dimanche 16 avril 2017

BDSM "de prétexte"

Je suis en train d'écrire un texte sur une pratique que je lie au BDSM et dans le fil de ma pensée, je m'aperçois que je n'ai pas parlé ici d'un élément qui me semble important, une "analyse" qui ne se veut pas la vérité mais qui me semble pourtant récurrente dans les faits: le BDSM n'est il pas pour beaucoup de soumis(es) une façon de se dédouaner de leurs envies "honteuses" en les faisant passer par le biais des demandes des Maîtres? (et l'on pourrait aussi développer le pendant par un texte concernant "les Doms ne le sont ils que pour cacher leur psychopathie?". Ceci est une semi-boutade, je précise^^). Alors je vous recopie ici un sujet que j'avais ouvert sur Fetlife à ce propos:

 by miaoum

Lorsque je vois asséner comme vérités, certains postulats tels que:

"la soumise doit être éduquée"
"la gifle doit être humiliante"
"seul le Maître décide du chemin à prendre"
"la soumise doit dépasser ses limites"
"l'abattage est un passage obligé"
...

Je me pose cette question qui demandera sûrement à être développée de par vos commentaires, mais dont la forme initiale serait "Pour certains, le BDSM n'est--il finalement pas qu'un prétexte dont on habille ses envies inavouables (pour le commun des mortels qui n'ont jamais imaginé une sexualité autre que missionnaire levrette après le match de foot du samedi soir)?"

Exemple, l'humiliation:

"il m'a mis ma laisse, c'est humiliant mais j'aime ça"
"il m'a fait manger dans une gamelle, c'est humiliant mais j'aime ça"
"il m'a fait mettre nue, c'est humiliant, mais j'aime ça"
Si l'on aime, en quoi est-ce humiliant?

L'humiliation de la laisse à mon cou n'existe t'elle pas finalement que dans les yeux de ceux qui la perçoivent comme telle, par projection somme toute?
Parce que moi je n'aime pas les "ma chérie" mais je préfère un "ma garce"...
Je ne suis pas humiliée puisque j'aime ça!

Et pour illustrer cela, pour faire un parallèle quant à cette notion d'humiliation qui pour moi n'est qu'un abus de langage même si wiki parle de "l'humiliation érotique"...:
Quelqu'un qui est dans sa voiture et qui se récure consciencieusement les narines, si vous le regardez, il n'a pas l'air honteux, il y a peut être même parfois une petite jubilation de réussir à décrocher celle qu'il sent lorsqu'il expire et dont il a l'impression qu'elle va se tomber à n'importe quel moment. Il y a tout à parier que s'il le fait, là maintenant, il n'est pas honteux. En revanche, imaginez que votre regard croise alors le sien. Je ne sais pas pourquoi, mais je pense que pour le coup il piquerai un fard et serai gêné, honteux. Humilié, oui. Parce que la petite satisfaction personnelle et un peu crado, elle n'est pas perçue par le spectateur accidentel, spectateur sur lequel le racleur de narine doit projeter ce qu'il a toujours entendu depuis tout petit "mets pas tes doigts dans ton nez c'est sale"... Ce n'est pas de se curer le groin qui est honteux, qui ne l'a pas fait un jour et en a peut être même été très satisfait? La honte, elle n'est pas dans le doigt dans le nez, elle est dans le regard de ceux qui vous voient en train de chasser vos crottes de nez et le fait que l'on répète depuis gamin que c'est dégueu...

Et si l'on digresse:

-"il m'a fait baiser par un autre, j'en ai toujours eu envie mais je n'aurais pas osé sans Lui"
-"il m'a fait avoir des relations saphiques, comme Il savait que ça me titillait, Il m'a fait passer à l'acte"
-"il m'a offert des vêtements de pétasse qu'Il me fait porter et ça me plait"
-"il m'a punie parce que j'avais fait une bêtise mais en 4 coups de ceinture, je prends mon pied direct"

N'est il pas plus simple de dire "j'aime ça et je le remercie de me le permettre" ou serait-ce un trop gros coup de pied dans le dogme bdsm que de s'avouer que c'est un jeu dont chaque couple définit les règles?

Le bdsm ne peut il donc pas s'affranchir des us et coutumes venant de règles édictées par d'autres, en d'autres temps, et ne serait-il pas plus simple de ne pas se chercher de prétextes et excuses, mais simplement vivre?

jeudi 13 avril 2017

Capillotractage...

