vendredi 11 octobre 2013

3/ Mysticisme BDSM. La sanctification.

...du foutre.
Ça peut prêter à sourire, et c'est un peu le but.

Déjà, je voudrais m'excuser auprès des croyants, et préciser que ce n'est pas pour les offenser que j'utilise ce parallèle. Iconoclaste, certes, mais pas de provoc inutile,  si j'emploie ce vocabulaire, c'est qu'il me semble le plus en adéquation avec ce que je ressens, avec ce que je vis.
Cela peut sembler blasphématoire, ce n'est pas le but pourtant. Juste les mots qui sont assez fort pour exprimer ce que je ressens, moi qui suis étrangère au religieux, mais pas au sens de ses mots, connaitre leur force, et l'utiliser à mon escient...
Sourire*

De cette relation, naît le sacré.

Si je suis la soumise, je ne possède rien, je lui appartiens.
Je me livre à lui, cadeau empoisonné, car si je lui donne tout, concrètement, je n'ai rien à lui offrir. Uniquement ce qu'il veut prendre, faire de moi. Inconsciente de ma valeur que lui a décelé pourtant, il est celui en qui je place mon espoir d'à défaut m'aimer, trouver celui à qui je pourrais donner cet amour... encombrant. Qu'avant de me l'approprier...
Alors il me fait sienne, il me prend sous son aile, en levrette, et par tous les trous...
Mais rien ne m'appartiens.
Il est mon Maître, sexuellement il est celui pour qui j'ai envie de jouir, celui que j'ai envie de faire jouir. Apprendre comme il aime me prendre, comme il aime jouer de mon corps, de la pression de ma main sur sa verge faire croître encore son excitation, son plaisir.
Il m'a choisit, et s'il est tout pour moi, je ne revendique que d'être celle qui le fait jouir.
La seule preuve, tangible, que je suis unique, c'est ce foutre qui gicle, me recouvre, m'emplit..
Si je me donne à lui, je n'attends que ce retour, cette.. "preuve", comme le croyant qui dominicalement ingère le corps du Christ, comme son officiant en boit le sang...
Cela n'est pas nécessaire à leur foi, c'en est juste le reconnaissance "humaine", la communion.
Si cela peut sembler contradictoire et renvoyer à l'image du croyant qui ne fait que prendre sans donner, l'image de l'hostie qu'il me plait d'utiliser est l'ancienne, celle des fidèles qui apportaient le pain qu'ils confectionnaient à cet usage, afin qu'il soit consacré...
Le Divin né de l'humain...
L'humain, oeuvrant, créant  Dieu, qui ainsi, prend corps...

Mais ne vous méprenez pas.
Je ne suis pas à idolâtrer un homme, à le déifier. Si vous lisez bien, si j'ai été assez claire, vous comprendrez qu'il n'est pas question de cela.

Comme les chemins qui mènent à la foi ou ce que le croyant met dans sa religion, lorsque cela n'est pas imposé, inculqué comme dogmes transgénérationnels acquis et immuables, sont multiples, je ne peux qu'expliquer ma vision...

L'important n'est pas de créer un Dieu.
Si il est Dieu c'est parce qu'il est celui qui permet la compréhension, l'acceptation, la sublimation de soi au travers Lui.
Ce qui importe, si d'abord c'est croire en Lui puisqu'on ne croit pas en soi, c'est admettre que ce qui nous attire en Lui, nous en sommes dignes, et même plus, capables.
Ce qui importe, c'est de se rendre compte que l'amour ce n'est pas ce sentiment exclusivement tourné vers Lui (car au final il n'est tourné que vers soi) mais ce qui nous enrichit, nous grandit, dans notre relation à Lui.

Il est Dieu parce que je crois en lui.
Il croit en moi qui crois en lui...
Alors je crois que moi aussi j'ai du divin.

Sourire*

Vous comprenez?

mercredi 9 octobre 2013

2/ Mysticisme BDSM. Profession de foi.

La relation BDSM est souvent présentée comme intense, du moins lorsque la soumise et son Maître sont dans la conscience de la valeur qu'implique ce Don. Pas besoin d'être esclave, de s'aliéner, de ne plus réfléchir pour autant. Non. Juste se rendre compte que cet Homme, que l'on a choisit, finalement, on ne l'aime pas.. On le "vénère". Et que cette femme, agenouillée, n'est pas une simple servante, mais celle par qui le sacré prend corps.
Si Dieu existe, c'est parce qu'il y en a qui croient...
Alors bien sûr, je vais vous sembler une joyeuse illuminée, une simplette infoutue de se rendre compte que non non cocotte, c'est juste la chimie du cerveau qui est en action hein, phéromones, endorphines et drogues naturelles...

Oui...
Mais non...

