mardi 11 février 2014

Baise illicite.

Des expériences, des choses à tester mais avec quelqu'un en qui on a toute confiance.
Pas pour pouvoir dit "je l'ai fait" ou "j'en ai pris"...
On dit bien que l'alcool est culturel, dans d'autres cultures c'est le khat, la coca...
Je n'aime pas l'alcool et son bel habit de culture, de fraternité qu'on lui fait enfiler et qui rend malade tellement de gens que l'on stigmatise ensuite...
Je n'aime pas les drogues qui font percevoir la réalité différemment, le risque, pour un esprit curieux de vouloir tester, essayer encore, illusoirement maîtriser pour finir dépendant....
Mais ce soir là, une occasion de faire une expérience.
De l'herbe.
C'est plus naturel que les médocs, que les acides ou autres.
Ce n'est pas une raison je le sais, mais Il est à mes côtés pour me contenir, je suis en sécurité.
Alors j'ai tiré quelques lattes sur le pétard de l'ami qui était là.
J'avais des souvenirs de shit et de ses non-effets, hormis vomir quand le joint avait accompagné quelques verres...
Là, j'ai attendu le dernier moment, la soirée achevée, pour tester, et réaliser cette idée...
En me levant, la perception de l'espace était différente, mouvante. Pas le sketch de Palmade, juste me déplacer entre des murs parallèles qui donnaient impression de vouloir se rejoindre...
Arrivée dans la chambre, difficulté à me déshabiller, passagère.
Allongée, je me blottis dans Son odeur, contre Sa peau.
Envie de Lui, ni plus ni moins que d'habitude, envie de Lui.
J'ai du mal à bouger, je me sens étoile de mer, je pense à mes jambes que je voudrais relever, mais du coup, mon esprit ne se focalise plus que sur elles, la sensation de la couette qui glisse.
Étrange..
Je vois Son visage au dessus du mien, il fait sombre, je n'arrives pas à discerner si Ses yeux sont ouverts ou fermés, Ses traits changent, je suis déstabilisée, je ferme les yeux.
Il m'embrasse, je ne sens plus que Sa langue contre mes lèvres, contre ma langue, de manière dissociée, comme des focus successifs de ce à quoi je pense à ce moment précis.
Un baiser se transforme en la sensation de Sa langue sur mes lèvres quand je pense à mes lèvres, sur ma langue quand je pense à ma langue.
Mais si, ayant enfin réussit à relever les jambes, je pense à la douleur de ce nerf qui se coince parfois, et ne ressent plus que cela.
Mon esprit est incapable de ne pas faire de mises au point sur des choses précises, en dehors de toute volonté, c'est ma bouche qui ressent, mon sexe qu'Il a écartelé, qu'Il branle...
Mon clitoris est devenu le centre d'intérêt de mes ressentis, et lorsqu'Il ouvre mon sexe de Sa verge, je ne peux m'empêcher de placer mes doigts à ma vulve et de me caresser frénétiquement. Je ne peux pas me contrôler, cette sensation semble si intense.. Et si fugace, à la fois. Si je ne me branle pas, elle va disparaitre, mais en me branlant, je sens aussi, puis seulement, Sa queue...
Ses couilles qui frappent entre mes cuisses, viennent s'écraser, et c'est comme si maintenant mes poils étaient les seuls capteurs des sensations que mon cerveau daignaient recevoir...
Me voir me branler comme une salope avide de jouir sans pour autant y arriver L’excite incroyablement, moi qui ne me masturbe guère, qui n'ai d'intérêt pour le sexe qu'avec et par Lui, je crois qu'Il sourit de me voir ainsi.
Sa queue est raide, tendue, épaisse...
Comme j'y pense, je ne ressent plus que cela, comme si chaque relief des veines imprimait un sillon en moi.
Queue épaisse, chatte gonflée.
Pensée stupide, à me baiser comme ça, Il va me décoller le stérilet.
Merde..
Je ressent mon col de l'utérus et le fil qui dépasse.