Le don d'une fourrure n'est pas une œuvre caritative bien que par certains côtés, elle peut avoir des implications sociétales comme seule l'Histoire sait en produire... en défrichements de colonies par des trappeurs à moustaches et usant de pièges à mâchoires pour choper de la zibeline... en mode Inuit et des peaux de phoque pour lutter contre les effets du réchauffement climatique sur un bout de banquise qui continue de flotter de temps à autre... en matériau de luxe pour styliste inspiré et manufacturant colliers pour chiennes bien dressées et défoncées à longueur de journée à force de sniffer du galuchat (ça sent le poisson non !? Oui mais du chondrichtyen alors  !)...  Les crins, les duvets, les jarres et les autres peaux relèvent de la condition animale mais pas que du bout de la queue !!! Chez nous les grands Hommes, avec notre grand H en bandoulière pour tout genre,  comme tout Loup qui se balade dans son Alpha Jet (non sens, mais c'est juste que j'avais envie de l'écrire !!!)... les restes de nos fourrures primitives forment toisons intimes, poils à hérisser et cheveux à défriser... et revisitent alors les œuvres sacrées du créationnisme de notre père qui êtes aux cieux... je te salue Robert pleine de garces... Pourquoi t'es là-haut doit déjà ?... Ah oui ! Excès de luxure et nique au bon Dieu... Merci de m'avoir refilé tes gènes... je vais devoir passer par la case purgatoire maintenant... Pffff...

La symbolique religieuse a donc choisi de formater surtout des interdits dans l'incarnation des cheveux... Dans nos sociétés pourtant bien civilisées, les voir paraitre chez une femme relève invariablement de la féminité,  du charme, de l'érotisme, de la sexualité, de la tentation pour celle qui les porte longs et denses aux volontés perverses de pourfendre la pauvre petite victime mâle, faible et bandante... Rhhhhaaaa Lovely !!! Haro !!! Haro sur cette vile créature qui nous oblige à  bouffer des pommes pour tout régime, à défaut de vouloir nous desserrer la ceinture... Eve c'est quoi cette bosse sous ma feuille de vigne !? Salopes d'exhibitionnistes !!! Heureusement que le bon ordre moral et les croyances en un Bruce tout puissant vous ont tenues sages pendant quelques siècles... Cachez donc ces cheveux que je ne saurais voir... des poils longs à  monter en tresses, en chignons et autres nattes...  à ranger sous des voiles, des mantilles, des chapeaux, des foulards, des postiches... Il faudra attendre l'époque moderne pour laisser (difficilement, j'en conviens !) la gente féminine avoir le droit d'user de ses cheveux comme bon lui semble... les couper en mode garçonne, les teindre en mode platine, les déstructurer en mode punk... Le cheveu devient alors le marqueur d'une humeur sociale chez la femme mais également pour toute l'Humanité... Il quitte la sphère pudibonde des incantations divines pour celle de la revendication et de la libération des mœurs... "Ils ont les cheveux longs, vive les hippies.... Ils ont les cheveux courts, vive les skinnys (red, head, gay, bretons... ou toutes autres espèces exotiques existantes...)

La symbolique prend alors corps dans ce bout de tif, de  la racine à l'apex... des histoires avec un petit h donnent essence à nos vies... Ils forment mémoires et nous relie aux autres par leur forme, leur texture, leur couleur... impeccables ou ébouriffées, longues ou courtes,  en mondovision... les coiffures révèlent sans doute beaucoup de nos âmes, de nos pensées, de nos idées, de nos cultures... ou mieux encore... des personnages dont on veut jouer !... Ce sens résonne particulièrement chez moi dans la mesure où j'ancre depuis longtemps une forme d'ivresse pour la métamorphose à grands coups de perruques... Je forme fétiche pour des artistes du déguisement qui par leurs talents peuvent incarner qui elles veulent... C'est une fascination que chacun peut ressentir quand planté devant le miroir du salon, l'opérateur capillaire vous demande alors "Qu'est ce que l'on fait comme coupe aujourd'hui ? "... Qui n'a jamais osé dire... « On change tout car je veux être un(e) autre »… par cette simple opération de la saine coupe et du pouvoir qu’elle confère… "Sans le savoir, Mme Sheaffer m'appartenait déjà. Son corps, son odeur étaient à moi. J'avais gagné: plus tard, je serai le mari d'une coiffeuse."