Cet Homme, je l'ai croisé au détour d'un jeu vidéo, nous ne faisions qu'échanger... A l'écrit, les mots qui s'enchainaient m'enchainant à Lui... Je ne l'avais pas vu, je ne l'avais pas entendu, nous échangions simplement.
Il n'y avait pas de faux semblants, pas de mensonges, de la séduction, certes, mais...
Comme débarrassés de nos contraintes "humaines", loin des faux semblants du corps comme appât et des convenances pré-établies, l'esprit, l'humour, la répartie, en résumé, nos âmes se parlaient, s’apprivoisaient, se reconnaissaient...
Comme un fil tissé, ou existait-il déjà?, entre nous.
Ma position, choisie et complémentaire à la sienne, parce que je me rendais compte que jusqu'à Lui, beaucoup de choses n'avaient été que faux semblants, que le pouvoir que je pensais avoir n'était qu'une supercherie, que... Nous étions semblables.

J'avais eu du caractère, de la personnalité, pas d'idéaux car je ne suis guère versée en politique ou croyances, mais tout cela s'est délité.
Suivre des études, suivre des amours, comme raison, comme but.
Se perdre dans le cul, consommer la baise. Confondre l'acte et le sentiment. Se lier pour se rapatrier, ne rien en attendre. Se dire que si l'amour pour un homme, ce n'est pas l'amour, se demander si le filial, lui, ne serait pas "le vrai". Avoir un enfant, y croire. Mais toucher du doigt que cela ne fait pas tout.

Et puis un jour, se mettre à nu, alors que l'on n'attend rien, livrer son âme à une autre qui semble savoir où elle va, où elle est, ce qu'elle veut...
S'y reconnaitre. S'y livrer.
Et cet équilibre étrange, moi m'agenouillant, lui debout... Mais la force d'une croyance, ce sont ceux qui la vive qui la lui donne...
Des coups de la vie, comme initiatiques, mettant à l'épreuve la force de ce lien. De l'humain rattrapant du sacré..

Jusqu'à la rupture, j'étais consciente de la vacuité de la vie, mais ce vide, je pensais le remplir de l'amour.
L'amour pour mes enfants, mais par dépit, non pas simplement pour eux, mais pour qu'ils ne se retrouvent pas à la charge d'un imbécile.
L'amour pour lui, comme but, comme raison de m'oublier moi.
Penser que l'amour est un but, en non pas un moyen.
Alors qu'il n'y a pas de but.

Des épreuves avec ma fille, de la rupture avec lui, souffrir d'avoir perdu la seule raison de ne pas sombrer dans le vide. Le vide qu'est la vie.
(Oui, je suis peut être dépressive en fait, et je m'introspecte ici, et je devrais aller voir un psy, mais bon, je suis assez satisfaite de ce que je fais moi même, merci aux âmes de ma route pour l'éclairage...)

Et puis doucement, reprendre pied. Réussir à admettre qu'effectivement, s'il n'y a rien, que nous ne sommes que des âmes sur différentes routes sur lesquelles nous avançons, comme des caméras subjectives, il faut apprivoiser ce vide. Faire la paix avec ce fait.

Il y a plusieurs routes comme autant de niveaux de conscience. Sur ma route, il y a d'autres âmes. Nous ne nous croisons pas, nous avançons de front, plus ou moins vite, certaines se figeant parfois dans une marre de gadoue, et les autres à nos côtés, par des signes, par des mots, nous aidant à en prendre conscience, à en sortir, tout en sachant bien que si elles peuvent contribuer, elles ne peuvent agir à notre place d'embourbé, nous seuls pouvant décider de l'impulsion à donner.

Garder les pieds sur terre, ou accepter sa part de...divin.
Stagner, régresser ou avancer..

J'ai été dans des flaques, sans m'en rendre compte jusqu'alors, trop absorbée à trouver les réponses plutôt que d'accepter simplement.
Et dernièrement j'ai eu l'impression d'être dans des sables mouvants, mais des lectures, et ces autres âmes ont été là pour me faire prendre conscience que l'important, c'était moi, toute vide que la vie puisse être, l'admettre et ne plus en souffrir...

Et le bdsm là dedans?

C'est ici que j' ai pu trouver ces âmes, c'est ici que j'ai avancé, osant me mettre nue, à nu, grâce à mon Maître.
Oui, le Maître fait progresser, mais bien loin du prosaïque longueur de queue qu'on avale...
Ça, ce n'est que le folklore.
Cette relation permet de se libérer, paradoxalement aux chaines qu'elle semble imposer, le Maître libère la soumise, non pas en l'asservissant, mais en la faisant grandir, s'accepter, s'aimer.
L'amour qu'elle lui donne, l'amour qui la fait vibrer, se surpasser pour lui, par sa fierté, elle se l'approprie, la fait sienne, et enfin s'affirme.