Je me tord un peu, N/nos sexes se séparent.
Je suis trempée. Je ne suis pas une goutte, non, quand même pas, mais je ressent cette humidité et les plocs mouillés de Ses va-et-viens ont pris une ampleur incroyable à mes oreilles.
Mais ce n'est pas qu'une idée, je suis liquide, et je le sais à Ses trois, quatre doigts qu'Il m'enfile.
Je ne suis pas complètement ouverte, je ne suis pas complètement prête.
Après le jeu de Ses doigts à l'entrée de mon sexe, après qu'Il les ai léchés, doigts regroupés sur lesquels Il salive abondamment (dieu que ça m’excite ça, et pas seulement fumée comme une truite), me les ai fait lécher, index et annulaire qu'une fois dans ma bouche, Il écarte à me l'en écarteler, Il sort le gel.
J'ai focalisé sur Sa salive, son odeur me prend le nez et me distrait de liquide visqueux et froid pour un moment.
Mais réalisant qu'Il va me fister, ma perception se focalise sur mes grandes lèvres, les petites qui entrent en même temps que Sa main glisse, aux anneaux qui suivent le même chemin.
Le métal que je cherche du bout des doigts en oubliant ainsi de me caresser, focalisée sur la recherche de ce qui me gène...
Retrouvés, mes doigts écartent mon sexe, un peu plus encore, mais Sa main ne passe pas, pas encore...
Je pense à Sa main, je ne ressent plus que cela, malgré le gel, le sentiment d'accroche, une perception amplifiée de la largeur de Sa main... Et je me sens glisser, me cambrer, m'ouvrir, descendre sur Sa main que je prends en moi...
Le poing rentré, Il me branle aussi frénétiquement qu'Il astique Sa queue, le mouvement de Sa main contre ma cuisse, le mouvement d'air. Mon sexe plein, brutalement branlé, ma perception qui oscille entre Sa main, mon vagin, l'odeur de Sa sueur...
Aucun point fixe dans ma pensée, comme une image sur laquelle on pose le regard et qu'un détail accapare, jusqu'à ce que le regard glisse et soit happé à nouveau...
Je ne sais plus vraiment, je crois qu'en plus de Son poing, je me caresse alors que Lui se branle.
Les sensations qui échappent, apprécier quelque chose dont l'esprit s'éloigne pour se concentrer sur une autre sensation, ailleurs.
Déroutant, déconcertant, pas franchement agréable pour moi qui commence enfin à reconnaitre, appréhender l'arrivée de mes orgasmes, de me retrouver déconnectée ainsi...
Il m'invective, j’acquiesce, je parle aussi, mais j'ai l'impression que mes mots ne tiennent pas, mon cerveau ne peut pas traiter toutes les informations, parler ou ressentir, je serais étoile de mer...
J'aime qu'Il me baise, mais j'aime le ressentir, Le sentir...
Subir oui, mais volontairement, pas indépendamment de ma volonté, pas otage d'un cerveau fourbe qui ne s'arrête que sur ce qui lui plait...
Il jouit, sur moi, en moi, je ne sais plus, je crois qu'à force de trop se focaliser sur différentes choses, mon esprit s'est perdu.
Je sens le foutre chaud se répandre, je l'étale sur mon sexe ouvert où Ses doigts étaient.
La sensation du sperme gluant que j'aime tant est reléguée à l’arrière plan de la sensation des poils naissant qui crissent sous les ongles...
Fuck...
Plus tard, au matin, je me réveillerais les cuisses écartées, Son chibre tendu entre mes jambes, le gland au bord de mon sexe..
"'tend, faut que je pisse"
Et je me rendors comme une merde, encore stone, à me demander si d'avoir penser uriner ne va pas déclencher la miction...
Je me réveillerais quelques heures plus tard, trempée non pas d'urine mais de la mouille et du foutre de la baise à la truite fumée qu'Alcyon m'a accordée, et avec un mal de crâne qui m'aurait bien fait rester au lit encore...

