstres sans raison que l'envie, j'aime qu'Il pose sa main sur moi, m'ébouriffe les cheveux.
Comme je rassure mon SimOne sur son apparence sans pour autant la rendre Bimbo égocentrée, lui donnant un avis le plus objectif possible, des conseils, j'aime qu'Il remarque mes efforts d'apparence, Ses sourires lorsque je suis apprétée, ou Ses remarques constructives.
Comme lorsque j'ai des décisions à prendre les concernant je ne pense qu'au meilleur, j'aime l'idée qu'Il en soit de même lorsqu'Il a à en prendre.
Comme lorsque j'ai un comportement qui pourrait gêner mes enfants je prends en compte ce qu'ils me disent, j'aime qu'Il fasse de même.
Comme lorsque je dois leur apprendre à gérer leurs interactions sociales sans pour autant chercher à les brider, j'aime qu'Il porte un œil avisé sur les personnes que je croise.
Comme le temps que je passe sans eux me voient penser à eux tout de même, j'aime savoir que Lui aussi pense à moi.
Comme il n'y a pas d'amour, mais que des preuves d'amour, comme je m'y applique avec mes enfants, j'aime qu'Il me le prouve...

Vous direz que je semble exiger beaucoup, mais qu'est ce que j'offre en échange?
Eh bien, qu'attendez-vous de vos enfants si ce n'est en faire de belles personnes dont vous serez fier?
Non pas parce qu'ils seront devenus ministres, astronautes ou "chef de diamètre, parce que moi, je suis chef de rayon", mais parce que ce seront des êtres humains que vous aurez permis de rendre fréquentables, aimables...

Et que, ne nous leurrons pas, j'adore l'idée d'en plus d'être celle qui Lui donne du plaisir comme Il me montre qu'Il aime en prendre....

De Mater à Master, il n'y a que le S de sexe qui change...
Les responsabilités sont les mêmes, pour les mêmes résultats (avec le cul en plus!!)



*ABDL: l'Adult Baby Diaper Lover est une mouvance qui se retrouve dans le BDSM où des adultes revêtent tous les atours inhérents à la condition de bébé et souvent se comportent comme tels, du port de couches qu'ils salissent ou non et qu'il faut changer (serai-ce un prétexte pour pratiquer l'uro et la scato? hinhinhin...), de l'allaitement au biberon ou au sein (adeptes de la lactation érotique), sans qu'il y ai obligatoirement de rapports sexuels, mais une attention complète de la "nurse".

*Age Play: le Dominant est le "Daddy" et la soum bien souvent une lolita. Et s'il est tentant d'y voir un palliatif à des tendances pédophiles, je ne pense pas que ce soit le cas, mais bien plus simplement un jeu de rôle qui permet à la soum de se conduire en petite princesse gâtée.










mardi 11 février 2014

Baise illicite.