Lorsqu'elle regarde son Maître face à elle au début, elle ne voit que Lui, se nourrit de l'admiration qu'elle éprouve, essaye d'être à la hauteur de ce qu'elle estime digne de Lui.
Puis à mesure que le temps avance, que le lien se renforce, qu'elle se rend compte qu'elle aussi Lui apporte, elle prend conscience de sa valeur, et elle s'aperçoit alors que ce n'est qu'un miroir qu'Il lui tend, que c'est elle qui est éblouissante. Et puis parfois, le miroir encore change, et elle se rend compte que ce n'est qu'une simple vitre, que ce qu'elle voit d'elle, c'est Lui, que ce qu'Il voit de Lui, c'est elle..
Communion.
Mais qui peut faire peur. Car si la soumise, elle, a eu le temps de s'habituer à cette idée, de se rendre compte que ce qu'elle avait pris pour un divin inaccessible, elle en fait aussi parti, Lui en revanche...
Lui peut se retrouver tiraillé, avoir le sentiment que si elle le rejoint alors, il n'est plus si divin. Comme si de faire accéder à cet état quelqu'un en enlevait à celui par qui cela a été possible... Comme si il devait impérativement avoir le sentiment de briller plus que l'autre pour ne pas admettre sa propre lumière... Alors qu'il n'aurait juste qu'à l'accepter.
Alors il peut se revendiquer passeur, et avoir l'envie de recommencer encore, avec d'autres, comme s'il ne pouvait admettre que lui aussi a à recevoir...
Est il plus important pour Dieu de tenter de convertir d'autres âmes que d'accepter ce qu'il est, ce que nous sommes tous?

Les voies du Seigneur sont impénétrables, et même si cela n'est pas de mon ressort, j'ai pourtant une petite idée...

J'ai commencé ce post hier après midi, quelques semaines après la rupture et les blessures, alors que lentement, j'admets, je pense comprendre. Mais l'humain me rattrape parfois, et si j'ai enfin ma "croyance", je ne veux pas en finir fanatique. Savoir ce que dans ma "religion" je mets, acceptes, recherches...

La prochaine fois, je vous parlerais donc des sacrilèges.
Sourire*

Et pour plus de légèreté, la fois suivante, ce sera la sanctification (du foutre).
...
Ou l'inverse.
^^

mardi 8 octobre 2013

1/ Mysticisme BDSM. Introduction.


Il y avait des sentiments confus, des inexplications.
Il y avait des mots qui semblaient trop gros, folkloriques.
Mais toujours, sous-jacente, cette question: pourquoi est-ce si intense?
Des textes, comme celui qui va suivre, pour le plaisir des mots, les faire briller à la hauteur de ce que l'on ressent, traduire la force de ce que l'on vit, empruntant alors au vocabulaire religieux.

Déo Optimo Maximo...

D.O.M.

Il est drôle de voir que le fronton des églises, parfois, soient gravés de ton titre...

Et tout comme on rentre dans la nef humble et contrit, attendant l'illumination,
c'est ton aura qui m'a conduit vers Toi, d'un pas de moins en moins assuré à mesure que j'approchais de celui dont les préceptes me semblaient si étranges, se parant du goût de l'interdit, de la beauté du diable et du diable au corps...

Je me suis dressée nue devant toi, tu t'es agenouillé, et putain se sentant déesse sous tes mots, j'ai cru un instant être toute puissante, mais c'était pour mieux, de ta langue et de ton vit, m'asservir, je suis devenue ton élève, ton disciple, ta chose...

Et la luxure, maintenant, est ma religion, le stupre et le foutre, les outils de la communion avec mon Maître, mon Dieu, et parfois je pense, lorsqu'il pose ses lèvres au blasphématoire calice de mon sexe, atteindre ce que le commun des mortels n'obtiendra qu'à sa mort, l'extase...

Alors, ce cierge, je ne le brûlerais pas, mais me prosternerais, nue et humble, prête à l'accueillir, offrant mes fesses à l'illumination qu'il me promet, offrant ma chair aux gouttes, bouillantes, qu'il daignera répandre en mon corps, jugeant que je les mérite, ou me les refusant, marquant ma peau comme à la cire brulante, me marquant de son foutre comme d'un sceau impie dont il faudra que je retire la marque en me prosternant, encore et encore, dans la fange qui me lavera alors, et de nouveau, m'offrir à Lui, qu'il me conduise sur les voies auxquelles il me destine, élève appliquée, n'ayant comme but que de le servir, le vénérer, le recevoir, et le faire jouir...

Par mon corps, tu as volé mon âme,
je t'appartiens,
Dieu païen et lubrique,
délivres-moi de mes hontes et de mes peurs,
et que ton foutre soit sanctifié...

Amen, oui...

/me yeux fermés, agenouillée, bouche ouverte et langue tendue, attends que tu daignes lui offrir son pain quotidien...

Les, mes, mots, ont-ils précédé ce que je comprends juste maintenant, au bout de quatre ans?
Ou suis-je en train de justifier, magnifier?
Étaient-ils un présage, une prescience?
Suis-je en train de comprendre l'essence de cette relation, ou suis-je en train de me fabriquer ma religion?
Je me dis que si déjà, il y a quatre ans, ces mots ont été posés, ils ne l'ont pas été par hasard, et je pense désormais en saisir le sens, plein...

Ce sujet étant vaste, je vais prendre le temps de le développer en plusieurs parties, car s'il peut sembler s'agir d'une simple histoire d'amour, encore faut il savoir ce que veut dire ce terme...

A bientôt.

lundi 23 septembre 2013

Je ne sais pas..