Alors décidément oui, Il est mon Maître, car cette sensation de perte de contrôle, ce lâcher prise, ce n'est que pleinement consciente que je peux le vivre, le ressentir...
Et seul Lui me le permet.
Ma drogue, c'est Lui..
Et Lui seul....

mercredi 5 février 2014

4/ Mysticisme BDSM. L'abjuration.

S'Il est le Dieu, Il ne l'est que parce que je l'ai choisi.
Et si je Le vois ainsi, c'est parce que j'y trouve ma parcelle de divin.
Alors le blasphème, les péchés, l'abjuration, ne peuvent pas être à sens unique, imputables à l'un, condamnables par l'autre.
Si chacun peut en commettre, si chacun  peut en ressentir, il ne sont pas inhérents à celui qui vénère, car après tout... je suis autant mon dieu qu'Il est le mien...
Être un dieu n'est pas facile, il suffit de voir ce qu'on fait certaines édiles religieuses au leur pour s'en rendre compte, textes dévoyés, déformés, paroles humaines interprétant, transformant, les saintes paroles. Commandements édictés, lentement dénaturés par les interprétations successives, toujours à l'avantage de celui qui les profère.
La différence est que cette religion, c'est la mienne, c'est moi qui la crée, la ressent, la vie...
Qu'elle puisse servir de vade-mecum, de ligne directrice, ne m'importe guère. Qu'elle puisse permettre à certains de se dire "ça me plait, ça me parle", me touche. Mais dans les faits, le regard des autres m’indiffère.
Cependant, ils peuvent me blesser, me nuire...
Dans ma relation, ma religion.. sourire*... j'ai choisi mon dieu.
Que d'autres puissent être attiré(e)s par Lui ne me fait pas peur, parce que prétentieusement, s'Il possède cette aura, j'y ai contribué. On ne livre pas son dieu dans ce qu'il a de plus humain, de plus sombre, amoureuse, et donc très conne, on ne cesse de l'encenser, quelques rares, proches, savent les tourments, les désillusions parfois, les blessures aussi... Comme l'a écrit Aurora dans son blog , une certaine "clause de discrétion" tacite qui fait qu'on ne révèle pas que sur cette icône, non, ce n'est pas de l'or fin, et que ce coin là,  en bas, s'il est ébréché, c'est parce qu'elle est tombée, quelques fois... Alors que d'autres veuillent posséder cette plaque de bois ornementé, je peux le comprendre... Mais l'image n'est pas la réalité...
Cette icône, si elle a une valeur, c'est celle que je lui ai donné en la dessinant, répondant à tous les critères de l'art religieux (en l’occurrence ici, de "l'imagerie BDSM"). Et si c'est elle qui est présentée pour séduire, attirer, je me sens... Lésée. 
Comme si cette représentation que j'avais construit, (lui révélant par la même sa part de divin) servait à impressionner, à conquérir... Une croisade pour convertir une autre que moi, mais dont j'aurais sellé les chevaux, brodé l'étendard... Imaginer que les mots qu'Il a pu échanger avec moi et qui sont la base de notre relation, Il les utilise avec d'autres, me blesse. Parce qu'ainsi, je ne serais plus unique, parce qu'ainsi, j'aurais le sentiment d'avoir vénéré un bonimenteur, et non pas un dieu... 
Dieu lui-même qui.. Abjurerait.
Sourire*
Mes mots sont pleins, ils sont l'enveloppe du sens que j'y mets, et ceux que je Lui adresse, je ne les utilise pas pour d'autres.
Ils sont violents, ils sont caressants, et bien d'autres choses encore, mais ils sont... entiers.
Ils ne sont pas que des mots, ils sont le sens qu'ils portent.
Les utiliser pour d'autres que Lui serait une trahison, envers Lui, mais envers moi. Parce qu'alors, je ne réciterais plus qu'une prière sans âme, parce qu'alors, je me mentirais. J'ai osé être moi avec Lui, j'ai osé me mettre à nu, me livrer. Lui ai construit une image en complément de la mienne, si j'ai été chaton sous Sa patte Il a été lion au pelage usé... Et je ne le serais plus pour aucun autre. 
Je ne veux pas nous trahir. Devenir hérétique...
M'imaginer minaudant et reprenant les mêmes termes (oui, je préfère les vieux, et alors? Sourire*) ou L'imaginant se présenter à une autre comme Il s'est présenté à moi, lion dominant au cuir couturé me mettant la truffe au sol, me dégoute... 
Comme ce qui est rare est précieux, quelle serait la valeur de ce que l'on prétend unique si c'est reproduit à l'infini? 
Et dans ces cas là, si chaque religion est unique, quel besoin de la conformer à des rituels établis par d'autres?
Comme vous le devinez donc, le prochain "chapitre" de ce mysticisme BDSM parlera des différentes "églises" que l'on peut croiser dans ce "monde", autrement appelées "écoles de Domination"...
Tout un programme..









vendredi 11 octobre 2013

3/ Mysticisme BDSM. La sanctification.

...du foutre.
Ça peut prêter à sourire, et c'est un peu le but.