Le rôle de la coupe est manifestement encore plus puissant que celui de la mise en forme des crinières. Elle représente la coupure des racines de l’être, de ses mémoires, de ses habitudes, de ses croyances, Plus la coupe est sévère, plus elle prend un sens de soumission, d’abandon voire de punition… que l'on rase la tête des esclaves, que l'on rase la tête des malades, que l'on rase la tête des prisonniers... elle exprime ainsi le pouvoir du tondeur...  Dalila le savez déjà lorsqu'elle a décidé de faire une permanente bien foireuse à Samson... Les bisons sont toujours futés quand ils ramènent aux tipis les scalps de leurs ennemis... Les prêtresses de Déméter portaient cheveux longs pour pouvoir honorer leur dieu et devaient en faire sacrifice si elles quittaient le culte... car avec la tonte, disparait la personne qui portait boucles, pointes fourchues ainsi que son office… A défaut de couper les langues, les purges capillaires obligent ceux qui les supportent à vider les âmes, à nettoyer les corps, à éliminer les intrus, à rendre les armes… Comme celles de la libération où l'exposition des crânes rasés avait pour seul but d’humilier, de mutiler la femme pour ses défauts de collaboration… Une vengeance, une revanche qui passaient par des fils de kératine et leurs appropriations violentes par d’autres en places publiques… En asexuant les victimes puisque c’est par là qu’elles avaient péché, une femme sans ses cheveux n’est donc plus bonne à baiser… Mais qui peut-elle être alors hors de sa déchéance?!

Miaoum a des cheveux… fins, châtains… qu’elle porte courts et largement déstructurés dans une coupe floue et volontairement anarchique… Nul doute pour moi qu’ils sont porteurs de ses messages d’âme en mode révolutionnaire et nique à la norme… « Je suis une fille et je n’ai pas de cheveux longs et soyeux des princesses…. Parce que je ne suis pas une princesse et ouais !!!.... Je ne suis pas Belle, je suis Rebelle et c’est moi qui ai bouffé la Bête! »… Parfois même, sous des coups de pressions émotionnels, ils peuvent changer de couleur et passer au jaune, au bleu, au rouge… Je crois que la teinte n’a pas beaucoup d’importance… par contre la symbolique est claire… ce sont des signes, des avertissements du changement fondamental et parfois brutal de sa ligne de vie… qu’il soit lié à des bonnes ou mauvaises nouvelles d’ailleurs… et qu’elle porte de façon très visible pour les yeux qui la scrutent… Pour ma part, je suis peu sensible à ses variations chromatiques,… je l’aime bien au naturel et je supporte sans trop de difficultés ses teintures de fin de stocks du discounter du coin…

J’ai des cheveux… ils sont brun foncé largement assaisonnés de poivre et de sel surtout sur les tempes…, très épais, d’une raideur chronique qui défie toute loi de la gravité terrestre… rien de particulier à déclarer en  plus car ils m’intéressent peu même si comme tout adolescent je me suis longtemps cherché capillairement parlant avant de vite abandonner un sens quelconque à leur apparence… Pour dire… je passais quatre fois par an chez un coiffeur pour ressortir doté d’une brosse de quartier-maître que je laissais pousser trois mois durant sans autres traitements que celui de la laver tous les jours… A la lumière de cette chronique, je me rends compte que ce sujet est un élément récurrent de nos discussions … surtout dans son influence pour que je change de coupe que je fasse des efforts pour améliorer mon look… mais pas que… Je me laisse faire comme tout gentil poney… pour lui faire plaisir et pour lui plaire… Pour dire… maintenant c’est un rendez-vous toutes les six semaines… sans parler des autres solutions d’éradication pilleuse qu’elle veut prodiguer à mon cuir…Mais ça va pas non !!!?