Je ne sais pas si ce petit, tout petit chat est plus lucide, ou plus innocent...
Je ne sais pas si l'horreur de ce qu'il a vécu lui donne paradoxalement plus de compassion pour ce que nous appelons "la vie"...
Un tout petit chat qui dit que sa vie, sans son Lui, est vide, que son Il la remplit...
En face, un vieux chat, qui n'a guère souffert dans sa vie, qui l'a eu simple, mais qui se rend compte, lui aussi, qu'elle est vide, bien vide...
Ce vieux chat ne savait pas, au début, que ses poussées d'hormones étaient une recherche de l'amour, l'amour pour combler le vide... Le vieux chat a baisé dans toutes les gouttières à son adolescence, croyant que donner son corps, c'était l'amour, croyant aimer...
Et puis le chat a grandit un peu, et s'est dit que devant la futilité de tout cela, peut être que le vrai amour, c'était le filial...
Alors le chat gambadant s'est transformé en chatte protectrice, a donné à cet amour toute sa vie, et sa vie s'est encore remplie d'un deuxième amour...
Et puis...
Et puis la chatte, fatiguée de vivre une vie qui n'était pas la sienne, a quitté le confort de la panière-prison, emmenant avec elle ses raisons de vivre, pour leur offrir mieux, en commençant par une mère enfin en paix, enfin elle; sans cris, sans stupidité, sans violence, avec l'illusion qu'en face, le géniteur comprendrait et ferait, lui aussi, de son mieux pour les chatons.
La vie a changé, le bonheur de trouver un vieux matou qui lui permet de ne plus être que mère, mais aussi femelle, chat qui miaule et est entendu, chat qui baisse la garde au coucher du soleil sans craindre que la nuit ne lui soit néfaste, d'enfin vivre toutes ses facettes...

Une vie qui enfin ne lui semblait plus vide, avec ce qui lui semblait être enfin de l'amour...
Le chat est agnostique, le chat est apolitique, le chat est cynique.
L'amour pour remplir, donner un but à sa vie, le nourrit.

Mais voilà...

Voilà que le vieux matou regarde d'autres chats qui viennent se frotter à Ses pieds, et qu'Il en sourit, qu'Il caresse....
Le chat est blessé.
Voilà que le chaton le plus grand lui crache à la gueule, menace même de la fourrière...
Le chat est à terre.
Voilà que le chaton le plus petit en pleure...
Le chat n'a pas envie de se relever.

Le chat n'est plus qu'une peau d'chat, une peau vide.

Le chat voudrait, comme le chaton du début de l'histoire, croire en l'amour, s'en remplir, en vivre...

Le petit chaton est roulé en boule dans ma panière.
Le grand chaton est remplit de sa haine.
Et le vieux matou est toujours là, mais elle s'est rendu compte de la fragilité de ce qui fait qu'Il ai envie de passer Ses doigts sur son pelage...

Et moi, je ne tiens que par la peau, une peau de chat...

mardi 20 août 2013

Appelez-moi Bree...

Aussi pesante qu"une plume d'autruche peut être légère, aussi corrosive que peut l'être une brosse en poils de sanglier, la déception...
Le bio, l'écolo, parfois me font marrer, lorsque, récupérés, ils trouvent achalandage dans les rayons hypes des boutiques non moins tendances où le bicarbonate est alors vendu au prix de la coke...
Mais parfois le bio, le beau, valent leur prix, et ce même au détour du rayon ménage d'une boutique de mobilier "Marie Claire maison"...
Nous sommes entrés dans cette boutique car Il y avait repéré un fauteuil en velours rouge, aux garnitures cloutées.
Une assise confortable, mais là n'était pas la source de Son envie lorsqu'Il l'a vu. Non, ce qui Lui avait plu, c'était la matière, la couleur... les clous (et si vous êtes aussi vieux que moi, je vais vous pourrir la journée en vous mettant un jingle en tête... "Salut les p'tits clous".. Top 50 toussa toussa...^^).
Dans un intérieur masculin, ce siège peut sembler incongru, peut être trop boudoir, ou à l'ostentation religieuse vaticanesque... Et c'est d'ailleurs cela qui a suscité Son attrait.
Iconoclaste, il y a de cela quelques mois, Il a acheté un prie-Dieu, non pas pour s"y agenouiller et absoudre par la prière Ses péchés.. Non, un prie-Dieu, ça offre une position idéale pour fesser la croupe qui s'y trouve, robe retroussée, dans une position pleine de dévotion de celle que la main châtie...
Alors peut être est-ce pour cela que la déception m'a envahi, tout absorbé à l'idée de cet élément de décor qu'Il imaginait et qu'Il n'ai pas souri à mes yeux qui brillent devant cet étalage de "la parfaite ménagère" dont je faisais un inventaire à la pervers, plutôt qu'à la Prévert...



J'imaginais déjà une séance qui commencerait par l’effleurement de ce large plumeau, les plumes noires d'autruche caressant à peine moins légèrement que le vent à fleur de peau, faisant vibrer l'air plus que ne chatouillant, suscitant des frissons. J'imaginais ensuite la longue brosse à radiateur,


écouvillon démesuré en poils de chèvre, à la douceur redoutable. Puis lorsque les attouchement aériens auraient suffit, enfin, s'attaquer à mon derme de manière plus... ferme.