Déjà, je voudrais m'excuser auprès des croyants, et préciser que ce n'est pas pour les offenser que j'utilise ce parallèle. Iconoclaste, certes, mais pas de provoc inutile,  si j'emploie ce vocabulaire, c'est qu'il me semble le plus en adéquation avec ce que je ressens, avec ce que je vis.
Cela peut sembler blasphématoire, ce n'est pas le but pourtant. Juste les mots qui sont assez fort pour exprimer ce que je ressens, moi qui suis étrangère au religieux, mais pas au sens de ses mots, connaitre leur force, et l'utiliser à mon escient...
Sourire*

De cette relation, naît le sacré.

Si je suis la soumise, je ne possède rien, je lui appartiens.
Je me livre à lui, cadeau empoisonné, car si je lui donne tout, concrètement, je n'ai rien à lui offrir. Uniquement ce qu'il veut prendre, faire de moi. Inconsciente de ma valeur que lui a décelé pourtant, il est celui en qui je place mon espoir d'à défaut m'aimer, trouver celui à qui je pourrais donner cet amour... encombrant. Qu'avant de me l'approprier...
Alors il me fait sienne, il me prend sous son aile, en levrette, et par tous les trous...
Mais rien ne m'appartiens.
Il est mon Maître, sexuellement il est celui pour qui j'ai envie de jouir, celui que j'ai envie de faire jouir. Apprendre comme il aime me prendre, comme il aime jouer de mon corps, de la pression de ma main sur sa verge faire croître encore son excitation, son plaisir.
Il m'a choisit, et s'il est tout pour moi, je ne revendique que d'être celle qui le fait jouir.
La seule preuve, tangible, que je suis unique, c'est ce foutre qui gicle, me recouvre, m'emplit..
Si je me donne à lui, je n'attends que ce retour, cette.. "preuve", comme le croyant qui dominicalement ingère le corps du Christ, comme son officiant en boit le sang...
Cela n'est pas nécessaire à leur foi, c'en est juste le reconnaissance "humaine", la communion.
Si cela peut sembler contradictoire et renvoyer à l'image du croyant qui ne fait que prendre sans donner, l'image de l'hostie qu'il me plait d'utiliser est l'ancienne, celle des fidèles qui apportaient le pain qu'ils confectionnaient à cet usage, afin qu'il soit consacré...
Le Divin né de l'humain...
L'humain, oeuvrant, créant  Dieu, qui ainsi, prend corps...

Mais ne vous méprenez pas.
Je ne suis pas à idolâtrer un homme, à le déifier. Si vous lisez bien, si j'ai été assez claire, vous comprendrez qu'il n'est pas question de cela.

Comme les chemins qui mènent à la foi ou ce que le croyant met dans sa religion, lorsque cela n'est pas imposé, inculqué comme dogmes transgénérationnels acquis et immuables, sont multiples, je ne peux qu'expliquer ma vision...

L'important n'est pas de créer un Dieu.
Si il est Dieu c'est parce qu'il est celui qui permet la compréhension, l'acceptation, la sublimation de soi au travers Lui.
Ce qui importe, si d'abord c'est croire en Lui puisqu'on ne croit pas en soi, c'est admettre que ce qui nous attire en Lui, nous en sommes dignes, et même plus, capables.
Ce qui importe, c'est de se rendre compte que l'amour ce n'est pas ce sentiment exclusivement tourné vers Lui (car au final il n'est tourné que vers soi) mais ce qui nous enrichit, nous grandit, dans notre relation à Lui.

Il est Dieu parce que je crois en lui.
Il croit en moi qui crois en lui...
Alors je crois que moi aussi j'ai du divin.

Sourire*

Vous comprenez?

mercredi 9 octobre 2013

2/ Mysticisme BDSM. Profession de foi.

La relation BDSM est souvent présentée comme intense, du moins lorsque la soumise et son Maître sont dans la conscience de la valeur qu'implique ce Don. Pas besoin d'être esclave, de s'aliéner, de ne plus réfléchir pour autant. Non. Juste se rendre compte que cet Homme, que l'on a choisit, finalement, on ne l'aime pas.. On le "vénère". Et que cette femme, agenouillée, n'est pas une simple servante, mais celle par qui le sacré prend corps.
Si Dieu existe, c'est parce qu'il y en a qui croient...
Alors bien sûr, je vais vous sembler une joyeuse illuminée, une simplette infoutue de se rendre compte que non non cocotte, c'est juste la chimie du cerveau qui est en action hein, phéromones, endorphines et drogues naturelles...