Nous avons donc des cheveux tous les deux… pas de quoi faire de la pub pour Jean-Louis David mais rien de dramatique non plus… des chevelures quoi !!… Et pourtant j’ai été interpellé pour intervenir sur une opération délicate d’une mise en plis à tignasse ouverte… « Qui moi !? Mais je ne suis pas un spécialiste ! Comment ça !? C’est un cadeau d’anniversaire ?! Mais de quoi tu me parles sans rien me dire et en me tendant cette tondeuse… C’est pour ma barbe !? Non ! Quoi !? Tu veux que je te tonde les cheveux !!! Ah !!!…" J’ai été surpris par cette demande venue d’un coin du lit... Elle m’a laissée muet quelques minutes… Mais comme tout bon Maître certain de sa Maîtritude et de son bon pouvoir… j’ai accepté son cadeau aux conditions que la tonte se ferrait à mon temps et après une discussion de fond sur le sens qu’elle pouvait prendre dans un cadre BDSM… Une réponse que j’ai formée de la façon suivante… "Une coupe de cheveux à la mode des expurgations des temps passés... J'ai accepté ce cadeau d’anniversaire, ton présent... et c'est sans doute THE symbole de cette remise à zéro, puisque ta boule va y passer... aux jours du printemps, les poils de la Chapine vont tomber... pour mieux renaitre... Ma, Mienne, Mon, Mes... de ton futur sans conditionnel... Des articles possessifs que je veux m’approprier en double monogamie pure et exclusive, en destins croisés de destroyers en armure, en pseudonymes d’avatars qui doivent devenir… miaoum est miaoum la Chapine..."

En attendant la suite de son écho... je produis des idées pour organiser la cérémonie du sacrifice... De ma perception du sujet, j'ai tendu quelques perspectives sans nécessairement en donner mon plein sens... mais je dispose d'une raison qui me laisse penser à des tas de symboliques ma Chapine... c'est violent, transgressif, visible...  mais éphémère et réversible...  La tonte  constituerait-elle un acte de libération pour mieux pouvoir se donner ?... Drôle de paradoxe non !?

mardi 7 mars 2017

De la tonte... Préambule.

L'imagerie BDSM la plus fréquente offre à voir des bleus, des lacérations, des cordes, des aiguilles... Beaucoup de pratiques qui marquent, entravent les corps.
Fugacement.
Il y a également des choses plus pérennes, comme les piercings (des tétons of course, récurrence presque symptomatique de l'entrée en appartenance, du sexe pour les soumises les plus téméraires ou aux Doms qui veulent upgrader leur rôle. Bien souvent d'ailleurs une "soumise" aura les tétons piercés, celles dont le sexe sera orné aura bien plus volontiers le doux sobriquet d'esclave, c'est vrai que c'est tellement moins mainstream le piercing génital qu'il faut au moins ça...
Il y a également le tatouage, bien souvent se voulant déclaration originale au point qu'il est dessiné par l'un des protagonistes pour être parfaitement unique et original (et digne de figurer sur la page ta tout raté ) mais pas trop connoté quand même hein, quoique il faudrait que je retrouve une pièce de toute beauté à base de parchemin orné d'un superbe "slave of Master XXXX" et sceau dessiné digne des oeuvres sur cahier de texte des meilleurs amis de CM1...
Et pour finir, le branding, attirant, mais nécessitant selon moi des fers de qualité et un intervenant extérieur sachant ce qu'il fait. Je pense également que d'ici peu il y aura les scar d'appartenance, mais heureusement pour le moment celles qui sont montrées sont rarement des actes de propriété, semblant plus dans la démarche d'appropriation / marquage personnel.

Donc, dans l'imagerie BDSM, on retrouve d'une part les traces de coups qui n'impliquent pas obligatoirement de lien entre les participants, et dans une moindre mesure les traces permanentes telles que piercing (semi permanent à dire vrai à moins de stretching), tatouages et branding.

Il peut être intéressant de voir qu'en plus de la notion BDSM de ces actes, certains y relient une quête personnelle n'allant parfois pas jusqu'au trans-humanisme mais interrogeant la notion de complétude du corps comme des actes à la base au sein d'un couple qui n'est plus sont appropriés et transformés en un rêve de bio-mécanique ou d'accessoires pour s'accepter; ou encore sublimer des traces de vie ou extérioriser son histoire comme il me semble dans la démarche de "l'Outil". Sans omettre les sensations trouvées dans la piqûre du dermographe, la montée d'adrénaline à l'attente du cathé qui va piercer et certains qui questionnent cela ne se targuent pas de BDSM, vivant pourtant des expériences extrêmes et faisant pour devise "mon corps mon patrimoine" celle du "concept-corps / art-store" Hybridarium.

J'imagine donc que la différence de perception vient d'une différence de perspective, que ce que l'on peut lier au BDSM serai avant tout une question  d'appartenance et de lien (donc de couple/groupe) , et que ce qui est en rapport avec le BodMod (par abus de langage) serai plus introspectif alors que les pratiques sont identiques.