Il existe une multitude de brosses aux implantations de poils différentes, de la plus douce à la plus abrasive.
Des frottements légers, puis de plus en plus appuyés, d'une brosse à vaisselle,

relativement douce et souple avec son crin de cheval. Passer ensuite à la brosse à casserole, en fibres végétales, plus raides et agressives


qui plient difficilement sur la peau, mais toujours plus que celles de la brosse à récurer


dont les soies torsadées dans une armature en fer se révèlent particulièrement... irritantes, pour finir par le peigne à brosses, aux dents de fines tige d'acier aux gratoullis diaboliques...


Et finir dans la caresse étrange de la brosse à peluches, aux brins de caoutchouc, sur le derme alors incandescent...



Alors tant pis, je rêverais de placard à balais, peut être même me l'offrirais-je, moi qui ai horreur des "tâches ménagères", lui ferais un écrin de cuir, en souriant lorsque je lirais encore ces soumis qui n'ont comme idéal que de décrotter, brosser, en tenues aguichantes, ignorant combien il doit être agréable de se faire récurer plutôt que de récurer en talons aiguilles...

Sinon, tous ces articles viennent de chez Bürstenhaus Redecker. 
(et non, il n'y a aucun contre-sens à conchier la société de consommation et accepter à mettre des dizaines d'euros pour des objets lorsqu'ils sont fait à la main, na!!)

jeudi 27 juin 2013

Mais alors, un Maître, c'est qui?

Je pourrais vos parler de manière générale, ceux qui se prétendent tels et ne sont que des imposteurs, des galvaudeurs de mots, des usurpateurs de titres...
Je pourrais, et je le ferrais peut être un jour.
Mais ceux dont je veux vous parler aujourd'hui, sont ceux qui vous permettront peut être de  mieux comprendre pourquoi je ne me dis pas "soumise", mais Sa soumise, comme expliqué ici...
Alors je ne vais pas vous faire l'apologie d'Alcyon, hein, parce que même s'Il est ma seule référence réelle, Le seul qui ai fait vibrer cet aspect de moi, réveillé ma conscience éteinte de l'abandon, soyons fou, disons-le, de la vénération (et ce mot n'a aucun rapport avec les maladies vénériennes, hein..), il en est d'autres aussi pour qui, oui, sans problème, je me déclarerais soumise:

Hugo Pratt:
C'est le père de Corto Maltese, qui n'est pas un pirate mais "un gentilhomme de fortune".
Une jeunesse un peu trouble, embrigadée par la force de l'histoire, de la famille, mais une ouverture d'esprit, un esprit d'aventure inaltérables. Comme Corto il a voyagé à travers le monde, de continents en cultures, de bouges en palaces, s'enrichissant de ses rencontres, curieux, ouvert, approfondissant ses découvertes, s'y plongeant, les partageant ensuite. En gardant sûrement une part pour son enrichissement intellectuel personnel, faisant parti de la franc-maçonnerie au sens noble du terme, pas comme on adhère au Rotary pour être vu... L'image d'un homme apaisant car apaisé, non pas de l'égoïsme satisfait que certains affichent, mais des richesses qu'il a su percevoir et faire siennes. Sachant qu'en tout, on ne peut être bon et s'appuyant alors sur les aptitudes de ses collaborateurs, n'hésitant pas à dire qu'à sa mort, il ne verrait pas d'inconvénients à ce que son personnage poursuive sa vie sous d'autres crayons, puisqu'il leur fait confiance...

Philippe Starck.
Son imagination, mais pas que... Ses objets ont des histoires, personnelles, traduisant une conception, bien plus que du beau, de la vie. Prenons l'exemple de sa télé Zéo...
 Zéo est rigolo, il sourit. Mais pourquoi? Parce que Zéo est une télé à bascule, une télé que l'on peut incliner lorsqu'on la regarde allongé, vrai télé de feignant.. Mais Zéo a aussi une antenne toute gainée, à l'opposé de sa face rigolarde. Parce que parfois, la télé est le seul lien de certaines personnes, et qu'ainsi, elle s'animorphose, elle est plus qu'une lucarne terne au contenu remuant, elle est un compagnon jovial... Starck est humain...
Il a aussi créé, dans les années 90, un coffret contenant des plans et un VHS pour construire une maison, en vente sur un catalogue de VPC, montrant par là même que comme il le prône, le design, le beau, doivent être abordable... Starck est un homme de principes...
Starck vient de sortir la chaise Masters, qui est belle... Mais au delà d'être belle, elle est symbolique, symbolique de ce qu'est un Maître:
Le dessin du dossier reprend celui de trois modèles emblématiques de l'histoire du design de chaises, la Tulip Armchair d’Eero Saarinen, la Eiffel Chair de Charles Eames et la Series 7 d’Arne Jacobsen… Starck est humble (du moins, c'est ainsi que je le perçois), il ne nie pas le passé mais s'en sert pour le... sublimer.
Starck a bossé pour baccarat, et rien que pour cette collaboration sur le projet "un parfait", il mériterait le titre de Maître, car la démarche qu'il a eu de faire une contrainte un atout est à mon sens l'essence même de la relation D/s.. Je vous fais voir et je vous explique:
Le cristal noir est très difficile à travailler, le taux d'exemplaires ratés est trop grand pour que la production soit rentable... Starck a donc travaillé à résoudre les problèmes techniques avec les "petites mains" (vraisemblablement calleuses, mais c'est une autre histoire^^), mais voyant l'impossibilité, il est parti du principe que quitte à obtenir un seul exemplaire parfait, autant valoriser ceux qui ne le sont pas, comme un hommage à la dite perfection recherchée. Le coffret "un parfait" est donc composé d'un exemplaire répondant aux critères de commercialisation requis, signé et numéroté par Starck. Les cinq autres sont quant à eux gravés d'une phrase de Cocteau "à l'impossible, je suis tenu"... pour moi, être soumise, c'est être le coffret "un parfait" de Starck...