Oui...
Mais non...

Cet Homme, je l'ai croisé au détour d'un jeu vidéo, nous ne faisions qu'échanger... A l'écrit, les mots qui s'enchainaient m'enchainant à Lui... Je ne l'avais pas vu, je ne l'avais pas entendu, nous échangions simplement.
Il n'y avait pas de faux semblants, pas de mensonges, de la séduction, certes, mais...
Comme débarrassés de nos contraintes "humaines", loin des faux semblants du corps comme appât et des convenances pré-établies, l'esprit, l'humour, la répartie, en résumé, nos âmes se parlaient, s’apprivoisaient, se reconnaissaient...
Comme un fil tissé, ou existait-il déjà?, entre nous.
Ma position, choisie et complémentaire à la sienne, parce que je me rendais compte que jusqu'à Lui, beaucoup de choses n'avaient été que faux semblants, que le pouvoir que je pensais avoir n'était qu'une supercherie, que... Nous étions semblables.

J'avais eu du caractère, de la personnalité, pas d'idéaux car je ne suis guère versée en politique ou croyances, mais tout cela s'est délité.
Suivre des études, suivre des amours, comme raison, comme but.
Se perdre dans le cul, consommer la baise. Confondre l'acte et le sentiment. Se lier pour se rapatrier, ne rien en attendre. Se dire que si l'amour pour un homme, ce n'est pas l'amour, se demander si le filial, lui, ne serait pas "le vrai". Avoir un enfant, y croire. Mais toucher du doigt que cela ne fait pas tout.

Et puis un jour, se mettre à nu, alors que l'on n'attend rien, livrer son âme à une autre qui semble savoir où elle va, où elle est, ce qu'elle veut...
S'y reconnaitre. S'y livrer.
Et cet équilibre étrange, moi m'agenouillant, lui debout... Mais la force d'une croyance, ce sont ceux qui la vive qui la lui donne...
Des coups de la vie, comme initiatiques, mettant à l'épreuve la force de ce lien. De l'humain rattrapant du sacré..

Jusqu'à la rupture, j'étais consciente de la vacuité de la vie, mais ce vide, je pensais le remplir de l'amour.
L'amour pour mes enfants, mais par dépit, non pas simplement pour eux, mais pour qu'ils ne se retrouvent pas à la charge d'un imbécile.
L'amour pour lui, comme but, comme raison de m'oublier moi.
Penser que l'amour est un but, en non pas un moyen.
Alors qu'il n'y a pas de but.

Des épreuves avec ma fille, de la rupture avec lui, souffrir d'avoir perdu la seule raison de ne pas sombrer dans le vide. Le vide qu'est la vie.
(Oui, je suis peut être dépressive en fait, et je m'introspecte ici, et je devrais aller voir un psy, mais bon, je suis assez satisfaite de ce que je fais moi même, merci aux âmes de ma route pour l'éclairage...)

Et puis doucement, reprendre pied. Réussir à admettre qu'effectivement, s'il n'y a rien, que nous ne sommes que des âmes sur différentes routes sur lesquelles nous avançons, comme des caméras subjectives, il faut apprivoiser ce vide. Faire la paix avec ce fait.

Il y a plusieurs routes comme autant de niveaux de conscience. Sur ma route, il y a d'autres âmes. Nous ne nous croisons pas, nous avançons de front, plus ou moins vite, certaines se figeant parfois dans une marre de gadoue, et les autres à nos côtés, par des signes, par des mots, nous aidant à en prendre conscience, à en sortir, tout en sachant bien que si elles peuvent contribuer, elles ne peuvent agir à notre place d'embourbé, nous seuls pouvant décider de l'impulsion à donner.

Garder les pieds sur terre, ou accepter sa part de...divin.
Stagner, régresser ou avancer..

J'ai été dans des flaques, sans m'en rendre compte jusqu'alors, trop absorbée à trouver les réponses plutôt que d'accepter simplement.
Et dernièrement j'ai eu l'impression d'être dans des sables mouvants, mais des lectures, et ces autres âmes ont été là pour me faire prendre conscience que l'important, c'était moi, toute vide que la vie puisse être, l'admettre et ne plus en souffrir...