Pour ma part, je ne conçois pas de tels actes "sous ordres".

Les piercings que j'ai répondaient à un phantasme mais je les ai fait miens car partagé, ils changeaient la physionomie de mon sexe et m'"ont permis de l'apprivoiser, puis de constater qu'ils n'étaient finalement qu'une "pose" dupliquée à de multiples reprises a achevé ce détachement du piercing à  l'histoire en créant la mienne comme "les mésaventures d'un piercing inamovible alors qu'on doit passer une IRM", ou ce plaisir esthétique d'avoir des œillets métalliques dans la chair.

Le projet de tatouage arrêté tient compte de l'imagerie phantasmagorique de mon Acticelandic Pony, mais avec un tatoueur que j'ai choisit et qui représentera ce qui je suis...


Mais voilà que du sujet de la tonte que je voulais aborder, je me retrouve à vous faire part des pérégrinations  de ma pensée à son évocation...

Alors la tonte, ce sera pour la prochaine fois. ;)




mercredi 1 février 2017

Dernier tango à Paris...

En partant du principe qu'à partir du moment où l'on peut imaginer quelque chose, ça existe déjà, ou comme édicté dans la règle 35 ""Si ça existe, il y a du porno à ce sujet", voilà un article pour lier déconsommation et bdsm... Soit, comment faire son beurre sans effort (et sans prostitution, du vrai, du qui glisse, du qui se tartine) et avec sexytude...
Prenez de la crème fraîche entière, mettez la dans un contenant hermétique et incassable.
Prenez votre panière de dessous qui nécessitent un lavage.
Mettez la crème de votre votre linge dans la machine, ainsi que la fraîche dans sa boîte. Procédez comme à l'habitude avec vos produits de lavage, et lancez un programme à maximum 40°, essorage 800T (maximum 1200)...
A la fin du cycle (bon moment pour faire sa lessive de culottes, ahem...), vous ne saurez plus que faire, entre étendre vos dessous collants et bas ou préparer de succulentes tartines au beurre maison, à moins que votre cher Master décide de faire de vous à ce moment une nylon doll en encasement qui doive faire la soubrette pour le service au lit d'un petit déjeuner qui ne demande qu'à déraper, ou plutôt glisser...
Et pour les plus maso, n'hésitez pas à adjoindre du sel, gros ou fin mais toujours gris, sans additifs, à votre crème fraîche...

mardi 20 septembre 2016

Petit Poney...

Icelandic Pony.

Je suis avec un Prince Charmant mais parfois, c'est bel et bien moi qui le chevauche.
Il faut dire que comme nous l'a appris Cyrielle, ce cheval a la particularité d'avoir une allure de plus, le trölt, vive mais confortable pour le cavalier...
Et ça tombe bien. Parce que le galop, ce n'est pas fait pour être supporté longtemps. Or, alors que pendant des décennies le Prince Charmant s'est crû éjaculateur précoce, il s'avère que c'est sa partenaire qui s'épuise de leurs chevauchées insensées.
Il y a eu la surprise de découvrir que l'éjaculation ne signait pas la fin du rapport, bien au contraire même pas une entracte.
Il y a eu la surprise de tes rires, de gène, de plaisir, de sadisme s'exprimant.
Et puis il y a eu la surprise du...
Bonheur.
Alors que je suis empalée sur ta verge, que mes cuisses se crampent des  heures que nous avons passé à baiser, que mes hanches bleuissent de l'empreinte de tes mains qui les broient et me transforme en poupée de chair dans laquelle tu te branles,  que mes mollets se raidissent et que de nouveau, encore, je vais jouir, tes râles changent, ton sexe raidit encore plus, se gonfle, se gorge.. Tes couilles se contractent, remontent, et l'urètre s'épaissit à mesure que le foutre progresse avant de me remplir. Je reconnais, connais tes respirations, tes silences, tes mots, tes rythmes mais cette fois...
Cette fois c'est ton visage que je découvre et dont je m'imprègne.
Je sais tes yeux qui sont pers, auréole d'ambre puis de verts et de bleus, et virent aux gris innombrables lorsque tu cèdes à tes envies.
Cette fois, c'est ton visage qui se transforme.
Le changement de tes traits est surprenant, intense, pur...
Ce n'est pas exprimable, ce n'est pas dessinable.
Le polaroïd sur mon chevet de ce couple s'embrassant sur un drap housse rose fluo n'en donne qu'une infime idée...
Tes yeux qui ne sont qu'un sourire, ton sourire qui n'est que bonheur pur, ton rire doux.
Alors que nous venons de baiser pendant des heures, la seule image qui me vienne est celle d'un enfant qui au matin de noël se retrouve devant la seule chose dont il ai toujours eu envie et ne pensait jamais avoir, un gamin habitant dans un appartement et trouve devant le sapin un...