Pierre Desproges:
Parce que chaque minute est nécessaire, et si elle peut être de Cyclopède, c'est mieux.
Une façon de lier, relier les mots, des les déformer, de les faire siens, et qu'ils aient sens pourtant.
Parce que ce cynisme du gars qui imite vachement bien son oncle cancéreux alors qu'il vient d'apprendre lui-même qu'il héberge un crabe rejoint ma façon d'affronter, ridiculiser les épreuves de la vie. Tourner le grave en dérision pour ne pas sombrer... Un homme capable d'une phrase apparemment humoristique de vous renvoyer à la vacuité humaine... "Je suis chef de rayon, d'accord, mais mon gosse, lui, mon gosse, sera chef de diamètre !... Sous des rires de surface, gratter au plus profond pourtant...

Antoine de Caunes:
Ben parce que c'est juste le fils spirituel de Desproges, un des seuls à avoir osé au temps de NPA balancer des horreurs aux invités sans que cela soit gratuit ou infondé, un des seuls encore à ciseler ses mots sans être dans le laborieux, à ne pas se contenter de la médiocrité, de la facilité pour faire rire. Une culture, une apparente aisance, un sens de la dérision, de la répartie, certains. Et puis ce qui ne gâche rien, il a de très belles fesses...


Lui:
Sa façon d'écrire m'a séduit, Ses mots déposés comme une présentation sans prétention, juste celle de traduire succinctement ce qu'Il est. Juste quelques lignes
-Je ris quand je vois: sl is sl, rl is rl....comme si ce tas de pixel pouvais éprouver ses propres émotions.
- je déteste les profils vides: que de temps perdu pour comprendre qu'on ne parle pas la même langue (et je ne parle pas des traducteurs).
-XCite...par pitié...arrêtez de nous faire le remake du sexe qui parle, ça n'intéresse que les neewbies handicapés de la communication.
-Pour que le dialogue dure plus de 10 secondes, le niveau d'orthographe de cm2 est requis.
-Ce n'est pas mon avatar qui est petit, c'est le votre qui est trop grand ! surtout avec un pénis de la taille de votre bras !
-Ne cherchez pas mon tag: j'ai horreur des étiquettes.
-Pourquoi est-ce que 90% des "Maitres" de sl font plus de 2m, sont tatoués sur tout le corps et portent haut ce tag de !!!MAITRE!!! à part pour s'en persuader eux-mêmes, ou flatter un égo vacillant?...demandons à 90% des soumises...Dans les deux cas, ce titre doit se mériter.

qui résonnaient car elles décrivaient de manière évidente, ce que je pensais alors... Dans un monde virtuel, quel besoin de mentir aux autres.. et à soi-même? Enfin quelqu'un de.. vrai, d'honnête...
Parce qu'Il exposait ainsi Ses attentes, Ses envies, parce que...
Parce que c'est un homme vrai, qui refuse la médiocrité. Un homme, et la seule personne à qui je fasse une totale confiance. Parce qu'à Ses côtés, je sais que je peux être moi, et qu'Il ne m'épargnera rien pour y parvenir...
Parce que de Pratt, Il a le côté occulte; parce que de Starck, Il possède l'art de faire du beau avec mon moche de l'humain; parce que de Desproges Il a l'humour désabusé, décalé, cynique; parce que de Caunes, Il a les fesses, la classe, l'esprit d'à propos...
Tout simplement parce que viscéralement, je n'ai pas ressenti l'envie, mais besoin de m'agenouiller à Ses pieds...

mardi 18 juin 2013

Ma découverte du masochisme.