Et le bdsm là dedans?

C'est ici que j' ai pu trouver ces âmes, c'est ici que j'ai avancé, osant me mettre nue, à nu, grâce à mon Maître.
Oui, le Maître fait progresser, mais bien loin du prosaïque longueur de queue qu'on avale...
Ça, ce n'est que le folklore.
Cette relation permet de se libérer, paradoxalement aux chaines qu'elle semble imposer, le Maître libère la soumise, non pas en l'asservissant, mais en la faisant grandir, s'accepter, s'aimer.
L'amour qu'elle lui donne, l'amour qui la fait vibrer, se surpasser pour lui, par sa fierté, elle se l'approprie, la fait sienne, et enfin s'affirme.

Lorsqu'elle regarde son Maître face à elle au début, elle ne voit que Lui, se nourrit de l'admiration qu'elle éprouve, essaye d'être à la hauteur de ce qu'elle estime digne de Lui.
Puis à mesure que le temps avance, que le lien se renforce, qu'elle se rend compte qu'elle aussi Lui apporte, elle prend conscience de sa valeur, et elle s'aperçoit alors que ce n'est qu'un miroir qu'Il lui tend, que c'est elle qui est éblouissante. Et puis parfois, le miroir encore change, et elle se rend compte que ce n'est qu'une simple vitre, que ce qu'elle voit d'elle, c'est Lui, que ce qu'Il voit de Lui, c'est elle..
Communion.
Mais qui peut faire peur. Car si la soumise, elle, a eu le temps de s'habituer à cette idée, de se rendre compte que ce qu'elle avait pris pour un divin inaccessible, elle en fait aussi parti, Lui en revanche...
Lui peut se retrouver tiraillé, avoir le sentiment que si elle le rejoint alors, il n'est plus si divin. Comme si de faire accéder à cet état quelqu'un en enlevait à celui par qui cela a été possible... Comme si il devait impérativement avoir le sentiment de briller plus que l'autre pour ne pas admettre sa propre lumière... Alors qu'il n'aurait juste qu'à l'accepter.
Alors il peut se revendiquer passeur, et avoir l'envie de recommencer encore, avec d'autres, comme s'il ne pouvait admettre que lui aussi a à recevoir...
Est il plus important pour Dieu de tenter de convertir d'autres âmes que d'accepter ce qu'il est, ce que nous sommes tous?

Les voies du Seigneur sont impénétrables, et même si cela n'est pas de mon ressort, j'ai pourtant une petite idée...

J'ai commencé ce post hier après midi, quelques semaines après la rupture et les blessures, alors que lentement, j'admets, je pense comprendre. Mais l'humain me rattrape parfois, et si j'ai enfin ma "croyance", je ne veux pas en finir fanatique. Savoir ce que dans ma "religion" je mets, acceptes, recherches...

La prochaine fois, je vous parlerais donc des sacrilèges.
Sourire*

Et pour plus de légèreté, la fois suivante, ce sera la sanctification (du foutre).
...
Ou l'inverse.
^^

mardi 8 octobre 2013

1/ Mysticisme BDSM. Introduction.


Il y avait des sentiments confus, des inexplications.
Il y avait des mots qui semblaient trop gros, folkloriques.
Mais toujours, sous-jacente, cette question: pourquoi est-ce si intense?
Des textes, comme celui qui va suivre, pour le plaisir des mots, les faire briller à la hauteur de ce que l'on ressent, traduire la force de ce que l'on vit, empruntant alors au vocabulaire religieux.

Déo Optimo Maximo...

D.O.M.

Il est drôle de voir que le fronton des églises, parfois, soient gravés de ton titre...

Et tout comme on rentre dans la nef humble et contrit, attendant l'illumination,
c'est ton aura qui m'a conduit vers Toi, d'un pas de moins en moins assuré à mesure que j'approchais de celui dont les préceptes me semblaient si étranges, se parant du goût de l'interdit, de la beauté du diable et du diable au corps...

Je me suis dressée nue devant toi, tu t'es agenouillé, et putain se sentant déesse sous tes mots, j'ai cru un instant être toute puissante, mais c'était pour mieux, de ta langue et de ton vit, m'asservir, je suis devenue ton élève, ton disciple, ta chose...