Des expériences, des choses à tester mais avec quelqu'un en qui on a toute confiance.
Pas pour pouvoir dit "je l'ai fait" ou "j'en ai pris"...
On dit bien que l'alcool est culturel, dans d'autres cultures c'est le khat, la coca...
Je n'aime pas l'alcool et son bel habit de culture, de fraternité qu'on lui fait enfiler et qui rend malade tellement de gens que l'on stigmatise ensuite...
Je n'aime pas les drogues qui font percevoir la réalité différemment, le risque, pour un esprit curieux de vouloir tester, essayer encore, illusoirement maîtriser pour finir dépendant....
Mais ce soir là, une occasion de faire une expérience.
De l'herbe.
C'est plus naturel que les médocs, que les acides ou autres.
Ce n'est pas une raison je le sais, mais Il est à mes côtés pour me contenir, je suis en sécurité.
Alors j'ai tiré quelques lattes sur le pétard de l'ami qui était là.
J'avais des souvenirs de shit et de ses non-effets, hormis vomir quand le joint avait accompagné quelques verres...
Là, j'ai attendu le dernier moment, la soirée achevée, pour tester, et réaliser cette idée...
En me levant, la perception de l'espace était différente, mouvante. Pas le sketch de Palmade, juste me déplacer entre des murs parallèles qui donnaient impression de vouloir se rejoindre...
Arrivée dans la chambre, difficulté à me déshabiller, passagère.
Allongée, je me blottis dans Son odeur, contre Sa peau.
Envie de Lui, ni plus ni moins que d'habitude, envie de Lui.
J'ai du mal à bouger, je me sens étoile de mer, je pense à mes jambes que je voudrais relever, mais du coup, mon esprit ne se focalise plus que sur elles, la sensation de la couette qui glisse.
Étrange..
Je vois Son visage au dessus du mien, il fait sombre, je n'arrives pas à discerner si Ses yeux sont ouverts ou fermés, Ses traits changent, je suis déstabilisée, je ferme les yeux.
Il m'embrasse, je ne sens plus que Sa langue contre mes lèvres, contre ma langue, de manière dissociée, comme des focus successifs de ce à quoi je pense à ce moment précis.
Un baiser se transforme en la sensation de Sa langue sur mes lèvres quand je pense à mes lèvres, sur ma langue quand je pense à ma langue.
Mais si, ayant enfin réussit à relever les jambes, je pense à la douleur de ce nerf qui se coince parfois, et ne ressent plus que cela.
Mon esprit est incapable de ne pas faire de mises au point sur des choses précises, en dehors de toute volonté, c'est ma bouche qui ressent, mon sexe qu'Il a écartelé, qu'Il branle...
Mon clitoris est devenu le centre d'intérêt de mes ressentis, et lorsqu'Il ouvre mon sexe de Sa verge, je ne peux m'empêcher de placer mes doigts à ma vulve et de me caresser frénétiquement. Je ne peux pas me contrôler, cette sensation semble si intense.. Et si fugace, à la fois. Si je ne me branle pas, elle va disparaitre, mais en me branlant, je sens aussi, puis seulement, Sa queue...
Ses couilles qui frappent entre mes cuisses, viennent s'écraser, et c'est comme si maintenant mes poils étaient les seuls capteurs des sensations que mon cerveau daignaient recevoir...
Me voir me branler comme une salope avide de jouir sans pour autant y arriver L’excite incroyablement, moi qui ne me masturbe guère, qui n'ai d'intérêt pour le sexe qu'avec et par Lui, je crois qu'Il sourit de me voir ainsi.
Sa queue est raide, tendue, épaisse...
Comme j'y pense, je ne ressent plus que cela, comme si chaque relief des veines imprimait un sillon en moi.
Queue épaisse, chatte gonflée.
Pensée stupide, à me baiser comme ça, Il va me décoller le stérilet.
Merde..
Je ressent mon col de l'utérus et le fil qui dépasse.