Je me rappelle l'un de mes premiers textes ici, concernant le masochisme, et tachant de dépêtrer si obligatoirement, la composante SM est associée à la relation D/s et pourquoi , vu que je ne me sentais pas maso, Alcyon me fouettait, me malmenait...
J'avais développé l'idée que si le single avec Lui était possible, c'est pour le partage que cela impliquait, la bulle créée, la fierté qu'Il ai appris pour N/nous, moi.. Une putain de fierté.
Mais la douleur restait la douleur.
Certes, il y avait le fouet, mais pour la beauté du geste presque, dirais-je;
certes, il y avait les fessées qui déclenchaient mes rires, fou-rires, mais lorsque le rires se tarissaient, ne restait plus que la douleur;
certes, il y avait les martinets, mais la sensation provoquée était plus de l'ordre du massage violent que de la douleur...
Et puis..
Et puis, il y a eu ce week end.
Nous ne sommes plus ensembles, mais nous avons des amis communs et nous priver de les voir pour nous éviter serait stupide, et puis les envies qu'Il se plaisait à faire naître en moi et qui finalement ne faisaient que passer par Lui se font sentir en moi, nous avons convenu de baiser. Baiser parce que là, c'est pour moi avec Lui, et pas par Lui ( et puis l'envie, quoi, bordel!)..
Mais nous n'avions pas parlé de jouer, même si par prévenance, nous avions évoqué le fait qu'Il puisse être amené à donner du fouet et sachant le sens que je (nous?) met(ton?)s dans cette pratique, nous avons posé des bases, trouvé des compromis.
Difficile de se retrouver "seule" lorsqu'autour, ce ne sont que des couples, des caresses plus ou moins discrètes, de la tendresse, et que dans les yeux "des autres", N/notre hydre existe encore.
Inévitablement, N/nous sommes toujours côte à côte, on ne sépare pas du mercure en billes distinctes si facilement.. Sourire*
La soirée avance, les corps se dénudent, se rapprochent...
Un soumis est nu, enchaîné, sa Maîtresse s'en occupe, un long moment, et elle n'est pas tendre. Ses fesses rougissent, sont dos se marque. Je suis à l'extérieur et j'en parle avec Alcyon, je remarque que le soumis ne bande pas. Je m'interroge, me demandant si il y prend du plaisir, et quelle sorte de plaisir, d'ailleurs. Je ne vois pas la fin de la séance, je vois juste la tendresse de leur étreinte une fois qu'il est détaché.
La soirée avance, et une nouvelle fois, je me trouve interloquée. Calixte est appuyé au dossier d'une chaise, et il est fouetté de coups portés et marquants à chaque fois, il se cambre un peu, gémit, beaucoup, comme un homme approchant de l'orgasme, mais sa queue reste flacide jusqu'au dernier râle et à l'écroulement. Fin de session, il est parti. Ou arrivé, tout dépend du point de vue. Sourire*
Je pense à ce moment avoir un premier déclic, inconscient, car Alcyon utilise Son single et commence à orner mon dos de zébrures légères, bien plus légères que celles infligées par d'autres, à d'autres, mais comme Il a coutume de faire. Cependant, les quatre derniers coups de haut en bas, appuyés chacun (j'en ai les marques encore) provoquent une sensation que je n'avais pas eu encore, de part le nombre et l'intensité de chaque strie. Et je crois pouvoir dire que pour Lui aussi, c'est une première que d'oser en enchaîner sciemment autant. Lui seul peut le dire, et je pense que nous allons en débrieffer d'ailleurs, mais c'est mon sentiment.
Je ne sais pourquoi, ces quatre coups sont les derniers alors que je ne pense pas pourtant avoir gémi ou crié, car la sensation n'était pas que douleur, cette fois.. Mais ce n'est pas plus mal, je ne sais pas si j'aurais été prête à aller plus loin...
Discussions avec d'autres, échanges profonds ou légers, rires, sourires et cigarettes sur la terrasse.
De retour dans le salon du gîte, Calixte, de nouveau, sous les coups de sa Maîtresse...
Mon regard glisse et tombe sur une frêle jeune femme, superbement cambrée sur un pouf rouge, et son Maître qui lui administre du flogger sur la croupe, quant à ses épaules, c'est Alcyon qui leur donne du martinet.
Une seconde de flottement dans mon esprit. Je vois ce couple depuis hier, il me touche, et aussi improbable qu'il puisse sembler, il est évident pourtant. Alors presque immédiatement, je sais la démarche qu'ils ont eu et qu'Alcyon a accepté de faire parti d'un moment unique pour eux.
Et après tout, nous ne sommes plus liés.
Aucun dépit de ma part, vraiment, plus une sorte de compréhension, d'acceptation, puisque je sais de part N/notre discussion au sujet du fouet qu'Il ne veut me blesser. Et que ce couple est beau.
Confiance?
Sûrement.
Sourire*
Mes yeux se posent de nouveau sur Calixte, appuyé encore sur une chaise, le cul tendu. Alors que je passe à côté de lui, sa Maîtresse demande si quelqu'un aime la canne. Je demande à donner ou recevoir, et me retrouve, à la réponse, badine en main, essayant d'improviser un ballet avec sa Maîtresse qui ensuite se retire et me laisse le champs libre. Je ne sais plus comment, mais je n'ai plus la canne de bambou en main, juste un martinet qui semble ridicule de ces 4 brins, mais en caoutchouc, mordants et vifs...