Et la luxure, maintenant, est ma religion, le stupre et le foutre, les outils de la communion avec mon Maître, mon Dieu, et parfois je pense, lorsqu'il pose ses lèvres au blasphématoire calice de mon sexe, atteindre ce que le commun des mortels n'obtiendra qu'à sa mort, l'extase...

Alors, ce cierge, je ne le brûlerais pas, mais me prosternerais, nue et humble, prête à l'accueillir, offrant mes fesses à l'illumination qu'il me promet, offrant ma chair aux gouttes, bouillantes, qu'il daignera répandre en mon corps, jugeant que je les mérite, ou me les refusant, marquant ma peau comme à la cire brulante, me marquant de son foutre comme d'un sceau impie dont il faudra que je retire la marque en me prosternant, encore et encore, dans la fange qui me lavera alors, et de nouveau, m'offrir à Lui, qu'il me conduise sur les voies auxquelles il me destine, élève appliquée, n'ayant comme but que de le servir, le vénérer, le recevoir, et le faire jouir...

Par mon corps, tu as volé mon âme,
je t'appartiens,
Dieu païen et lubrique,
délivres-moi de mes hontes et de mes peurs,
et que ton foutre soit sanctifié...

Amen, oui...

/me yeux fermés, agenouillée, bouche ouverte et langue tendue, attends que tu daignes lui offrir son pain quotidien...

Les, mes, mots, ont-ils précédé ce que je comprends juste maintenant, au bout de quatre ans?
Ou suis-je en train de justifier, magnifier?
Étaient-ils un présage, une prescience?
Suis-je en train de comprendre l'essence de cette relation, ou suis-je en train de me fabriquer ma religion?
Je me dis que si déjà, il y a quatre ans, ces mots ont été posés, ils ne l'ont pas été par hasard, et je pense désormais en saisir le sens, plein...

Ce sujet étant vaste, je vais prendre le temps de le développer en plusieurs parties, car s'il peut sembler s'agir d'une simple histoire d'amour, encore faut il savoir ce que veut dire ce terme...

A bientôt.

lundi 23 septembre 2013

Je ne sais pas..

Je ne sais pas si ce petit, tout petit chat est plus lucide, ou plus innocent...
Je ne sais pas si l'horreur de ce qu'il a vécu lui donne paradoxalement plus de compassion pour ce que nous appelons "la vie"...
Un tout petit chat qui dit que sa vie, sans son Lui, est vide, que son Il la remplit...
En face, un vieux chat, qui n'a guère souffert dans sa vie, qui l'a eu simple, mais qui se rend compte, lui aussi, qu'elle est vide, bien vide...
Ce vieux chat ne savait pas, au début, que ses poussées d'hormones étaient une recherche de l'amour, l'amour pour combler le vide... Le vieux chat a baisé dans toutes les gouttières à son adolescence, croyant que donner son corps, c'était l'amour, croyant aimer...
Et puis le chat a grandit un peu, et s'est dit que devant la futilité de tout cela, peut être que le vrai amour, c'était le filial...
Alors le chat gambadant s'est transformé en chatte protectrice, a donné à cet amour toute sa vie, et sa vie s'est encore remplie d'un deuxième amour...
Et puis...
Et puis la chatte, fatiguée de vivre une vie qui n'était pas la sienne, a quitté le confort de la panière-prison, emmenant avec elle ses raisons de vivre, pour leur offrir mieux, en commençant par une mère enfin en paix, enfin elle; sans cris, sans stupidité, sans violence, avec l'illusion qu'en face, le géniteur comprendrait et ferait, lui aussi, de son mieux pour les chatons.
La vie a changé, le bonheur de trouver un vieux matou qui lui permet de ne plus être que mère, mais aussi femelle, chat qui miaule et est entendu, chat qui baisse la garde au coucher du soleil sans craindre que la nuit ne lui soit néfaste, d'enfin vivre toutes ses facettes...

Une vie qui enfin ne lui semblait plus vide, avec ce qui lui semblait être enfin de l'amour...
Le chat est agnostique, le chat est apolitique, le chat est cynique.
L'amour pour remplir, donner un but à sa vie, le nourrit.

Mais voilà...

Voilà que le vieux matou regarde d'autres chats qui viennent se frotter à Ses pieds, et qu'Il en sourit, qu'Il caresse....
Le chat est blessé.
Voilà que le chaton le plus grand lui crache à la gueule, menace même de la fourrière...
Le chat est à terre.
Voilà que le chaton le plus petit en pleure...
Le chat n'a pas envie de se relever.