Icelandic Pony.

jeudi 16 juin 2016

Capharnaüm... Entre cour et cuisine. 26.

Plus de bâtisse à laquelle s'ombrer, elle a craqué, les fissures ont pris l'eau, et pas celle du large. Tombée, et le rosier rouge n'a jamais poussé, seul le blanc est vaillant.
Une superbe haie qui a poussé lentement, au gré des déjections lâchées par les oiseaux gourmands qui se trouvent semeurs, des graines portées par le vent, me cache ce désastre. Ne pas renier ce qui a existé simplement changer de point de vue, ne pas tourner le dos mais élargir son horizon.
Il y avait cette bâtisse, qui n'était pas mienne, prenante à en oublier mon Capharnaüm.
M'y retrouver, le retrouver, et ne voir qu'un désastre, un chantier, la réalité en forme de bordel incommensurable à l'image de ce qui se passe dans ma tête, avec mes sentiments...
Comme un sentiment d'inéluctabilité, d'impuissance... "Après tout, c'est ce que je dois être, c'est sûrement ce que je suis..."
Avoir honte, mais faire comme si l'on s'en foutait, et puis de toute façon, ben, c'est moi, quoi....
Invoquer, convoquer, celui qui se dessine comme inespéré, au petit matin ou en pleine nuit, du moment que ce soit le noir. Attendre son pas dans l'escalier en faisant craquer le bois de longues minutes...
Plus tard, je saurais qu'il a laissé divaguer ses yeux, vagabonder son imagination, et que la vis en bois qui m'a fait acheter cette maison lui a fait le même effet qu'à moi...
Encore plus tard, alors que la Chapine que je suis rentrait du travail, elle a eu la surprise, à vrai dire la sidération, de retrouver le Capharnaüm débarrassé, vidé, propre.
Il avait sué, transporté, viré, stocké, jeté...
Et elle retrouvait ainsi cet espace, son espace, où elle n'arrivait plus à se projeter, à avancer...
Elle avait eu un lev-motiv durant ses mois d'obscurité, un défi qui peut sembler ridicule à tous, mais qui montrait bien l'ampleur de son désarroi, de sa submersion par... Tout, et la dépression, surtout.
Garder son évier propre, et vide. Pouvoir penser avoir accompli quelque chose, aussi infime soit-il.
Pouvoir commencer la journée sans se retrouver devant une contrainte, une désespérance matinale.
Alors l'évier, chaque soir, est vide, sans vaisselle, sans saleté.
Et désormais, il n'est plus question que de l'évier, c'est aussi le salon, la cuisine qui se voient vidés dès que quelque chose y entre: courses réparties, stockées, outils remis en place, linge distribué dans les panières respectives des chatons/petites chapines... Petites chapines qui de ce Capharnaüm vidé s'attachent à respecter cet ordre, et par delà encore, celui qui en est responsable...
Le Chapin conquiert sa place sans s'en rendre compte, sans lutte, sans heurts, de sa gentillesse, de sa sensibilité, de son humanité.
Chapin peut être, mais un très bel Humain.
Et cet humain, c'est le mien.
En Chapine, mon Maître.
En Femme, mon Homme.
Mon Amour (Bon dieu que c'est mièvre...^^)

mercredi 1 juin 2016

Des profils...

Sur Fetlife, Il a liké une de mes photos, des mannequins de magasin bombés en argent. Je l'ai remercié, nous avons échangé. Un matin, alors que je lui dit que je viens de recevoir un message d'un jeune photographe il ne semble pas jaloux, pourtant le soir même j'ai une demande de contact d'un profil inconnu...:

Merci27

About me

Jamais facile de se lancer dans une description de ce que l'on nait....
Jeune cuniculteur ( et si d'abord ça existe comme métier)... j'ai longtemps hésité avec une carrière de trufficulteur pour montrer que j'avais du pif, éleveur de chênes pour flatter mon coté gland ou encore anouriculteur confirmé mais les têtards me font une grosse tête... Alors cela a été la cuniculture... au paradoxe prêt que je n'ai pas le droit de prononcer le nom de l'animal que j'élève... à ben oui, j'ai servi des canons dans une armée sans terre mais pleine de flotte... ceux qui se reconnaissent dans la royale, savent pertinemment qu'il est strictement interdit sous peine de tourments cruels et sempiternels d'oser invoquer le nom de la bête infernale à grandes oreilles, du pollop, du cousin du lièvre, du bouquin, du bouquet, du coureur cycliste, de la langoustine des prés, du pan-pan... vous voyez un peu les enjeux... c'est chaud du rable, un coup à détaler et à poser des lapins à tous ceux qui s'intéressent à ma profession.... mais j'aime bien ces petites bêtes... ce que je préfère c'est leur briser la nuque avec mes grosses mains noueuses, leur décoller la peau alors qu'ils ne peuvent plus crier et leur arracher les poils d'un coup sec et vigoureux... il parait que cela s'apparente à du sadisme d'où mon débarquement de marine sur ce site.... mais je ne suis pas sectaire... si je trouve des chiennes, des chattes ou tout autre animal domestique servile... je prends.... les chapins aussi... pan... pan !!!
Au plaisir de vous découvrir...

Fou-rire, il est cinglé..J'en avais eu un aperçu avec son profil "original", celui où il avait publié ce texte, cette histoire de quête d'un Prince un peu niais, mais dont il y a tellement de choses qui ne sont pas dites et qui transpirent pourtant... Touchantes. Sensibles. Intrigantes. Sincères....
Je suis encore plus séduite avec cette folie schizophrénique d'un nouveau lui....
Alors, bien évidemment, je retravaille mon profil...:

miaoum

About me 

Here We are.
Depuis toujours, je pensais être un chat mais voilà... Depuis que j'ai vu mes côtes, je n'en suis plus très sûre... Je crois que je suis un chapin!! Rien à voir avec l'odeur, merci, ma santé va très bien, et Noël est passé... Non, mais comme tout le monde le sait, la seule façon de différencier un greffier de son cousin aux grandes oreilles lorsque les deux sont dépecés ( c'est tellement en mignon comme ça, et puis merde, on fait du knife play ou on en fait pas quoi!!!) et les têtes tranchées ( oui, ben on fait du BDSM il y a des risques hein, on enfile pas des perles!! Quoique vu le nombre de ceux qui appellent leurs promises "ma perle" et qu'une fois qu'ils les ont monté c'est mon joyau, doit quand même y avoir un paquet de joaillers) c'est que Minou ( qui n'a rien à voir avec les bovins) et Pan-Pan (t'es mort, mais j'étais plus sûr pour le safeword) n'ont pas la même forme de côtes... Bon, faut il encore savoir qui les a plates (" ben miaoum"/"on te parle pas de nibards") et qui les a arrondies, et comme je ne sais plus trop et que je ne peux plus vérifier sur les miennes puisque le gras a repoussé... Je suis un Chapin!!! Il va de soi que comme je ne suis pas un homme, la référence péjorative quand à la sexualité de l'animal ne me concerne pas, en revanche le premier qui me prend pour une moufle se prend un coup de patte arrière dans les dents... Je peux donc: Être le lièvre d'un lévrier racé, bonnes origines avec préférence pour "la haute" plutôt que Delafond, Le premier et seul membre d'un élevage haut de gamme pour jeune couillon qui a choisi son job sur son nom et pensait faire croître des orchidées de Monts de Vénus à coup de langue tout en en profitant pour faire grossir son tuteur, Un porte bonheur pour sous-marinier qui en me caressant la patte atteindra l'ivresse des profondeurs, Un cobaye beaucoup plus mignon qu'un cochon d'Inde que je ne sais plus où on appelle "kouille" mais ne fait rien avec celles qu'on lui présente... Mouhahahahahahahahaha... Ce profil, c'est vraiment n'importe quoi mais moi aussi, je vous emmerde...

Alors voilà, vous venez d'assister à la naissance de ce que je suis désormais, une chapine...
Mais c'était sans compter avec son esprit de scientifique, analytique, féru de  classification et de découverte... Car la Chapine s'avère être, apparemment, une espèce que l'on étudie de fond en comble... Et sur laquelle on écrit...
Vous découvrirez plus tard ses articles scientifiques qui, étrangement, sont ce qu'il y a de plus... Parlants, qu'il m'ai été donné de lire sur cet animal, la Chapine...