Je m'applique à rougir le cul de Calixte, ne le connaissant pas, ne connaissant pas ses mécanismes, je me fais instrument de son masochisme, à l'écoute de son corps car je ne sais pas si lui parler va le faire descendre, s'il cherche aussi le plaisir sexuel, et que je ne suis pas sa Maîtresse et ne m'en sent pas la fibre, de toute façon. Sourire*
Je dois avouer que je suis fière de ce que je fais, fier de "la belle ouvrage" des marques des brins qui s'impriment régulièrement, malgré quelques ratés, mais apparemment, pas tant que ça, puisque je vois Calixte onduler, et que les râles qu'il émet sont de plus en plus intenses. A un moment, un "plus fort" exactement identique à celui que l'on peut dire lorsque l'on baise est dit, et j'obtempère. Puis c'est un "la badine" que Calixte demande, comme moi lorsque la chatte baisée et que mon cul s'ouvrant je n'ai qu'une envie, c'est qu'Alcyon m'encule et que je l'en implore. Mais si l'intonation est la même que celle du désir sexuel, Calixte ne bande pas, j'ai regardé.
A ce moment, une prise de conscience fugitive: la jouissance de ce maso n'est pas sexuelle.
L'intensité monte, tout comme ce soumis apparemment, et sur ce ton que je connais pourtant d'autres circonstances demande à ce que je le frappe plus fort.
Nouvelle prise de conscience: être maso, c'est être égocentré.
Je fatigue, mon poignet commence à crier grâce, mais la jouissance de Calixte me libère.
Je suis excitée comme tout, le preuve en est je ne sais même pas où était Alcyon à ce moment, mais rien de sexuel, juste que je sens, là, avoir vécu une chose importante.
C'est vers Alcyon cependant que je me retourne, il faut que je Lui parle, que je Lui dise.
Je ne sais pas exactement quoi, c'est encore brouillon dans mon esprit, mais il s'est passé quelque chose et il n'y a que Lui qui puisse m'aider à débrouiller cela.
N'ayant pas de lien avec Calixte, ne cherchant pas à devenir Domina, j'ai été l'instrument de son plaisir, son plaisir à lui sur des chemins qu'il connait, qu'il maîtrise et dont il sait à quelle vitesse les arpenter.
En parlant avec Alcyon, je me rends compte que finalement, cela, je ne m'y suis jamais abandonnée.
Non pas pour résister, mais parce que je n'en n'avais pas la possibilité.
Non pas qu'Alcyon ne me l'ai jamais offerte, bien que je me demande si finalement, N/notre amour ne l'a pas empêché d'aller au delà de cette "résistance" (mais là, c'est très personnel et je dois en parler avec Lui, si vous voulez bien, hein...^^) et de l'image que N/nous avions construit de notre couple.
J'ai "pressenti" ce que Calixte allait répondre à la question que je devais pourtant lui poser, et qu'Alcyon m'avait aidé à mettre en lumière en parlant avec Lui.
Après une bise chaleureuse et appuyée, mais en rien insistante ou déplacée, et des remerciements réciproques, je me lance: "mais tu n'éjacules pas, alors qu'est ce que tu ressens comme orgasme?"... "Comme un méga shoot"... Je ne me suis jamais camée, mais je saisis parfaitement la comparaison, depuis le temps que j'entends des masos me parler de ce fameux "shoot" d'endorphines. Et que j'ai "la preuve par l'éjac", ou plutôt son absence, que si ce n'est pas sexuel, c'est aussi fort. "Mais tu as mal?"... "oui, au début. Mais il y a un point de bascule et ça devient autre chose, qui monte jusqu'à exploser"...
Le point de bascule.
Tout se met en place.
Je comprends.
Lorsque qu'Alcyon me fessait, le point de bascule, je l'atteignais, c'était le moment ou je ne m'abandonnais pas à une sensation inconnue, mais que je la muait en phénomène connu, le rire. Seulement, lorsque l'on arrête le rire, la douleur revient... Et si la douleur revient, ben ça fait mal. Du côté d'Alcyon, je pense que Lui aussi a une part de "responsabilité", ne pas avoir été au delà de ce aïe. Attention, je ne dis pas qu'Il aurait du me tataner coûte que coûte, mais peut être, insister.
Quoique... Je n'étais pas "prête" à cette bascule je pense, trop imprégnée de l'amour que j'éprouvais pour l'Homme, quitte à en étouffer le Maître, pour des raisons qui nous sont propres et que je ne vous livrerais pas, trop intimes. Sourire*
Mais ce samedi soir, j'ai vécu cela de l'intérieur, et j'ai compris.
Et j'ai demandé à Alcyon s'Il voulait bien m'accompagner dans cette découverte, parce que j'ai confiance en Lui, parce que je sais qu'Il me connait, parce que je sais Sa sensibilité, Sa capacité à me ressentir.
Parce que ce soir, je n'avais pas envie de me mettre à genoux devant Lui, mais parce que j'en ressentais le besoin...
Parce que ce soir, je ne l'avais jamais autant senti mon Maître alors que je ne suis plus Sa soumise pourtant.
Il fallait que je vive ce que je présumais.
Je vu Ses yeux briller, et nous nous sommes installés pour une séance de badine...
Mais ça, c'est une autre histoire.
Sourire*