Je me tord un peu, N/nos sexes se séparent.
Je suis trempée. Je ne suis pas une goutte, non, quand même pas, mais je ressent cette humidité et les plocs mouillés de Ses va-et-viens ont pris une ampleur incroyable à mes oreilles.
Mais ce n'est pas qu'une idée, je suis liquide, et je le sais à Ses trois, quatre doigts qu'Il m'enfile.
Je ne suis pas complètement ouverte, je ne suis pas complètement prête.
Après le jeu de Ses doigts à l'entrée de mon sexe, après qu'Il les ai léchés, doigts regroupés sur lesquels Il salive abondamment (dieu que ça m’excite ça, et pas seulement fumée comme une truite), me les ai fait lécher, index et annulaire qu'une fois dans ma bouche, Il écarte à me l'en écarteler, Il sort le gel.
J'ai focalisé sur Sa salive, son odeur me prend le nez et me distrait de liquide visqueux et froid pour un moment.
Mais réalisant qu'Il va me fister, ma perception se focalise sur mes grandes lèvres, les petites qui entrent en même temps que Sa main glisse, aux anneaux qui suivent le même chemin.
Le métal que je cherche du bout des doigts en oubliant ainsi de me caresser, focalisée sur la recherche de ce qui me gène...
Retrouvés, mes doigts écartent mon sexe, un peu plus encore, mais Sa main ne passe pas, pas encore...
Je pense à Sa main, je ne ressent plus que cela, malgré le gel, le sentiment d'accroche, une perception amplifiée de la largeur de Sa main... Et je me sens glisser, me cambrer, m'ouvrir, descendre sur Sa main que je prends en moi...
Le poing rentré, Il me branle aussi frénétiquement qu'Il astique Sa queue, le mouvement de Sa main contre ma cuisse, le mouvement d'air. Mon sexe plein, brutalement branlé, ma perception qui oscille entre Sa main, mon vagin, l'odeur de Sa sueur...
Aucun point fixe dans ma pensée, comme une image sur laquelle on pose le regard et qu'un détail accapare, jusqu'à ce que le regard glisse et soit happé à nouveau...
Je ne sais plus vraiment, je crois qu'en plus de Son poing, je me caresse alors que Lui se branle.
Les sensations qui échappent, apprécier quelque chose dont l'esprit s'éloigne pour se concentrer sur une autre sensation, ailleurs.
Déroutant, déconcertant, pas franchement agréable pour moi qui commence enfin à reconnaitre, appréhender l'arrivée de mes orgasmes, de me retrouver déconnectée ainsi...
Il m'invective, j’acquiesce, je parle aussi, mais j'ai l'impression que mes mots ne tiennent pas, mon cerveau ne peut pas traiter toutes les informations, parler ou ressentir, je serais étoile de mer...
J'aime qu'Il me baise, mais j'aime le ressentir, Le sentir...
Subir oui, mais volontairement, pas indépendamment de ma volonté, pas otage d'un cerveau fourbe qui ne s'arrête que sur ce qui lui plait...
Il jouit, sur moi, en moi, je ne sais plus, je crois qu'à force de trop se focaliser sur différentes choses, mon esprit s'est perdu.
Je sens le foutre chaud se répandre, je l'étale sur mon sexe ouvert où Ses doigts étaient.
La sensation du sperme gluant que j'aime tant est reléguée à l’arrière plan de la sensation des poils naissant qui crissent sous les ongles...
Fuck...
Plus tard, au matin, je me réveillerais les cuisses écartées, Son chibre tendu entre mes jambes, le gland au bord de mon sexe..
"'tend, faut que je pisse"
Et je me rendors comme une merde, encore stone, à me demander si d'avoir penser uriner ne va pas déclencher la miction...
Je me réveillerais quelques heures plus tard, trempée non pas d'urine mais de la mouille et du foutre de la baise à la truite fumée qu'Alcyon m'a accordée, et avec un mal de crâne qui m'aurait bien fait rester au lit encore...