Le chat n'est plus qu'une peau d'chat, une peau vide.

Le chat voudrait, comme le chaton du début de l'histoire, croire en l'amour, s'en remplir, en vivre...

Le petit chaton est roulé en boule dans ma panière.
Le grand chaton est remplit de sa haine.
Et le vieux matou est toujours là, mais elle s'est rendu compte de la fragilité de ce qui fait qu'Il ai envie de passer Ses doigts sur son pelage...

Et moi, je ne tiens que par la peau, une peau de chat...

mardi 20 août 2013

Appelez-moi Bree...

Aussi pesante qu"une plume d'autruche peut être légère, aussi corrosive que peut l'être une brosse en poils de sanglier, la déception...
Le bio, l'écolo, parfois me font marrer, lorsque, récupérés, ils trouvent achalandage dans les rayons hypes des boutiques non moins tendances où le bicarbonate est alors vendu au prix de la coke...
Mais parfois le bio, le beau, valent leur prix, et ce même au détour du rayon ménage d'une boutique de mobilier "Marie Claire maison"...
Nous sommes entrés dans cette boutique car Il y avait repéré un fauteuil en velours rouge, aux garnitures cloutées.
Une assise confortable, mais là n'était pas la source de Son envie lorsqu'Il l'a vu. Non, ce qui Lui avait plu, c'était la matière, la couleur... les clous (et si vous êtes aussi vieux que moi, je vais vous pourrir la journée en vous mettant un jingle en tête... "Salut les p'tits clous".. Top 50 toussa toussa...^^).
Dans un intérieur masculin, ce siège peut sembler incongru, peut être trop boudoir, ou à l'ostentation religieuse vaticanesque... Et c'est d'ailleurs cela qui a suscité Son attrait.
Iconoclaste, il y a de cela quelques mois, Il a acheté un prie-Dieu, non pas pour s"y agenouiller et absoudre par la prière Ses péchés.. Non, un prie-Dieu, ça offre une position idéale pour fesser la croupe qui s'y trouve, robe retroussée, dans une position pleine de dévotion de celle que la main châtie...
Alors peut être est-ce pour cela que la déception m'a envahi, tout absorbé à l'idée de cet élément de décor qu'Il imaginait et qu'Il n'ai pas souri à mes yeux qui brillent devant cet étalage de "la parfaite ménagère" dont je faisais un inventaire à la pervers, plutôt qu'à la Prévert...



J'imaginais déjà une séance qui commencerait par l’effleurement de ce large plumeau, les plumes noires d'autruche caressant à peine moins légèrement que le vent à fleur de peau, faisant vibrer l'air plus que ne chatouillant, suscitant des frissons. J'imaginais ensuite la longue brosse à radiateur,


écouvillon démesuré en poils de chèvre, à la douceur redoutable. Puis lorsque les attouchement aériens auraient suffit, enfin, s'attaquer à mon derme de manière plus... ferme.

Il existe une multitude de brosses aux implantations de poils différentes, de la plus douce à la plus abrasive.
Des frottements légers, puis de plus en plus appuyés, d'une brosse à vaisselle,

relativement douce et souple avec son crin de cheval. Passer ensuite à la brosse à casserole, en fibres végétales, plus raides et agressives


qui plient difficilement sur la peau, mais toujours plus que celles de la brosse à récurer


dont les soies torsadées dans une armature en fer se révèlent particulièrement... irritantes, pour finir par le peigne à brosses, aux dents de fines tige d'acier aux gratoullis diaboliques...


Et finir dans la caresse étrange de la brosse à peluches, aux brins de caoutchouc, sur le derme alors incandescent...



Alors tant pis, je rêverais de placard à balais, peut être même me l'offrirais-je, moi qui ai horreur des "tâches ménagères", lui ferais un écrin de cuir, en souriant lorsque je lirais encore ces soumis qui n'ont comme idéal que de décrotter, brosser, en tenues aguichantes, ignorant combien il doit être agréable de se faire récurer plutôt que de récurer en talons aiguilles...

Sinon, tous ces articles viennent de chez Bürstenhaus Redecker. 
(et non, il n'y a aucun contre-sens à conchier la société de consommation et accepter à mettre des dizaines d'euros pour des objets lorsqu'ils sont fait à la main, na!!)