Alors décidément oui, Il est mon Maître, car cette sensation de perte de contrôle, ce lâcher prise, ce n'est que pleinement consciente que je peux le vivre, le ressentir...
Et seul Lui me le permet.
Ma drogue, c'est Lui..
Et Lui seul....

mercredi 5 février 2014

4/ Mysticisme BDSM. L'abjuration.

S'Il est le Dieu, Il ne l'est que parce que je l'ai choisi.
Et si je Le vois ainsi, c'est parce que j'y trouve ma parcelle de divin.
Alors le blasphème, les péchés, l'abjuration, ne peuvent pas être à sens unique, imputables à l'un, condamnables par l'autre.
Si chacun peut en commettre, si chacun  peut en ressentir, il ne sont pas inhérents à celui qui vénère, car après tout... je suis autant mon dieu qu'Il est le mien...
Être un dieu n'est pas facile, il suffit de voir ce qu'on fait certaines édiles religieuses au leur pour s'en rendre compte, textes dévoyés, déformés, paroles humaines interprétant, transformant, les saintes paroles. Commandements édictés, lentement dénaturés par les interprétations successives, toujours à l'avantage de celui qui les profère.
La différence est que cette religion, c'est la mienne, c'est moi qui la crée, la ressent, la vie...
Qu'elle puisse servir de vade-mecum, de ligne directrice, ne m'importe guère. Qu'elle puisse permettre à certains de se dire "ça me plait, ça me parle", me touche. Mais dans les faits, le regard des autres m’indiffère.
Cependant, ils peuvent me blesser, me nuire...
Dans ma relation, ma religion.. sourire*... j'ai choisi mon dieu.
Que d'autres puissent être attiré(e)s par Lui ne me fait pas peur, parce que prétentieusement, s'Il possède cette aura, j'y ai contribué. On ne livre pas son dieu dans ce qu'il a de plus humain, de plus sombre, amoureuse, et donc très conne, on ne cesse de l'encenser, quelques rares, proches, savent les tourments, les désillusions parfois, les blessures aussi... Comme l'a écrit Aurora dans son blog , une certaine "clause de discrétion" tacite qui fait qu'on ne révèle pas que sur cette icône, non, ce n'est pas de l'or fin, et que ce coin là,  en bas, s'il est ébréché, c'est parce qu'elle est tombée, quelques fois... Alors que d'autres veuillent posséder cette plaque de bois ornementé, je peux le comprendre... Mais l'image n'est pas la réalité...
Cette icône, si elle a une valeur, c'est celle que je lui ai donné en la dessinant, répondant à tous les critères de l'art religieux (en l’occurrence ici, de "l'imagerie BDSM"). Et si c'est elle qui est présentée pour séduire, attirer, je me sens... Lésée. 
Comme si cette représentation que j'avais construit, (lui révélant par la même sa part de divin) servait à impressionner, à conquérir... Une croisade pour convertir une autre que moi, mais dont j'aurais sellé les chevaux, brodé l'étendard... Imaginer que les mots qu'Il a pu échanger avec moi et qui sont la base de notre relation, Il les utilise avec d'autres, me blesse. Parce qu'ainsi, je ne serais plus unique, parce qu'ainsi, j'aurais le sentiment d'avoir vénéré un bonimenteur, et non pas un dieu... 
Dieu lui-même qui.. Abjurerait.
Sourire*
Mes mots sont pleins, ils sont l'enveloppe du sens que j'y mets, et ceux que je Lui adresse, je ne les utilise pas pour d'autres.
Ils sont violents, ils sont caressants, et bien d'autres choses encore, mais ils sont... entiers.
Ils ne sont pas que des mots, ils sont le sens qu'ils portent.
Les utiliser pour d'autres que Lui serait une trahison, envers Lui, mais envers moi. Parce qu'alors, je ne réciterais plus qu'une prière sans âme, parce qu'alors, je me mentirais. J'ai osé être moi avec Lui, j'ai osé me mettre à nu, me livrer. Lui ai construit une image en complément de la mienne, si j'ai été chaton sous Sa patte Il a été lion au pelage usé... Et je ne le serais plus pour aucun autre. 
Je ne veux pas nous trahir. Devenir hérétique...
M'imaginer minaudant et reprenant les mêmes termes (oui, je préfère les vieux, et alors? Sourire*) ou L'imaginant se présenter à une autre comme Il s'est présenté à moi, lion dominant au cuir couturé me mettant la truffe au sol, me dégoute... 
Comme ce qui est rare est précieux, quelle serait la valeur de ce que l'on prétend unique si c'est reproduit à l'infini? 
Et dans ces cas là, si chaque religion est unique, quel besoin de la conformer à des rituels établis par d'autres?
Comme vous le devinez donc, le prochain "chapitre" de ce mysticisme BDSM parlera des différentes "églises" que l'on peut croiser dans ce "monde", autrement appelées "écoles de Domination"...
Tout un programme..









vendredi 11 octobre 2013

3/ Mysticisme BDSM. La sanctification.

...du foutre.
Ça peut prêter à sourire, et c'est un peu le but.

Déjà, je voudrais m'excuser auprès des croyants, et préciser que ce n'est pas pour les offenser que j'utilise ce parallèle. Iconoclaste, certes, mais pas de provoc inutile,  si j'emploie ce vocabulaire, c'est qu'il me semble le plus en adéquation avec ce que je ressens, avec ce que je vis.
Cela peut sembler blasphématoire, ce n'est pas le but pourtant. Juste les mots qui sont assez fort pour exprimer ce que je ressens, moi qui suis étrangère au religieux, mais pas au sens de ses mots, connaitre leur force, et l'utiliser à mon escient...
Sourire*

De cette relation, naît le sacré.

Si je suis la soumise, je ne possède rien, je lui appartiens.
Je me livre à lui, cadeau empoisonné, car si je lui donne tout, concrètement, je n'ai rien à lui offrir. Uniquement ce qu'il veut prendre, faire de moi. Inconsciente de ma valeur que lui a décelé pourtant, il est celui en qui je place mon espoir d'à défaut m'aimer, trouver celui à qui je pourrais donner cet amour... encombrant. Qu'avant de me l'approprier...
Alors il me fait sienne, il me prend sous son aile, en levrette, et par tous les trous...
Mais rien ne m'appartiens.
Il est mon Maître, sexuellement il est celui pour qui j'ai envie de jouir, celui que j'ai envie de faire jouir. Apprendre comme il aime me prendre, comme il aime jouer de mon corps, de la pression de ma main sur sa verge faire croître encore son excitation, son plaisir.
Il m'a choisit, et s'il est tout pour moi, je ne revendique que d'être celle qui le fait jouir.
La seule preuve, tangible, que je suis unique, c'est ce foutre qui gicle, me recouvre, m'emplit..
Si je me donne à lui, je n'attends que ce retour, cette.. "preuve", comme le croyant qui dominicalement ingère le corps du Christ, comme son officiant en boit le sang...
Cela n'est pas nécessaire à leur foi, c'en est juste le reconnaissance "humaine", la communion.
Si cela peut sembler contradictoire et renvoyer à l'image du croyant qui ne fait que prendre sans donner, l'image de l'hostie qu'il me plait d'utiliser est l'ancienne, celle des fidèles qui apportaient le pain qu'ils confectionnaient à cet usage, afin qu'il soit consacré...
Le Divin né de l'humain...
L'humain, oeuvrant, créant  Dieu, qui ainsi, prend corps...

Mais ne vous méprenez pas.
Je ne suis pas à idolâtrer un homme, à le déifier. Si vous lisez bien, si j'ai été assez claire, vous comprendrez qu'il n'est pas question de cela.

Comme les chemins qui mènent à la foi ou ce que le croyant met dans sa religion, lorsque cela n'est pas imposé, inculqué comme dogmes transgénérationnels acquis et immuables, sont multiples, je ne peux qu'expliquer ma vision...

L'important n'est pas de créer un Dieu.
Si il est Dieu c'est parce qu'il est celui qui permet la compréhension, l'acceptation, la sublimation de soi au travers Lui.
Ce qui importe, si d'abord c'est croire en Lui puisqu'on ne croit pas en soi, c'est admettre que ce qui nous attire en Lui, nous en sommes dignes, et même plus, capables.
Ce qui importe, c'est de se rendre compte que l'amour ce n'est pas ce sentiment exclusivement tourné vers Lui (car au final il n'est tourné que vers soi) mais ce qui nous enrichit, nous grandit, dans notre relation à Lui.

Il est Dieu parce que je crois en lui.
Il croit en moi qui crois en lui...
Alors je crois que moi aussi j'ai du divin.

Sourire*

Vous comprenez?